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lundi 5 septembre 2011

Europe, unique objet de nos ressentiments !

Il fallait bien s’y attendre. François BAROIN, bombardé Ministre de l’Economie et des Finances, après avoir fait un caprice et « pipi sur le perron de l’Elysée », s’est pris, il y a peu, les pieds dans le tapis. Faute de culture particulière et générale, le brave homme a pensé que la BCE était a sa botte.

Cette péripétie qui fait rire toute l’Europe permet au moins de revenir sur les désordres financiers et monétaires, et sur le bouc émissaire Européen.

Il faut dire que l’actualité fournit tous les jours l’occasion de charger l’Union Européenne : Quelle riposte aux spéculateurs, quelle harmonisation fiscale, quelle place aux services publics, quelle stature vis-à-vis de la Syrie, ...

Cela est a notre sens dépassé. Pour avoir eu la chance de bénéficier de la première chaire de droit communautaire a Strasbourg et de faire des piges étudiantes au Conseil de l’Europe, il y a prés d’un demi siècle, je crois pouvoir dire que le vers était dans le fruit très vite.

Les débats « Européo/européens », qui bousculaient les partis et les sensibilités, ignoraient qu’au-delà de l’Europe, il y avait le monde. Un monde qui s’ébrouait et qui est désormais bien réveillé. « Les mouches ont changé d’âne » comme disait mon grand- père.

Face aux délocalisations, au dumping social, et autres menus piratages économiques et technologiques, c’est sur le principe même de l’Europe que l’on s’étripe.

ETRE ou NE PAS ETRE : Europe levier ou Europe frein, Libérale ou sociale, élargie ou resserrée, atlantiste ou non ?

Autant de questions qui vont devoir être clairement exposées en 2012, avec ce que cela comporte de pièges pour tous ceux et ils sont nombreux qui ne se sont pas forgés une conviction forte à partir d’une vision claire des enjeux.

En effet chacune des questions posées, divise au sein même de chaque parti, et des majorités d’idées, créent des majorités improbables comme on l’a vu précédemment.

LIBR’ACTEURS a publié depuis plusieurs années sur l’Europe. Cela nous autorise à dire, qu’a minimum, quand une UNION se donne un parlement élu au scrutin universel de liste, comme c’est le cas, il serait élégant et démocratique de le consulter dans les cas graves.

En ce sens il est pitoyable qu’un Ministre néophyte, qui ne connait pas les us et coutumes, se fassent tancer par un fonctionnaire de la BCE, pour avoir spéculé sur le rachat de dettes de l’Espagne et l’Italie. Il eut été de bonne logique démocratique que le parlement européen tranche simplement.


Richard HASSELMANN

jeudi 1 septembre 2011

Balayer devant sa porte !

Avec l’actualité se dresse devant nous une année pleine de rebondissements, de trahisons, de racolages, de mesquineries, d’alliances et autres billevesées … La présidentielle approche, et toujours nous ne voyons que l’imbuvable politique politicienne dont le débat n’est que poudre aux yeux et jeu du cirque pour amuser le plébéien !

Sur fond de crise internationale, qu’elle soit économique, identitaire ou écologique, nous avons déjà bien à nous en faire… les « grands » de ce monde français doivent se dire que leurs clowneries nous ferons oublier ce qui doit être fait… à tort ou à raison ?

Enfoncés dans des simulacres de débats stériles, assaisonnés allégrement de langue de bois, nos politiciens adeptes des plus obscures recettes dialectiques nous promettent monts et merveille parfois –entre deux combats de coq- pour tenter de rallier l’audimat et l’électorat surtout !

Pour sûr qu’ils auraient bien d’autres affaires à traiter que leur image, qu’elle soit privée ou publique d’ailleurs, profitons-en pour saluer nos médias nationaux qui se jettent à corps perdu dans le jeu du grand spectacle. Perversions, magouilles, scandales et autres épisodes houleux de la scène politicienne française ne cessent d’éclater dans la guerre qu’ils se livrent avec pour appui technique TF1, France Télévision et consorts …

Mais la politique -parlons plutôt de Politique avec un grand « P »- c’est avant tout un mot, et l’étymologie nous enseigne que ce mot vient de trois racines grecques : Politikos, politeia et politike… Trois racines pour trois niveaux d’application : politike pour l’aspect « professionnel », politeia pour le côté « administratif et politikos pour le versant fondamental de l’organisation de la vie en société. Si la gouvernance d’un groupe est soumise à débat pour en considérer les bienfaits et les dangers, il ne fait pas de doutes qu’il est besoin avant tout de considérer les besoins de ce groupe, et pour ce faire, de constater certaines évidences dont la réalité nous échappe parfois.

Un groupe est constitué de briques fondamentales, les individus. Ceux-ci, tous différents sont semblables sur un point au moins : ils sont tous autant qu’ils sont, capables de faire preuve d’une étroitesse d’esprit mirobolante !

Peu importe que vous soyez professeur, ouvrier, chauffeur-livreur, concierge, chômeur ou Homme politique, vous êtes tous logés à la même enseigne devant la réalité d’un monde perdu dans l’individualisme aveugle, l’égocentrisme et l’égoïsme primitif. Pas étonnant que nous faisions ce constat à propos de nos politiques. Penchons-nous chacun sur nous-mêmes, c’est de nous que viendra la mère-réforme d’un système incohérent et liberticide s’effondrant sur lui-même du simple poids de ses fondements humains : oubli de la perfectibilité humaine, manque d’esprit, perte de la volonté de progrès … La ruine de l’Homme n’est pourtant pas une fatalité !

C’est d’un apprentissage dont il est question ! De celui qui consiste à ouvrir les yeux et à accepter autrui comme son semblable. De celui qui consiste ensuite à construire ensemble, non pour le profit de l’un ou l’autre, mais pour le progrès de l’Humanité via le développement personnel, l’empathie et l’éthique !

Nous sommes des êtres aux potentialités infinies, pour peu que nous souhaitions développer ces potentiels pour en faire des capacités… mieux vivre ensemble, mieux appréhender l’articulation des être et des peuples, réorganiser la vie collective, instaurer l’éthique et l’humanité dans la vie politique, y replacer au centre le citoyen, changer le monde !

Nous pourrions dire que l’avenir nous tend la main, nous ne la voyons pas encore, à nous tous de faire l’effort d’ôter nos œillères ! Pour reprendre un slogan bien connu : Si chacun fait un peu … A bon entendeur !


Olivier TABUTIAUX


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Educol