jeudi 27 mars 2008

S comme Santé

Sur ce thème que nous connaissons bien et qui est central à nos yeux, nous avons déjà commis 4 billets.

Le 22 mars 2007 « Santé le préalable absolu», le 18 juillet « Bouclier ou parapluie» , le 15 octobre avec « Santé quand tu nous tiens» nous revenions à la charge avec ces mots : « La santé est le bien le plus noble de l’individu.. ».

Le
rapport de la Commission pour la libération de la croissance française plus communément appelé rapport ATTALI , nous a conduit a une nouvelle sortie sous le titre « S comme Solidarité» le 11 février dernier.

Nouveau coup de projecteur, car il y a urgence et cela risque de mal finir. A nos yeux cela confine à non assistance à personne en danger !

Tous ceux et celles qui nous font l’amitié et l’honneur de nous lire, doivent relayer les simples évidences qui suivent et que le pouvoir en place, comme ces prédécesseurs se refuse à admettre, aveuglé par des lobbies et rassuré par un confort de classe. La santé ne se discute pas, la santé ne se marchande pas, elle est un bien noble, et sans elle les activités humaines sont amoindries ou impossibles ;

Je peux prendre un langage plus technocratique, la santé est ce qu’on appelle « une valeur supérieure » en économie, il faut refuser de la mesurer, car son exigence de dépense progresse plus vite que les revenus disponibles.

Vous comprendrez pourquoi nous pensons, que le rapport ATTALI (en ce qui concerne son volet santé ) et que le Gouvernement font une erreur majeure en essayant de restreindre la qualité et l’offre de soins. Cette politique débouche sur des retards, face à l’inéluctable. C’est reculer pour mieux sauter, alors qu’a bien y regarder ce secteur, recèle une large potentialité en terme de croissance.

Pour la santé du plus grand nombre, il ne faut pas « mégoter », car au plan politique c’est sans risque. Nous sommes sur un terrain de vaste consensus, ou l’on peut faire œuvre de toutes les solidarités, sociales, ethniques et intergénérationnelles.

Cela ne veut pas dire, faire tout et n’importe quoi, et laisser filer les cordons, en ne jugulant pas les dépenses de modes ou de confort, en ne revisitant pas les coûts administratifs de gestion ou en ne pourchassant pas les fraudes aux dispositifs sociaux. Mais cela veut dire a contrario, qu’en lieu et place des franchises qui pénalisent les malades et les plus démunis, il serait plus sérieux de réorienter une part plus importante du PIB sur ce secteur, quitte à diminuer l’injection des deniers publics dans d’autres domaines, largement moins prioritaires.

Ce serait d’autant plus judicieux, que l’accroissement de moyens ici, se traduirait immédiatement par un effet direct sur la valeur ajoutée, création d’emploi, de services et d’innovations. Au fait il n’aura échappé a personne que la vie s’allonge et que nous avons de plus en plus de grands seniors, dont la santé est exigeante. La boucle est bouclée !!!


Richard HASSELMANN

Sources et Crédits
La documentation française

mardi 25 mars 2008

Comme un lapin dans les phares

L’affolement général qui monte à la suite des menaces de faillite financière généralisée, me fait penser au lapin tétanisé par les phares d'une automobile et incapable de réfléchir ou de bouger

Tout est paralysé, tout est suspect, aucun papier n’a de valeur, et l’on entend ici ou là redorer le blason, de l’étalon Or, de la pierre, et bien sur du matelas sous le matelas. Même la sacrosainte assurance vie, et ses supports financiers est montrée du doigt.

Accablant car il y a longtemps qu’avec d’autres nous avions tiré la sonnette d’alarme.

A laisser des apprentis sorciers jouer avec des montages financiers hermétiques, après avoir donné les clés de nos institution a des technocrates administratifs issus des mêmes écoles, il est un moment ou ne sait plus qui est qui.

Comment en est on arrivé là ?

Simplement en laissant le lobby, du capitalisme financier mondialisé tisser sa toile, dans l’ombre, en influant sur différentes normes internationales, et en infiltrant les principales agences de notation.

Sans vouloir faire trop technique sachez simplement, entre autre que les nouvelles normes comptables internationales (IFRS) portées par la culture anglo-saxonne et fignolées par les 4 grands cabinets financiers et comptables mondiaux (BIG FOUR), laissent la porte ouverte a l’a peu prés. Le "FAIR VALUE", le "BEST ESTIMATE" et pourquoi pas le "DOIGT MOUILLE", pour estimer la valeur des entreprises .

Vous parliez de sincérité des bilans, vous parliez de coût historique, vous datiez et étiez un empêcheur de "brouiller en rond". Désormais, vous pouvez afficher des fonds propres qui rassurent, constitués par des……EMPRUNTS !

Vous comprendrez pourquoi LIBR’ACTEURS reviendra sur tous ces montages folkloriques, "LBO" ou "LMBO", avec dette sénior ou dette mezzanine, sur les soit disant effet de levier.

On est sorti des clous, on a ouvert la boîte a pandores, il faut revenir a un capitalisme de bon sens, ou l’on comptabilise ce qui vraiment fait l’objet d’une entrée ou d’une sortie, ou l’on ne laisse pas aux banques et opérateurs financiers le droit d’être juges et parties, où l’on ne vend pas des entreprises entières a des individus ou des fonds, incapables de mettre sur la table le prix de ce qu’il souhaitent acquérir.

Nous allons revenir a ce capitalisme de proximité, respectueux du travail et du projet d’entreprise, qui aura une juste notion de la rémunération qu’il peu attendre. Ce capitalisme qui anime les "Business Angels" et qui est celui dont a besoin une économie sociale innovante.


Richard HASSELMANN

Crédit et sources
123Manage
Wikipedia
CCAMIP
Actufinance
FUSACQ

mardi 11 mars 2008

VSV : Vol sans visibilité

Le coût des voyages en avion, pose question, c’est vrai mais nous sommes plus préoccupés par les instruments de bord et leur utilisation par le « PILOTE » que le pays s’est donné.

Je crois que nous n’avons pas fini de découvrir une personnalité, complexe, dont je redis ici que sa formation juridique en a fait un épisodique avocat « d’affaires ». C’est tout dire et c’est beaucoup.

Vous avez dit rupture, c’est cela mais pour y mettre quoi ?

Il est bel est bon de casser, de bousculer, de défaire encore faut-il avoir une vraie vision stratégique et des éléments crédibles pour remplacer. Sans y prendre garde, le pays perd la majesté de la fonction présidentielle, perd le poids référendaire comme instrument suprême de notre démocratie, perd une forme d’exception sociale, et perd enfin le sens premier des vraies solidarités .

Le personnel politique en place, qu’il soit de droite ou de gauche, porte devant l’histoire, d’ores et déjà une très lourde responsabilité.

Nous ne pouvons pas croire que des hommes et femmes usés sous le harnais ou le charme des mandats cumulés et répétés ne perçoit pas la navigation à vue. Ils se taisent et cautionnent pour de petits intérêts à court terme.

C’est la raison d’être de Libr'acteurs, nous pensons que pour un temps les vrais résistances, démocratiques et politiques au sens noble doivent pousser méthodiquement en dehors des partis.

Les jeunes générations sur les quelles nous parions ont un vrai sens critique, il suffit de forger de vrais référentiels ou changer de logiciel comme d’autres l’ont dit avant moi.

C’est notre très modeste ambition.

Richard HASSELMANN

Copyright image
"Y a-t-il un pilote dans l'avion ?"
Paramount Pictures

lundi 10 mars 2008

D comme Démocratie

Dans un précédent billet, j’ai évoqué l’élection du Président de la République au suffrage universel dans le contexte actuel du fonctionnement de notre démocratie représentative à l’aube de ce siècle.

Des visiteurs internautes qui nous font l’honneur de nous lire se sont interrogés, à juste titre, sur la considération que nous portons aux personnels politiques et au vote populaire.

Il me paraît utile de revenir sur cet aspect, en l’abordant sous un angle différent. Le socle de notre démarche est la pédagogie pour rendre « le citoyen acteur de son destin »

Il n’y a pas de libre arbitre s’il n’y a pas de discernement. Cela nous conduit à dire qu’il n’y a pas de vraie démocratie s’il n’y a pas de pédagogie éducative. Je dis et je redis ici que les égoïsmes individuels, corporatistes ou générationnels sont antinomiques avec l’intérêt général que cherche à servir le processus démocratique.

La rue, la grève, le groupe de pression ne sont pas démocratiques et pourtant ils sont de plus en plus souvent le troisième tour des scrutins nationaux. Une raison, une seule à nos yeux, l’électeur ne connaît pas les règles, les enjeux, les limites.

Il faut expliquer, dire pourquoi le suffrage universel est un bien précieux, comme le sont des élus porteurs de vraies convictions. Mais il faut aussi dire que ces deux instruments démocratiques doivent être utilisés par des citoyens qui comprennent et replacent la France dans le contexte Européen et Mondial.

Le citoyen doit comprendre que le sondage n’est pas la démocratie, et que si l’on peut admettre des majorités d’idées, on ne peut se coucher devant la démocratie d’opinion. C’est en ce sens que nous émettons l’idée que notre corps électoral, par manque d’éducation civique, économique et sociale, n’utilise pas au mieux pour l’intérêt général, le suffrage universel direct et le mandat qu’il détient pour le confier au meilleur mandataire possible : L’ELU !

C’est une interrogation qui mérite au moins d’être posée . Nous savons que cela va prendre du temps, mais il faut commencer.

Pour conclure que l’on ne vienne pas me parler de CHURCHILL, « La Démocratie……» Citation connue, qui permet comme souvent d’éluder.

Richard HASSELMANN

jeudi 6 mars 2008

Libr'acteurs lance un cycle d'interviews

Le collectif Libr'acteurs se place dans une optique d'ouverture, d'information et de réflexion. En complément des articles que nous publions et des rencontres que nous sommes en train d'organiser, il nous semble intéressant de recueillir les témoignages et points de vue de divers acteurs de terrain sur nos thèmes de prédilection.

Nous profitons des élections municipales et cantonales pour démarrer un premier cycle d'interviews, qui se poursuivra au fil de l'eau, sur 2 thèmes : le cumul des mandats et la réforme de l'Etat.


Nous précisons que nous avons proposé ces questions sans exclusive partisane. Aussi nous publierons (en respectant la loi sur les media entre les deux tours) les réponses des tendances politiques sollicitées qui nous les aurons fait parvenir ... à temps.


Nos deux premières interview concernent une candidate aux élections cantonales et un candidat d'une liste aux municipales. Bonne lecture et ... à vos commentaires

Cumul des mandats : Les élus s'expriment

Depuis sa création, Libr'acteurs s'est prononcé pour le non-cumul des mandats et la création d'un statut de l'élu. Il nous a semblé normal, en cette veille d'élections municipales et cantonales, d'interroger quelques élus locaux sur ce thème.

Nous commençons notre cycle d'interviews par Jean-François Brugnon, adjoint au sport et aux technologies de l'information et de la communication à la Ville d'Albertville (Savoie), et candidat (UMP) aux élections municipales des 9 et 16 mars 2008.


Bonjour Jean-François Brugnon.

Libr’acteurs : Vous êtes un élu local depuis 1995. Détenez-vous plusieurs mandats ?

Jean-François Brugnon : Je détiens un seul mandat, celui d'adjoint à la ville d'Albertville en Savoie.

Libr’acteurs : Pensez-vous possible de supprimer le cumul des mandats ?

Jean-François Brugnon : Oui, à condition de revaloriser les indemnités des élus ...

Libr’acteurs : Etes vous hostile ou favorable au cumul des mandats ?

Jean-François Brugnon : Je suis hostile au cumul des mandats mais je comprends les raisons de ces cumuls.

Libr’acteurs : Quels cumuls vous semblent possibles ou devraient continuer à exister ?

Jean-François Brugnon : Les mandats d'élus locaux ( mairie ) avec les mandats intercommunaux ( syndicats, intercommunalité )

Libr’acteurs : Que pensez-vous d'un vrai statut de l'élu en cas de non-cumul des mandats ?

Jean-François Brugnon : Je suis pour mais des lois devront être prises, notamment pour protéger les salariés vis à vis de leurs employeurs. Sans vrai statut de l'élu, les bonnes volontés vont se faire rares...les classes dites favorisées ou certains corps de métier vont continuer à dominer dans le monde politique avec toutes les dérives induites...

Libr’acteurs : Comment le verriez-vous ?

Jean-François Brugnon : Ce statut devrait être reconnu par l'employeur ( aménagement du temps de travail, avantages de carrière maintenus...) Une meilleure indemnité.

Libr’acteurs : Ne pensez-vous pas que la fin du cumul des mandats permettrait de voir émerger de nouvelles générations d'élus ?

Jean-François Brugnon : Oui, notamment chez les femmes, le monde des PME PMI, les plus jeunes...

Libr’acteurs : Seriez-vous prêt à soutenir une proposition de loi supprimant tout cumul de mandats ?

Jean-François Brugnon : Bien évidemment.

Merci Jean-François Brugnon

Une interview exclusive Libr'acteurs



Bonjour Brigitte Karyta

Question : Vous êtes candidate (MoDem) aux élections cantonales des 9 et 16 mars 2008 dans le canton de Bourgoin-Jallieu Nord, en Isère .

Libr'acteurs : Le Conseil général, cette institution qui gère le département, n’a t-elle pas pris un « coup de vieux » depuis la création et la mise en place des Conseils régionaux ?

Brigitte Karyta : C’est plus qu’un coup de vieux ! Il faut réformer car depuis la mise en place des conseils régionaux en 1982, le maintient des conseils généraux n’a plus guère de sens. Ils constituent une strate administrative supplémentaire donc des dépenses supplémentaires. Il n’est pas rare de trouver sur certains dossiers les conseils généraux et le conseil régional en concurrence. Quelle perte de temps d’énergie et d’argent alors que nous devrions nous déployer plus fortement au niveau des régions car c’est la seule strate territoriale qui fait sens au niveau Européen.

Libr'acteurs : Que pensez-vous d’ailleurs de la proposition de la commission ATTALI de supprimer les départements ?

Brigitte Karyta : J’y suis bien évidemment favorable. Je me présente au conseil général car je souhaite y faire entendre une voix nouvelle. Je ne me cramponnerai pas à mon mandat si je suis élue. Je souhaite une région forte avec un autre mode d’élections plus démocratique qu’actuellement. Un mode d’élection à la façon des cantonales est plus garant d’une bonne représentativité des citoyens et donc d’une bonne démocratie de proximité.

J’ai malheureusement le sentiment que nous n’y arriverons pas avec les élus que nous avons actuellement qui sont souvent en poste depuis plusieurs mandats. J’en veux pour preuve la réforme des plaques d’immatriculation, réforme qui vous l’avouerez n’est pas de matière à bouleverser nos institutions. Certains élus locaux n’ont pas hésité à se jeter dans la bataille du « non à la réforme »sous prétexte que le numéro de nos plaques d’immatriculations serait une institution qui porterait témoignage de notre diversité culturelle ! N’y a-t-il pas de combats plus importants et moins ridicules à mener actuellement ?

Libr'acteurs : Un citoyen peut aujourd’hui faire appel à son maire, conseiller général, conseiller régional, député ou sénateur pour régler un problème. Ne pensez-vous pas que le cumul d’élus agissant sur une même région ou un même département soit pénalisant en termes d’efficacité ?

Brigitte Karyta : Oui, bien que certains n’aient pas honte de s’exclamer dans la presse que le cumul des mandats est une chance (pour qui ?) comme dernièrement dans les colonnes du Dauphiné Libéré. Je considère pour ma part que le cumul de certains mandats nous empêche au contraire de réformer. Ces élus qui collectionnent les mandats comme d’autres les médailles ne peuvent être efficace sur tout les terrains, ils ne font plus que de la représentativité et encore !

Libr'acteurs : Le nombre important d’élus cumulant plusieurs postes clés nous amène à vous poser la question du cumul des mandats. Y êtes vous favorable ?

Brigitte Karyta : Je pense que vous avez compris que je ne suis pas favorable au cumul des grands mandats électoraux.

Libr'acteurs : Combien, selon vous, un élu devrait-il détenir de mandats locaux ou nationaux au maximum ?

Brigitte Karyta : Pour pouvoir accéder à un mandat national, régional ou départemental il faut au minimum avoir fait ses preuves dans un mandat local. Impossible donc si l’on n’est pas conseiller communal ou adjoint de parvenir à être entendu. Je considère qu’il n’est pas incompatible d’être un élu local et d’être aussi élu à échelon plus important tel que les départements ou la région. Par contre lorsque je dis élu local cela ne veut pas dire Maire.

J’estime en effet que le mandat de Maire, même dans les petites communes, ne peut actuellement s’exercer que dans sous forme d’un quasi temps plein. C’est une responsabilité de tous les instants. Etre Maire de nos jours est incompatible avec d’autres mandats de même qu’il me semble anormal de cumuler plusieurs mandats nationaux.

Pour simplifier je ne serais pas contre le fait qu’un député soit également conseiller ou adjoint de sa commune, de même pour un conseiller régional ou général. Cela leur permet de garder les pieds sur terre et de répondre à la légitime aspiration des électeurs d’avoir des élus proches de leurs préoccupations quotidiennes.

Libr'acteurs : On reproche parfois aux élus de ne pas suffisamment représenter la composition socio-économique de notre pays. Par exemple, on trouve très peu de salariés du privé dans les exécutifs locaux et surtout nationaux. Comment faire, selon vous, pour changer cette situation ?

Brigitte Karyta : Je ne vois pas beaucoup de solutions actuellement. Comment un salarié du privé peut il vivre sans son salaire ? Comment peut-il être sûr de retrouver son poste à la fin de son mandat sans pénaliser son entreprise et la personne qui l’aurait éventuellement remplacé ?

Il y a les grosses entreprises ou des administrations qui peuvent se permettre de détacher du personnel et les petites entreprises qui ne le peuvent pas. Cet état de fait a pour résultante que nos élus ne sont généralement représentatifs que d’une certaine typologie de notre société et nous condamne à cette fâcheuse tendance à la langue de bois.

Merci Brigitte Karyta


Une interview exclusive Libr’acteurs

mercredi 5 mars 2008

Découvrir et construire Libr'acteurs

L'association Libr'acteurs est née il y a quelques mois de l'initiative de citoyens d'âge et de sensibilité diverses. Libr'acteurs est un mouvement pluraliste et libre de toute influence partisane.

Les Libr'acteurs estiment que seule l'arrivée de nouveaux talents peut permettre au pays d'épouser enfin son époque et de préparer son avenir. Le cumul des mandats, dans le nombre et dans la durée ainsi que l'absence d'une véritable légitimité d'une partie importante du personnel politique constituent pour Libr'acteurs la cause première des blocages constatés aujourd'hui.

Le non cumul des mandats (et le statut de l'élu) représente donc la "mère de toutes les réformes". Il convient également de forger un nouveau modèle économique et social, appuyé sur un référentiel de valeurs modifié, réservant une place privilégiée à l'économie sociale et solidaire, à la conscience de la terre et à l'intérêt des générations futures (les questions des retraites et de la réduction de la dette sont ainsi prioritaires !)


Les partis, trop concentrés en permanence sur le combat électoral, doivent enfin s'ouvrir en accordant notamment une vraie place à ces thèmes et aux citoyens qui les portent au quotidien. Contribuer à cette ouverture est le but que s'est fixé Libr'acteurs. L'actualité démontre qu'il y a urgence et les élections européennes et régionales qui approchent seront de vrais enjeux.

A partir de ce mois de mars, nous invitons les citoyens intéressés par notre initiative à en discuter en petit comité (10 personnes maximum pour pouvoir échanger) notamment avec Richard Hasselmann, Président de Libr'acteurs, lors de plusieurs petits déjeuners.

Ces petits déjeuners seront l'occasion de vous présenter les objectifs et la future structuration de Libr'acteurs et aussi et surtout de recueillir vos suggestions ou ... amicales critiques.


Café, croissant et politique... Les dates des trois premiers petits déjeuners d'échange autour de Libr'acteurs sont fixées : 18 mars, 27 mars et 10 avril. Pour connaître l'horaire et le lieu de ces petits déjeuners, pour vous y inscrire ou pour plus d'infos, contactez libracteur@gmail.com

Crédit et copyright image
Cartoonstock

lundi 3 mars 2008

Laicité suite ... sans fin

Un mur s’érige avec force.

Face aux idéaux des Lumières, des mouvements proposent une autre modernité , opposant à l’individu la communauté , déterminisme contre démocratie, deux conceptions de la citoyenneté et de l’égalité

Herder, philosophe du 18ème siècle défend une modernité communautarienne , historicite, nationaliste , une modernité pour qui l’individu est déterminé et LIMITE par ses origines ethniques , l’histoire , la culture, la langue, ...

Il combat ainsi Rousseau , Voltaire , Montesquieu et d’autres, pour eux la modernité est porteuse de valeurs universelles , de la grandeur et de l’autonomie de l’individu maître de son destin une modernité qui voit dans la société et l’état un instrument aux mains de l’individu parti à la conquête de la liberté et du bonheur

D’un coté, les arguments de liberté , de progrès , d’esprit laïc

De l’autre, la défense des particularismes , des communautés , un projet social et politique basé sur tout ce qui distingue et sépare les Hommes , l’histoire , la culture , la langue , la génétique , les races , qui refuse à la raison la capacité et le droit de façonner la vie des Hommes

D’une part des femmes et des hommes responsables de leurs actes et de leur avenir. D’autre part des femmes et des hommes programmés par leur milieu social , religieux , ethnique.

Tocqueville dans « démocratie en Amérique » évoque les fausses et lâches doctrines qui prétendent que les peuples ne sont jamais maîtres d’eux-mêmes et qu’ils obéissent à une force inintelligible et insurmontable qui naît d’évènements antérieurs, la race ,le sol ,le climat.

Il poursuit dans « l’inégalité des races humaines », en mettant en avant la diversité des races mais l’unicité de l’espèce humaine.

Rappelez vous la controverse de Valladolid ces sauvages d’Amérique au langage d’oiseau aux moeurs anthropophages sont ils humains ?

La philosophe Hannah Arendt répond « puisque seuls les sauvages ne possèdent que leur qualité humaine les Hommes s’accordent à leur nationalité »

Au contraire Hobbes et les auteurs de la déclaration des Droits de l’Homme ne définissent pas l’être humain par rapport à son appartenance à une communauté nationale, ainsi le sauvage a les mêmes droits que l’européen.

Nous sommes au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Contre tous les racismes les nationalismes, s’élève une voix, celle de Gary Davis, proclamant le concept de « citoyen du monde » et d’Universalisme

A cette universelle égalité des citoyens, aveugle aux différences , s’oppose la conception de Taylor qui prétend reconnaître des droits particuliers aux individus et aux groupes je le cite « la politique de la dignité universelle a lutté pour des formes de non discrimination aveugle aux façons dont les citoyens diffèrent entre eux »

La politique de la différence redéfinit souvent la non discrimination comme demandant que nous fassions de ces distinctions le fonde ment même du traitement différentiel, donc plus de moule homogène.

Je reviens à mes interrogations, les murs sont ils des solutions ?

Comment jeter des ponts entre les peuples, plutôt que de construire des murs qui les séparent et les rendent ennemis ?

Comment peut on au delà des murs , retisser les liens de l’humanité fragmentée ?

Le poète allemand Holderlin le disait : « Là ou croit le danger , croit aussi ce qui sauve »


Eric CAMPION

vendredi 29 février 2008

O comme Oecuménisme

Libr’acteurs met au rang de ses valeurs le rassemblement de toutes les idées, de toutes les solidarités, pour en tirer une résultante efficace.

Nous étions il y a quelques jours invités a un colloque au titre prometteur "Allons chercher la croissance" Etaient ainsi réunis, au cœur du ministère des Finances, dans le majestueux amphithéâtre MENDES FRANCE , à l’initiative de L’IFRAP (institut français de recherches sur les administrations publiques) et de la Fondation CONCORDE , un nombre significatif d’acteurs économiques, et en particulier des représentants des PME/PMI et des porteurs du concept en vogue depuis quelques temps les "BUSINESS ANGELS".

En clôture, après une intervention lucide de Frédéric LEFEVRE , député UMP du 92 et secrétaire national UMP à l’économie, nous avons eu une intervention courageuse et iconoclaste du Ministre Hervé NOVELLI en charge des entreprises et du commerce extérieur.

"Allons chercher la croissance" ... avec les dents comme dirait Nicolas SARKOZY qui a promis le plein emploi en ... 2012.

Au bas mot cela veut dire création de 7 millions d’emplois marchands. Les " BUSINESS ANGELS " qui impulsent et soutiennent la création de nouvelles entreprises ont été pointés comme la réponse pertinente.

Nous reprenons à notre compte tout ce qui a été mis en lumière :

*La comparaison qui nous est défavorable avec le modèle anglais.

*La réglementation Européenne qui freine l’initiative et cantonne les facultés d’aides privées ;

*Le maquis des aides indirectes, l’absence de guichet unique, la frilosité des " investisseurs institutionnels ".

*Emergence du concept de « Territoire performant », sorte de pôle de compétitivité pour PME/PMI.

*enfin et surtout l’ "innovation globale", qui est plus large que la sempiternelle innovation technologique. L’innovation globale c’est comment faire autrement dans de nombreux domaines pour "Faire mieux".

L’occasion était trop belle, faire autrement pour faire mieux, c’est la forme alternative de l’entreprise, c’est l’Economie Sociale et Solidaire responsable (ESSOR).

Au nom de LIBR’ACTEURS, nous avons donc eu l’opportunité de décliner notre vision. Nous avons souligné que l’ESSOR est le lieu privilégié de la conviction, un laboratoire ou le capital respecte le travail, sans méconnaître la performance économique.

L’ESSOR prise en compte c’est des gisements d’emplois, qui répondent aux aspirations des jeunes générations, en recherche d’entreprises de sens et à taille humaine. Innover globalement pour faire mieux, c’est donc promouvoir une autre forme d’entreprise.

C’est en cela que nous parlons d’œcuménisme. Il faut être ouvert à d’autres " chapelles " Nous avons versé cet éclairage aux débats, devant une assistance attentive et chaleureuse, nous en mesurerons vite les retombées.


Richard HASSELMANN

Crédit et sources
Wikipedia
Assemblée nationale
Fondation Concorde

mercredi 27 février 2008

U comme Urgence ... constitutionnelle

Nous sommes nombreux à avoir eu la chance d'être initiés, dans le cadre de nos études en droit public et sciences politiques, par des constitutionnalistes éminents.

Pour ma part, privilège de l'age, mes professeurs étaient ceux qui ont bâti la constitution de 1958 , qui venait de naître et fête en 2008 son cinquantenaire.

Anniversaire chahuté, c'est le moins que l'on puisse dire. Après les champions de la VIme République , nous avons désormais mieux, en la personne d'un Président, gardien de la constitution, qui trouve le Conseil Constitutionnel .....gênant!

A bien y regarder, tout est lié.

Providentielle d'abord, LIBR'ACTEURS, désormais, se sont attachés à revisiter la constitution, pour en pointer les forces et les faiblesses.

Selon notre démarche systémique, nous avons estimé que cela n'était pas la priorité des priorités, car les personnels politiques en place, repus de mandats cumulés et de longévité élective, comme les partis politiques discrédités par les petits arrangements, n'étaient pas les acteurs pertinents d'une telle ambition.

Il y a pourtant désormais URGENCE.

URGENCE à réagir à l'aune des dérive constatées.

Le Président de la République française est l'un des rares à être élu au suffrage universel direct. Cela donne à la fonction , dans une démocratie moderne digne de ce nom, MAJESTE, LEGITIMITE et ROLE EMINENT.

En 1958, nous ne sommes pas de ceux qui disions que le texte avait été taillé aux mesures de Charles de GAULLE. Mais force est de constater que l'élection au suffrage universel direct était concevable à l'époque pour un électorat éduqué, habité d'instruction civique de base, et surtout à l'abri de toutes les manipulations. Un électorat non commandé par les sondages, les publicités, les divagations sur Internet et non éclaté par des pulsions générationnelles ,ou corporatistes.

En 2007, notre constitution, et ce suffrage universel direct ont porté au pouvoir le pur produit de toutes ces déviances accumulées.

Pour être rapide, le réveil est brutal.

Il y a URGENCE a revoir la copie pour qu'en 2012 quel que soit l'impétrant l'histoire ne se répète plus!


Richard HASSELMANN

mardi 26 février 2008

La confiance : valeur-clé du contrat social

Nous avons déjà parlé de la confiance, et nous en parlerons encore.

Un certain nombre d'observateurs parlent régulièrement d'une « crise de confiance » au sein de notre société: manque de confiance dans l'avenir, dans l'Europe, dans la mondialisation, mais aussi manque de confiance dans l'autre, dans le couple, dans ce que l'on fait.

Une crise de confiance n'est pas un phénomène naturel : elle apparaît suite à des tromperies, un sentiment de mensonge, d'hypocrisie ou encore d'insécurité. Elle se caractérise par la domination du doute et de la suspicion. Des questions sans réponses en appellent d'autres.

L'affaire « Société Générale » est à cet égard emblématique. Voici, par exemple, quelques questions qu'elle génère, contribuant à une véritable crise de confiance : Comment la perte de 2,6 milliards d'euros liée aux « subprimes » qui vient d'être annoncée peut-elle être 10 fois plus élevée que celle annoncée 6 mois plus tôt ?

Le trader en cause dans une perte complémentaire de 4,9 milliards d'euros a-t-il pu agir complètement seul ? D'autres affaires du même type sont-elles possibles ?

Y a-t-il eu ou pas un délit d'initié commis le 9 janvier par un administrateur de la Société Générale ?

Les membres du Conseil d'Administration, qui a refusé la démission de Daniel Bouton, sont-ils vraiment indépendants ? Le Président de la République soutient-il une reprise de la Société Générale par BNP-Paribas ?

Comment Christine Lagarde a-t-elle pu élaborer un rapport sérieux sur une affaire aussi complexe en seulement 8 jours ? Etc, etc...

Une crise de confiance peut également provenir d'une crise de crédibilité. Car la confiance implique un minimum de crédibilité. Ainsi, en continuant de prévoir un taux de croissance supérieur à 2% pour notre pays en 2008, en complet décalage, une fois encore, avec les prévisions de l'ensemble de la communauté économique nationale et internationale, le Gouvernement n'est pas crédible.

L'année 2007 l'a d'ailleurs souligné : Avec un taux de croissance de seulement 1,9% en France ( contre une moyenne de 2,7% dans la zone euro - c'est-à-dire dans les pays pour lesquels la parité euro-dollar est la même...! - et un taux de 2,2% aux Etats-Unis malgré leur ralentissement...), notre Gouvernement aurait, une fois de plus, mieux fait de corriger ses prévisions initiales quand il en était encore temps.

Mais une correction des prévisions de croissance impliquerait de fait une révision du budget de l'Etat. Or, cela, nos dirigeants n'en veulent pas. Réviser les recettes à la baisse et revoir en conséquence le programme de dépenses publiques exigent un travail compliqué d'analyse, de débats, de concertations et de prises de décisions, de surcroît impopulaires.

Ils ne se rendent pas compte que ce manque de responsabilité et de courage politique ampute considérablement la confiance et le respect que les citoyens peuvent avoir envers eux. Les gouvernements successifs ont beau chercher à nous aveugler avec le même optimisme béat et avec des prévisions de croissance qui n'ont de sens que pour effectuer l'exercice de l'équilibre budgétaire, les plus avisés d'entre nous ne sont pas dupes. Et l'ensemble des citoyens finit toujours par se rendre compte que la France réalise moins de croissance que les autres pays, que son pouvoir d'achat ne s'améliore pas, et que les prélèvements obligatoires augmentent.

Ainsi, malgré les discours sur l'instauration d'un « bouclier fiscal », les prélèvements obligatoires s'élèveront en 2008 à 846 milliards d'euros, soit une augmentation de 6,8% en 2 ans !!!

La crédibilité, et donc la confiance, se construit aussi par un comportement. Ce dernier doit être en phase avec ses discours, et avec ses responsabilités de père ou mère de famille, de chef d'entreprise, d'élu(e) ou d'homme (femme) d'Etat. Les hommes et femmes politiques ont l'énorme responsabilité de conduire un pays et de jouer le rôle de guide. Leur attitude et leur état d'esprit se doivent donc d'être à la hauteur de leur mission. Le mot « exemplaire », au sens que nous y avons donné dans d'autres articles sur ce blog, vient naturellement à l'esprit.

Mais nous ne devons pas oublier non plus notre responsabilité de citoyen ...! Ainsi, je trouve que les Français ne sont pas raisonnables à 2 points de vue : d'une part, en exigeant de Nicolas Sarkozy des résultats concrets sur le pouvoir d'achat au bout de 6 mois ; d'autre part en se laissant piéger par les discours démagogiques et les beaux slogans. Si la « demande » électorale ne change pas, « l'offre » ne changera pas non plus ...!

Le lien qui existe entre l'élu et le citoyen repose sur la confiance, et revêt un caractère contractuel : l'élu s'engage sur un projet, un programme, des promesses, ... et le citoyen lui délègue son pouvoir en contrepartie. Je parle bien d'une « délégation de pouvoir » : en démocratie, le pouvoir appartient au peuple. Pour des raisons d'organisation et d'efficacité, ce dernier désigne des représentants.

On est bien dans un mode contractuel : l'élu a l'obligation de tenir ses engagements et d'adopter un comportement digne de sa fonction. C'est la raison d'être du pouvoir qui lui est confié. S'il ne la respecte pas, le « contrat » est rompu, et la confiance part en fumée...

La confiance, c'est d'abord un don : Don de l'électeur qui accorde son pouvoir à l'élu, mais aussi et surtout don de soi à l'autre. Cela vaut dans le couple, entre amis, dans la vie professionnelle ou en politique.

La confiance fonctionne dans les deux sens : Le sens de celui qui se fie à l'autre, lequel, en retour, associe, délègue, partage et rend compte. En fait, la confiance est incompatible avec l'égoïsme, l'égocentrisme et le narcissisme.

Une équipe, par exemple gouvernementale, ne sera efficace que s'il y règne un esprit de confiance. De même, nos partenaires européens ne peuvent faire confiance à la France si, par la voix de son Président, elle se montre arrogante, ou si, par la voix de son Ministre de l'Economie et des Finances, elle attend sans cesse une hypothétique croissance pour réduire ses déficits publics, alors que nos partenaires savent, pour l'avoir réalisé eux-mêmes, qu'il s'agit simplement d'avoir la volonté politique de réduire ses dépenses publiques et ses gaspillages.

La confiance est pour moi une valeur-clé parce qu'elle repose sur un lien entre deux êtres, parce qu'elle est associée aux vertus de loyauté et d'honnêteté, et parce qu'elle renvoie à l'idée de croire sans preuve, de se fier à quelqu'un avec un sentiment intuitif de sécurité. C'est elle qui permet d'envisager une évolution positive de la société.


Lionel Lacassagne

Source et crédits et copyrights
L'Express
Site du Premier Ministre
Les ECHOS
NA!

lundi 18 février 2008

A comme Audiovisuel Pédagogue

L'urgence de l'actualité nous conduit à accélérer certaines informations. C'est pourquoi nous publions aujourd'hui un deuxième billet. Nous demandons à nos amis internautes de comprendre que cet "instantané d'actualité" ne vient pas contrarier l'esprit de chaque billet en ligne dont les textes restent d'actualité En effet, notre vision, notre ambition, c'est l'addition des différentes contributions publiées tout d'abord sur Providentielle puis aujourd'hui sur LIBR'ACTEURS.


La très récente grève de l’audiovisuel public, au motif d’un transfert de la manne publicitaire vers les médias privés, est une nouvelle fois l’illustration du manque de vision sereine et prospective des principaux acteurs de ce pays.

Pour avoir, dans une autre vie, eu en charge des raisons sociales dans ce secteur, j’a pu constater combien les programmes et étaient inféodés aux diktat publicitaires.

On parlait, et on parle sans doute encore, de formats à 52 ou 90 minutes, de « story board » découpés en fonction de…. et autres contraintes, avec les quelles « CINQ COLONNES A LA UNE » ou « LES PERSES », en leur temps, n’auraient eu aucune chance.

Dès lors rêvons effectivement d’une chaîne de télévision publique, sans publicité. Arrêtons de refuser de mettre le doigt là ou cela fait mal, et ne nous trompons pas de combat. Que l’on essaye de faire un nouveau cadeau n’est pas le sujet, c’est l’opportunité qu’il faut saisir, et prendre la balle au bond.

1) Oui la redevance doit être augmentée, car elle n’est pas aux normes européennes, et liquidée sur l’avertissement de taxe d’habitation, elle est peu ou pas lisible.

2) LIBR’ACTEURS prône la pédagogie, dés lors un audiovisuel public sans publicité devient un instrument formidable de pédagogie, auxiliaire ou instrument de l’éducation nationale .Son financement est donc éligible au budget de ce ministère, mais surtout en revisitant, toute la collecte des taxes de formation, gérées par une pléiade d’organismes, dont l’utilité est a démontrer.

3) Cela ne veut pas dire, qu’on laisse l’audiovisuel privé se régaler des budgets publicitaires ainsi transférés .On saisit l’opportunité de ne pas augmenter le nombre de minutes d’écrans par heures, on taxe puissamment les « minutes supplémentaires » en « prime time » et on affecte les recettes au budget santé. Il y a une certaine logique a faire participer les annonceurs, au financement de la prévention et des soins compte tenu des addictions liées.

4) On ouvre cette nouvelle fenêtre à des initiatives de l’économie sociale, qui se sont fixés des buts d’information et de pédagogie, nous sommes preneurs.

Je connais quelques maisons de production, de documentaires éducatifs, quelques auteurs de courts-métrages dignes de ce nom, qui avec d’autres se feront une joie de remplir la grille de programme.

A vos réflexions et prolongements.


Richard HASSELMANN

C comme CQFD

Il ne s’agit pas de dire que nous avions raison, mais il est des moments ou il faut arrêter de raconter tout et n’importe quoi au bon peuple de France.

En Aout dernier, reprenant nos précédentes analyses et lectures des indicateurs, dans un article que vous retrouverez sur Providentielle nous expliquions pourquoi la croissance serait inférieure à 2% et le déficit proche de 2,9% ("Bonne rentrée" - billet du 27/08/07)

Les chiffres viennent de tomber nous devrions faire 1,9% là ou l’Europe fait 2,7%, l’Espagne 3,8% et l’Allemagne 2,6%. Accablant comme l’est le discours officiel et les contorsions du ministre des Finances.

C’est l’occasion d’informer le lecteur que le 22 février prochain en matinée, IMPULSION CONCORDE organise au ministère des Finances, amphi MENDES FRANCE un colloque sur cette maudite croissance.

IMPULSION CONCORDE est un club de pensée, qui regroupe des jeunes actifs et étudiants, pour des réflexions et actions (cf. action sur la dette) qui vont dans le même sens que les nôtres, même si nous laissons une place prépondérante a l’économie sociale comme l’un des leviers premiers du redressement.

Avant les présidentielles, j’ai été amené à participer a l’Assemblée Nationale à une réunion qui regroupait , tenez vous bien : Hervé NOVELLI (UMP), Charles Amédée de COURSON (UDF à l’époque) et Eric BESSON (PS à l’époque).

Le thème, la dette, la relance et les grands équilibres budgétaires, avec 3 joyeux drilles, dans 3 camps différents et trois visions définitives, avec des « y a qu’a » ou « faut qu’on » qui renvoyait Michel PEBEREAU et son rapport en classe de redoublement. A la sortie les jeunes restaient sur leur faim et pour le moins dubitatifs.

Les 3 sont désormais dans le même bateau, Hervé NOVELLI sera le 22 au colloque évoqué supra. LIBR’ACTEURS assistera à cette réunion, pour pointer les incohérences et pour demander quelques explications.

Nous avons déjà dit et écrit que l’un des freins premiers à notre croissance, aux côtés du poids de la dette et du secteur public, mal redéployé, est constitué par la complexité administrative. Cela pèse sur nos entreprises, les petites en particulier comme la « judiciarisation » de l’économie. Ces 2 réalités freinent l’initiative, mobilisent des moyens humains et financiers improductifs et lassent les meilleures bonnes volontés.

La France pays de DESCARTES, à une tendance normative qui la pénalise. Champion du contrôle "A PRIORI", notre pays ferait bien de se souvenir de cette pensée que nous devons, je crois, à PORTALIS : « Il ne faut point de lois inutiles, elles affaiblissent les lois nécessaires ».

A méditer à l’heure où l’on va enrichir la panoplie des taxes et redevances et réglementer pour nos enfants de CM2 le devoir de mémoire !


Richard HASSELMANN


Sources et crédits
Evene
Wikipedia

mercredi 13 février 2008

P comme Pédagogie

L’actualité donne à notre démarche une nouvelle occasion d’enfoncer le clou !

Les municipales qui arrivent, et les réunions d’animation donnent a LIBR’ACTEURS l’occasion de vérifier l’écoute et l’impact de nos messages. Par partis interposés, nous sommes acteurs ici où là, respectueux de la liberté de nos membres.

Après les échéances de mars nous parlerons Européennes et régionales, ce qui nous conduira sereinement à 2012. A cette date nous pensons avoir formé et convaincu une nouvelle race de citoyens, éprise de démocratie civique et éthique, pétrie de talents, et porteuse d’une vraie conviction.


Cela passe par la PEDAGOGIE , terme majeur du référentiel LIBR’ACTEURS et que l’actualité commande :

PEDAGOGIE pour l’EUROPE
PEDAGOGIE pour le POUVOIR d’ACHAT
PEDAGOGIE pour la place de l’AUTO-MEDICATION dans notre système de santé.


L’EUROPE : Nous ne reviendrons pas sur les pitoyables contorsions du PS, qui s’abstient au Congrès , qui vote OUI à la ratification pour, « in fine » ... passer la patate chaude au Président. Avec un peu de pédagogie ce déni de démocratie aurait été évité. 27 pays, un espace Schengen , une zone EURO … pour avoir confiance il faut comprendre !

En ce domaine, si l’on ne veut pas que les prochaines Européennes en juin 2009 soient une nouvelle fois un scrutin politique franchouillard, marqué par l’abstention, il faut donner au citoyen électeur une instruction civique, ou mieux une Capacité Civique à voter.

POUVOIR d’ACHAT : Là encore la pédagogie est nécessaire ; Il faut faire comprendre qu’à la table du festin mondial, il y a de plus en plus de convives, pour un gâteau qui n’est pas extensible dans l’état actuel de la connaissance humaine ; Dés lors les portions sont plus maigres. Une partie de la réponse réside dans notre capacité à innover pour créer de nouveaux gâteaux, nous n’en prenons pas le chemin avec notre déficit du commerce extérieur. Cela devrait convaincre de l’impérieuse nécessité à financer la recherche. L’autre forme de réponse est de cantonner les profits des plus riches, pour donner du vrai pouvoir d’achat à ceux qui ont vraiment besoin de consommer car ces malheureux ne sont pas repus !

AUTOMEDICATION : Domaine qui m’est cher car il touche à la santé et a son aspect qualitatif. Belle piste d’autant qu’elle fait appel a un autre « P » de notre référentiel la PREVENTION.

Là encore il faut faire œuvre de pédagogie, apprendre aux citoyens et aux jeunes en particulier à écouter son corps, à décrypter des symptômes premiers simples. A cette condition l’automédication sera utile et ne tombera pas dans les mains de charlatans, vendeurs d’élixirs miracles qui ne vont pas manquer de s’engouffrer dans une brèche ou ils sont déjà légion !


Richard HASSELMANN

Sources, crédits et copyrights
Libreinfo
Parti socialiste
Vie publique
Toute l'Europe
Europarl

lundi 11 février 2008

S comme SOLIDARITE

Nous entrons dans un domaine qui constitue l’un des fondements premiers de la création de LIBR’ACTEURS. Nous pensons en effet qu’une nation moderne et riche doit privilégier toutes les vraies solidarités, et notamment celle entre les générations.

Vous comprendrez dés lors pourquoi la phase de négociations et réflexions qui s’ouvrent va retenir toute notre attention. Il s’agit du nouveau plan de réforme de la sécurité sociale.

A côté de l’étude de l’allongement des cotisations retraites et de la création d’une branche dépendance, nous nous attacherons à surveiller les propositions et réformes qui touchent à l’assurance maladie. Lieu premier ou l’on doit être vigilant, car il est celui de la vraie solidarité, face à la maladie.

A ce niveau il est utile de revenir sur le rapport ATTALI rapports qui préconise une enveloppe de crédits fermée et limitée pour l’assurance maladie.

Nous sommes conduits à dire ici, qu’il y a là un réel danger de dérive.

Si il s’agit de nationaliser purement et simplement l’ensemble, il faut le dire mais ce ne semble pas être le cas. Il est donc question de laisser au secteur privé le soin de prendre en charge les dépenses qui sortent de l’enveloppe.

C’est la fin de la solidarité, c’est la course au prix, et c’est l’accentuation des inégalités dans l’accès du plus grand nombre à des soins de qualité. Il est question de faire bouger la frontière entre ce qui relève de la solidarité et ce qui relève de l’assurance, et donc de laisser à l’initiative privée certaines prises en charge.

Nous demandons à voir, mais nous demandons surtout, une lecture claire de la qualité des soins, des coûts de gestion, et nous attendons, une publication officielle de ce qui est vraiment bon pour la santé du plus grand nombre.

Le profit, la rentabilité, le retour sur investissement, ou plus clairement les jeux capitalistiques n’ont rien à faire en matière de santé.

Ils s’y manifestent pourtant de plus en plus et c’est dommage.

Nous le regrettons d’autant plus que la solidarité dans le social, par le biais des initiatives des acteurs de l’économie sociale et solidaire responsable (ESSOR) est un gisement d’emploi, de croissance et d’innovations.



Richard HASSELMANN

Faut il araser ou exalter les différences?

Faut il institutionnaliser les religions ?

Tendances centripètes françaises ou tropisme centrifuge américain, laïcité ou multiculturalisme?

La laïcité est elle la politique de la reconnaissance de l'autre,donc de la diversité ?

Promouvoir la mobilité de l'échange n'est il pas son terrain d'action?

Libr'acteur vous propose de rentrer dans le débat et d'y apporter votre contribution.


Eric Campion


Nous vous soumettons ci-dessous le texte d'un appel lancé par "Sauvegardons la laïcité de la République"

Le texte de l'appel (Il a été rédigé par une trentaine d'organisations laïques rejointes par une trentaine d'autres)

"Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l'article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s'imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République. La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n'en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses. Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l'égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l'expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd'hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d'accès à l'information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l'émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l'imagination et à la créativité.
C'est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s'opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l'heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l'égalité et la fraternité"

Il est possible de signer cet appel sur le site

Source
http://www.appel-laique.org/
Illustration
Honoré DAUMIER