mercredi 31 mars 2010

Crise économique ou crise de société ?

Tribune de Christian LIEBER : fin connaisseur des tissus économiques et de l’économie sociale

Notre monde n’est pas en crise. Il est en mutation. N’en déplaise aux politiques pour qui la crise est responsable de tous les maux actuels !

Dans une perspective de moins en moins tenable, nos élus, s’ils étaient des éclaireurs, devraient être présents nous aider à anticiper. Hélas, les dernières élections démontrent, une nouvelle fois, que c’est la cuisine électorale, (fille des egos et d’une opinion publique désemparée par les difficultés croissantes) exacerbée par les médias, qui auront une nouvelle fois occupé le devant de la scène.

Pourtant, des transformations aussi profondes qu’inévitables vont nous obliger à nous adapter dans les dix ans qui viennent. Nos droits acquis seront malmenés. A commencer par notre niveau de vie.

Quelles seront ces transformations, leurs conséquences les nouvelles règles du jeu et quelle peut être notre action ?

Mais, avant tout, quelle société voulons nous ?

Celle de la loi du plus fort, du matérialisme consumériste qui confine à l’addiction, de la course à la performance exténuante, de la solitude et des vies brisées, des inégalités, de la violence ?

Ou

Celle, de la fraternité et de la responsabilité, du lien social et de la vie intérieure, de l’accomplissement et de la construction, de la liberté et du partage sans pour autant exclure les exigences d’efficacité et de performance ?

Le choix peut paraître simple, mais il demande beaucoup de volontarisme ! Néanmoins, c'est à ce prix que nous pourrons envisager de parler d’une autre société !

Avec la logique actuelle que l’on voudrait convenue, les mutations planétaires qui nous attendent sont aussi effrayantes qu’inexorables. Citons pèle mêle à titre d’exemples parmi d’autres :

l’allongement de l’espérance de vie,
la technologie médicale de plus en plus coûteuse,
la raréfaction de l’énergie et l’épineux problème de la gestion de ses déchets,
le progrès scientifique et technologique qui rend un nombre croissant d’individus (irrémédiablement ?) inaptes au travail,
les menaces du changement climatique,
la concurrence insoutenable à tous les niveaux de certains pays émergents dans une logique productiviste et consumériste,
la hausse du prix des matières premières, de l’énergie, de la nourriture et de l’eau,
la violence et l’immigration subie
Et, pour nous, Français : la dette et les retraites

Doit-on hésiter à choisir son camp ?

Celui qui nous est vanté par les capitalistes, les pseudo capitaines d’industrie avec leurs salaires vertigineux, leurs stocks options et leurs bonus, les vedettes et leurs rémunérations faramineuses. Celui où tant d’énergie est dilapidée pour nous vendre ce « Futil » dont nous n’avons pas besoin mais seulement parfois envie, pendant que nous manquons de moyens là où c’est vraiment nécessaire ?

Mais aussi : Celui de spéculateurs qui s’enrichissent sur le dos des autres et de certains médias "amis" démagogues qui les ont soutenus ou, pour certains les soutiennent encore !

Ou, à l’opposé

Celui d’une nouvelle dictature du prolétariat, du renouveau de la lutte des classes, du maintien des droits à l’assistanat, à la nonchalance et à l’irresponsabilité, et au bout du compte celui d’une « néo soviétisation » injuste, inefficace et liberticide… ?

En ce qui nous concerne, aucun des deux ne nous conviennent, car dans le monde qui nous attend à brève échéance, ces deux camps nous conduiront à l’illusion et au désespoir !

L’homme ne peut être heureux que debout, dans l’action et l’accomplissement, en rapport d’égalité et de respect avec les autres, disposé à assumer ses responsabilités, riche de sa vie intérieure et de ses échanges, libre de ses pensées et d’une partie de ses gestes !

Dès lors, sommes nous capables de changer le cours de la fatalité, qu’une logique archaïque et la cupidité veulent nous imposer, tant la multitude des intérêts individuels et corporatistes, et les luttes de pouvoir, font barrage à cette prise de « hauteur » indispensable ?

Tant que nos élites, petites ou grandes n'auront pas montré une exemplarité à toute épreuve, le scepticisme restera la règle dans les esprits ! Nous demandons un retour à la crédibilité pour ceux qui prétendent éclairer notre avenir et un authentique retour à la démocratie pour les choix pertinents qui nous concernent tous !

Face aux formations et partis politiques, nous savons le combat électoral impossible ! Mais nous avons la force et la détermination pour réclamer : une révolution . Oui, nous voulons une révolution mais tranquillement et inlassablement ! Pour ce faire nous voulons être une force de proposition sans visée ou ambition électorales !

Quelques exemples de propositions ?

Le chômage : Nous sommes partisans d’un tiers secteur, à part entière, autre que celui de l’administration et celui de l’entreprise privée : celui de l’ESSOR (économie sociale, solidaire et responsable), revu et complété. Secteur « réservé », afin de produire des biens et surtout des services délibérément rustiques mais néanmoins utiles et bon marché. Production à rendement parfois médiocre mais écologique, qui aurait le mérite de ne laisser personne inactif, d’enclencher un processus solidaire et responsable de progrès et d’intégration.

La fonction publique : Nous avons un surplus de fonctionnaires et un déficit d’enseignants et d’éducateurs, de personnel médical, de forces de police et de gendarmerie, d’agents de sécurité, d’effectifs dans la justice, d’auxiliaires de vie … quand le nombre de ceux, compétents et énergiques au demeurant, qui produisent de l’inutile à grands coups de publicité et de marketing représente un potentiel humain considérable bien mal utilisé. Changer ce déséquilibre est possible si nous le voulons.

Il y faut, bien entendu, une volonté politique à contre courant du libéralisme généralisé. Il faut cette même volonté pour sortir des sentiers battus et rebattus y compris face à l’Europe qui, pour l'instant, ne veille qu'au respect du dogme libéral !

Loin de tout manichéisme, loin de tout esprit de clan, nous condamnons avec autant de force : la logique ultra libérale que son alternative néo soviétique. Ces "modèles" qui risquent de nous conduire à ce chaos que nous voulons épargner aux générations les plus jeunes.

Là est le vrai changement de société. C’est en ce sens que nous en appelons d’abord à la fin du on cumul des mandats et à l'introduction d'une certaine dose de proportionnelle, avec l’espoir, qu’une voix nouvelle et raisonnable finisse par se faire entendre.

Cette voix c’est celle des citoyens acteurs de leur destin, que l’on remet au cœur du débat, et aux quels on donne de vraies clés, pour qu’ils se prennent en charge.


Christian LIEBER


Crédit et copyright photo planète
Mim de Creatie.ch

mardi 23 mars 2010

Le premier parti de France

Le premier parti de France, à l’issue de ces régionales, est sans conteste « LE PARTI DE CEUX QUI NE CROIENT PLUS LES POLITIQUES » et c’est grave.

C’est grave car un petit nombre d’élus cumulards de mandats, de professionnels de la politique, vieux chevaux de retour qui ont mangé a tous les râteliers, ont confisqué a leur seul profit l’idéal démocratique.

C’est grave car, à ce jour nous n’avons rien trouvé de mieux que cette expression des volontés individuelles, au travers du vote. Les nouvelles techniques de communications, les clubs en tous genres, les « Think tank », et même les réseaux affinitaires ne sont que des ersatz, qui traduisent ce désamour.

C’est grave car au plus fort de la tourmente démocratique, il se trouve encore assez d’impudents, cumulards et girouettes politiques, pour venir donner des leçons, et demander à Madame LEPAGE de rendre un mandat.

Cette lamentable sortie trahit la haute idée que les partis se font de la démocratie. Le citoyen vote pour une femme, aux motifs qu’elle incarne une certaine idée, traduite par le mouvement dont elle porte les couleurs.

L’élection tient à cette alchimie entre le candidat, sa crédibilité, son coefficient de notoriété personnelle (dans le cas précis incontestable) et les valeurs incarnées

Selon certains démocrates, ou supposés tels, si l’élu ne se reconnait plus dans l’orientation du parti, c’est le parti qui est maître du mandat, et non l’électeur. Je laisse le lecteur réfléchir, car cela justifie le rejet du jeu politique.

Les combinaisons d’alliances de la carpe et du lapin, les polémiques sécuritaires, et les ouvertures de façades, en trompe l’œil, complètent le tableau.

Cela explique pourquoi, avec d’autres, nous avons cru opportun de lancer TERRE DEMOCRATE, dont les membres ne doivent pas être en situation de cumul de mandats électifs, et que nous avons voulu ouvert à toutes les sensibilités.

Nous entendons bien tenir cet espace à l’écart des remugles, même si nous souhaitons voir identifier notre ADN propre.

Si le premier parti de France est celui des abstentionnistes, alors nous pensons pouvoir être le creuset, ou viendront se fondre toutes les convictions et bonnes volontés déçues. Le creuset, ou le catalyseur d’une réflexion pour élaborer un vrai projet pour l’entreprise France, en dehors des clivages et catalogages.

TERRE DEMOCRATE c’est LE CONTENU avant LE CONTENANT, tous ceux et celle qui comprennent cette volonté doivent nous rejoindre. Le moment venu si notre mayonnaise prend tous ceux et celles qui en auront la volonté, et qui disposeront des ingrédients pour y prétendre, porteront les couleurs du projet.

Dans l’instant il nous faut du nombre, et des ambassadeurs de terrain, pour amplifier ce message de simple bon sens. A défaut, la démocratie ne sera plus qu’une addition d’égoïsmes, ouverte à tous les communautarismes sectaires, signes avancés des grandes décadences sociétales.

Richard Hasselmann

lundi 1 mars 2010

Le Chant des "CUMULARDS"

Comme promis, tout vient à point à qui sait attendre ...

L'imminence de la prochaine campagne électorale nous conduit à vous offrir le "Chant des Cumulards"


MusicPlaylist
Music Playlist at MixPod.com



Vous trouverez ci-dessous les paroles du "Chant des Cumulards"

Allez citoyen donne moi ta voix.
Allez citoyen ne soit pas comme ça !
Allez citoyen donne moi ta voix
Allez citoyen c’est bien mieux comme ça !

Et tu voudrais que je te dise
Ce que j’ai fait de ta voix
Et tu voudrais que je te dise
Ce que j’ai fait pendant ce temps là.

Voyons citoyen je n’ai pas que ta voix
Dans la grande besace que tu vois là
Il y a des tas, des tas de voix
Elles sont à d’autres gogos que toi.

REFRAIN

Tu sais citoyen, j’ai plein de mandats
Des tas, des tas de beaux mandats
Comment veux-tu que ta voix
Soit entendue dans tout ça !

REFRAIN…..

Il faut bien vivre citoyen,
Et pour cela moi j’ai besoin
De toutes une série de mandats
Addition de plein de petites voix. !

REFRAIN…

Comment citoyen tu n’es pas content
Je te l’ai dit je n’ai pas le temps
Comment citoyen tu n’es pas content
Arrêtes de râler tout le temps !

REFRAIN…..

Et puis citoyen il n’y a pas que moi
Qui cumule autant de mandats
Alors citoyen si t’es pas content
Uses de ton vote pour changer de temps !

REFRAIN…….

A consommer et à diffuser, bien entendu, sans la moindre modération !