vous invite à entendre le chant des Cumulards

vendredi 7 novembre 2008

Clientélisme quand tu nous tiens !!!

Dans le cadre de notre appel a idées sur notre thème premier, nous recevons une contribution qui sent le vécu et que nous livrons à votre critique

"Dis, tu votes pour moi , à la prochaine élection ?

Qui n’a jamais eu une telle interpellation lors d’une campagne électorale ?

"Tu affiches pour moi, tu tiens un bureau de vote ?"

Pourquoi pas, il faut s’impliquer, si j’adhère au personnage et à ses idées !

"Et moi je t’embauche, ou quelqu’un de ta famille dont tu es garant"

Terrain glissant !

L’échange se fera sur des emplois publics peu qualifiés ou du logement ou des subventions octroyées par les collectivités locales à des associations. Ni de droite ni de gauche ,mais de proximité, ce lien "d’honneur" d’homme à homme a pour nom : Le clientélisme

Mais pour pouvoir "assurer" ce personnage politique (bien évidemment fictif) devra pouvoir maitriser plusieurs rouages : financiers et institutionnels. Il devra donc cumuler ... des mandats. Ces mandats pourront être locaux avec par exemple : La présidence de l’office hlm (par exemple) ou régionaux pour diposer d'une ... "cagnotte"

Afin de mieux verrouiller le système, on fera en sorte que les cadres, les responsables des structures et les élus de base soient salariés par une collectivité.

Finalement le choix des candidats aux élections se fait "en famille". La boucle est bouclée et la démocratie confisquée par des "seigneurs locaux" qui n'ont d’autre objectif que de prospérer dans leurs fiefs

Comment tenter de remédier à ce type de dérive ?

En appliquant le principe du non-cumul des mandats dans l’espace et dans le temps.

Si demain nous décidions qu'il n'y ait plus qu'un seul mandat à la fois et que ce mandat ne puisse être exercé que deux fois de suite, la classe politique changerait du tout au tout. Car, dans ce cas, il serait nécessaire d'avoir un autre métier en dehors de la politique.

Moins de dépendance à l’égard des électeurs.
Fin de l'obligation d'être sans cesse réélu ,
Autonomie financière par rapport au contexte politique local

N’est ce pas notre plus vif souhait ?

"La Concierge"

Illustration
Galerie Daumier - Assemblée Nationale

lundi 3 novembre 2008

Socialement responsable

Vous aurez remarqué, comme moi, la floraison des formules, des tics de langage, qu’un grand nombre de "quidams" pensent opportun d’utiliser, pour être dans le coup ou laver plus blanc que blanc. Au hit parade, on relève notamment, Développement durable, et Investissement Socialement Responsable.

C’est tellement vrai que l’Investissement socialement responsable (ISR) créé par des mercenaires de la finance, soucieux de collecter de l’épargne en la nimbant de probité, est une démarche qui est à ce jour restée cantonnée au monde financier, et se trouve avec lui, aujourd’hui , pris dans la tourmente.

C’est dommage car l’ISR, avant d’être financier est humain.

Nous l’avons déjà dit et pointé dans de précédents billets, le vrai ISR c’est celui de l’individu ou du groupe qui fait l’hypothèse que son implication personnelle, dans un secteur donné peut changer son environnement plus ou moins proche.

C’est cet ISR là qui nous motive, d’autant que des études montrent que le placement de l’épargne sur des instruments labellisés ISR, privilégient, la santé, l’environnement et le respect du citoyen/salarié.

Qui peut le plus , peu le moins, c’est bien de veiller a ce que son épargne, alimente des actions qui privilégient ces 3 axes, c’est mieux si son engagement personnel, au quotidien, veille au même respect, par les politiques en place.

Convenons que nous en sommes loin, et l’actualité de ce mois de novembre en fait foi.

La loi Santé et Territoires est un déni de santé partagée par le plus grand nombre.
Le grenelle de l’environnement a perdu des pans essentiels de son ambition première.
Le fichier EDVIGE et les manipulations d’indices démontrent que l’on fait peu de cas du citoyen et du salarié.

C’est à ce niveau que LIBR’ACTEURS souhaite braquer les projecteurs, sans perdre de vue l’ardente obligation qu’il y a à changer le sang et le sens de notre démocratie élective, par la fin du cumul de certains mandats, et la simplification de l’organisation territoriale des collectivités.

Nous reviendrons de loin en loin, sur des initiatives locales, pour les relayer ou les impulser.



Richard HASSELMANN