vendredi 19 décembre 2014

CAP sur le RASSEMBLEMENT !



Le Président de la République plaide pour une démocratie participative, il trouve des charmes ignorés à la « conscience de la terre » (mieux qu’Écologie trop galvaudée) et entend placer l’Égalité au cœur de sa politique, pensant donner ainsi des gages d’orthodoxie à sa gauche.

Tout cela est bel et bon, tant se profilent des votes de rejet, ou des réflexes abstentionnistes dans une France crispée sur des positions politico-corporatistes d’un autre âge.
Concepteur il y a bien longtemps de l’écologie du collaborateur, ingrédient du management éthique cher a R. BRUHNES, nous pensons pouvoir utiliser les typologies de comportements et les « socio styles », pour trouver les bonnes réponses.
Notre démocratie a perdu de vue son fondement : Le pouvoir ultime doit être entre les mains du citoyen. Un citoyen autonome, capable de bon sens car conscient du sens commun.

Il faut donc formuler des propositions et mettre en œuvre la métamorphose de notre société, avec des mesures conçues et comprises par le plus grand nombre.
En effet, et là encore nous emprunterons à notre expérience managériale, une mesure n’a d’impact et de chance de s’imposer que si elle est perçue dans sa finalité par le citoyen.
Celui-ci va logiquement procéder à un arbitrage simple : Qu’est ce que j’obtiens pour ce que je donne ? Il s’agit du rapport entre le sacrifice consenti et le bénéfice retiré.

C’est notre démarche au moment ou nous savons qu’il faut revisiter notre modèle social, et interroger sans faiblesse, notre fiscalité, notre politique familiale, et autres solidarités intergénérationnelles (retraite, autonomie).

Le drame c’est que pour se maintenir, dans le cœur et les suffrages du citoyen, le « POLITIQUE » survalorise le bénéfice attendu, en brouillant les offres, et minimise les effets négatifs, en espérant les voir déportés ou ignorés.

C’est en cela que notre système politique « à la française » nécrose la démocratie et commande une approche novatrice par une citoyenneté active, que nous portons avec d’autres.
Il est urgent en effet d’obliger tous les impétrants à justifier de ses convictions et prétentions face a la collectivité, et à les calibrer à l’aune de l’intérêt collectif, de la justice et de l’équité. Cela nous conduira vers le consensus le plus large, sans exclure les minorités ou négliger la précarité. C’est l’instant ou les intérêts particuliers émergent et ou l’on apprécie l’ampleur de la lute des classes.

Vous comprendrez pourquoi, pour nous , le parti politique est un simple « instrument obligé » à la disposition du collectif. Nous sommes très loin du compte !
Le parti politique est l’outil de ses notables, organisant bal des égos, courants et chapelles, qui épuisent le militant, et donne la clé aux plus ambitieux, carriéristes, amoureux du pouvoir pour le pouvoir, et épris d’ambiance « florentine ».
Nous devons donc repenser notre organisation, en intégrant le fait qu’a l’heure des NTIC, le leader charismatique est vite contesté et qu’une vraie démocratie participative passe par la proximité. Un citoyen acteur dans sa cité c’est le meilleur vecteur d’un état social actif. Un État recentré sur une fonction stratège, qui expliquera que les régressions sur certains acquis sont compensées par de réelles contreparties pour le plus grand nombre.

C'est l'objectif de LIBR'ACTEURS qui a accepté de donner une nouvelle chance aux bonnes volontés en s'associant avec d'autres pour faire vivre cette ardente obligation, en lançant ce 13 décembre, un "CAP'RASSEMBLEMENT"

R HASSELMANN

mardi 9 décembre 2014

CITOYENNETÉ PARTICIPATIVE ? CHICHE !



Les réactions à ma récente contribution « Souvenez vous de L BLUM » me conforte dans l’idée que ce pays n’est pas perdu, car beaucoup font montre d’une grande lucidité.

A cet égard, on peut regretter que les commentaires, soient transmis sur mon @ personnel ou celui de LIBR’ACTEURS, privant ainsi beaucoup de leur pertinence roborative.
Permettez moi d’en tirer une forme de synthèse car le plus grand nombre vont dans le même sens, et doivent convaincre qu’il existe des solutions pour peut que l’on veuille bien regarder les choses en face.

Beaucoup ont entendu le Premier Ministre et ce sont étonnés du changement de ton. Le « Fier Sicambre » semble rentrer dans le rang, et n’est déjà plus une alternative crédible, dans la quête d’idées nouvelles, de personnalité neuve et de leader en capacité de rassembler.
Tout cela n’est pas bien grave, car il faut vraiment tout remettre à plat, en commençant  par le commencement, le cadre démocratique !

Sans qu’il soit besoin de parler de VI ème République, emportant une réforme constitutionnelle lourde, il suffit de lister les instruments disponibles et de voir en quoi ils peuvent servir à répondre aux réalités du monde en ce début de siècle.
Ces réalités sont de différents ordres, mais toutes convergent. Les nouveaux moyens de communication autorisent une citoyenneté active par le biais de conventions citoyennes, organisées en proximité et de référendums diligentés sur les sujets qui le méritent .Cela autorise une diminution drastique du nombre d’élus aux différents niveaux, avec les gains économiques attachés  et surtout la traçabilité de la responsabilité des décisions prisent, en vertu des mandats confiés.
Il est impératif, de mettre fin à un système verrouillé qui permet  à certains de vivre toute une vie, des subsides liés aux mandats électifs.
Moins d’élus, la fin de tout cumul des mandats, dans l’espace et le temps, à l’exception de celui de Conseiller Municipal de base, un statut de l’élu novateur, mettant fin aux régimes spéciaux de retraites, un vote blanc pris en compte autorisé par une dose de proportionnelle, autant de mesures simples  à mettre en œuvre rapidement.

Le citoyen aurait ainsi l’assurance que l’élu, porteur du mandat confié, l’exercera totalement et pourra en rendre compte devant ses mandants.
Nombreux s’étonnent  du « Stop and Go » de l’actuelle politique gouvernementale, illustrée de reculades ou de reprises dans tous les domaines. A cet égard un Ministre de l’Environnement qui découvre qu’un Préfet, qui interdit ……le bois de chauffage promulgue des « Cies » est le dernier exemple ubuesque prêtant à rire…ou à pleurer.

De fait  l’élu actuel porté par son parti, et les petits arrangements internes, n’a qu’une seule ambition être réélu en promettant tout et le contraire de tout .N’ayant aucune vision personnelle autre que celle de se maintenir, l’élu laisse la main à des mercenaires de la haute fonction publique qui préparent lois et règlements, circulaires et instructions d’application, en prise directe avec les intérêts corporatistes, en fonction des lobbies les plus performants, et des chapelles syndicales, plus ou moins influentes selon les départements ministériels.

Le lecteur admettra que cette question est un préalable absolu, et qu’il importe de prendre au mot un Président qui se fait l’apôtre d’une citoyenneté participative.
Les prochaines échéances cantonales et régionales vont fournir un parfait terrain de vérification.
Dans chaque canton, dans chaque région, les candidats devront être nouveaux, plus jeunes, non cumulards, et devront exciper d’un cursus personnel probant, en terme de vision, de culture sociale et de probité.

Est-ce beaucoup demander ?

R. Hasselmann

jeudi 27 novembre 2014

REMEMBER Léon BLUM !


Nous assistions hier, dans les locaux d’HEC a JOUY EN JOSAS, à une conférence organisée dans le cadre de la réhabilitation de la maison  « Léon BLUM » léguée à la ville par Jeanne BLUM, avec un cahier des charges simple, perpétuer le souvenir de L BLUM et développer des activités culturelles.

Dans un premier temps plus de 800 personnes ont assisté à la projection du documentaire « ETE 36, les premières vacances des français », du à GM BENAMOU et D MISSIKA, pour servir d’introduction à un débat au thème porteur : «  une politique des loisirs, hier , aujourd’hui demain ? ».
Thème porteur, au moment où le modèle social français vacille sur ses fondements, et où, dans le même temps, la France s’enorgueillit d’être la première destination touristique du monde et où les 35 heures ou l’ouverture des magasins le dimanche font débats.

Dans un tel contexte, les intervenants, à la conférence débat, et ceux conviés, à la suite au dîner de soutien réunissant plus de 400 convives, ont eu beau jeu de mettre en exergue la formidable actualité de L BLUM.
Réunir dans une même salle ou à une même table toutes les sensibilités politiques républicaines et humanistes a été le pari du Maire de JOUY en JOSAS et de la fondation du patrimoine.

Pari gagné, car les suites sont inscrites dans la logique citoyenne qui a émergé tout au long de la soirée. Pierre NORA, ami de Jeanne BLUM, a résumé BLUM en 3 items, qui doivent raisonner aujourd’hui aux oreilles de beaucoup de nos politiques qui confondent l’UTILE AVEC LE FUTILE, animés qu’ils sont que par une seule ambition, se maintenir au pouvoir, et/ou conserver les multiples mandats cumulés de longue date !

L BLUM c’était :
*Une grande vision humaine et politique !
*Une vraie culture personnelle pour autoriser une vision de politique culturelle ambitieuse !
*Une formidable dimension de probité et d’éthique !

Convenons qu’à l’aune de ces 3 points, qui paraissent être le minimum requis pour qui se croit apte à briguer un mandat, beaucoup de nos élus actuels, seraient piteusement recalés.
Laissons de côté, par charité chrétienne, l’aspect probité, honnêteté et éthique, le lecteur a assez d’éléments.
Attachons nous, aux 2 autres propositions.

Sommes nous surs que nos leaders politiques ont une vision ? Une vraie conviction personnelle, forgée par une réflexion intime qui ne soit pas alimentée par des mercenaires de la pensée, livrant en « KIT » des programmes frelatés. Il n’est qu’à retracer les cursus des impétrants pour constater que dans la grande majorité des cas on brigue un mandat, car on confond le suffrage universelle avec pôle emploi, car on s’ennui dans son travail, ou qu’il vous laisse de large « loisirs », ou encore pour « tromper » l’ennui d’une vie affective monotone !

Sommes nous surs par ailleurs de la culture d’un personnel politique, consanguin, qui fonctionne avec des grilles de lecture stéréotypées, et qui répugne à sortir des sentiers battus, pour ne pas être électoralement pénalisés, par des références culturelles qui ouvriraient d’autres voies.
La vraie culture qui permet, de construire la pensée et sa traduction, sans cadre formel contraint, qui fournit les bonnes références, et qui en résultante en tire la « substantifique moelle » !

Merci d’y réfléchir avec le souvenir de L BLUM !

lundi 13 octobre 2014

INSTITUTIONS : LE PREALABLE ABSOLU !


Si le jeu des campagnes électorales accapare encore l’attention au cours des prochains mois avec des cantonales précipitées et des régionales redoutées, il demeure que le besoin d’une vrai réflexion, profonde, sur le fonctionnement de nos institutions est un sujet tout aussi important pour les générations futures et une ardente obligation pour le citoyen acteur !

Car c’est bien le dysfonctionnement de notre démocratie qui met à mal la cohésion nationale et le sens du collectif, qui devraient pourtant guider la manière de conduire les affaires.

Modifier à la marge les institutions ne suffit plus ; il faut repenser notre démocratie.

Le bipartisme qui régit aujourd’hui notre vie politique ne respecte pas le pluralisme politique, et conduit à privilégier les arrangements tactiques aux véritables débats de fond.

Toute remise en cause profonde du système est ainsi rendue impossible.

Or pour que les français aient confiance dans le système, pour qu’ils se réapproprient la démocratie, il faut véritablement remettre ce système en cause et proposer des changements d’orientation majeurs :
  • Doter la France d’un régime strict de séparation des pouvoirs, fondé sur un rapport de force équilibré entre exécutif, législatif et judiciaire (une première en France pour ce dernier point).
  • Doter le Parlement de compétences plus fortes en matière d’élaboration de la loi, d’un véritable pouvoir d’investigation et d’enquête et d’un large pouvoir de contrôle de l’action de l’exécutif.
  • Supprimer au Président de la République le droit de dissolution du Parlement
  • Faire disparaitre pour le Parlement la possibilité de renverser le gouvernement

Ne pouvant plus contraindre le Parlement par la menace de la dissolution, l’exécutif devra au contraire expliquer et convaincre pour pouvoir bénéficier des crédits nécessaires et obtenir le vote des lois indispensables à l’exécution de sa politique.

L’exécutif de son côté, devra motiver ces décisions devant un Parlement plus fort, véritable responsable du contrôle de l’action politique.

Ces changements d’orientation dans le mode de fonctionnement de notre démocratie devraient s’accompagner d’une représentation nouvelle des citoyens et de la société civile, distincte de la représentation politique classique, tant par ses objectifs que par les moyens mis en œuvre.

C’est au prix d’une réflexion poussée sur ces nouvelles orientations, et de leur mise en œuvre, que les citoyens retrouveront confiance en la politique et en notre démocratie.

C’est là, a nos yeux, le principal enjeu des mois à venir, pour le bien de nos enfants et des générations futures, préalable absolu, pour autoriser les vraies réformes indispensables pour notre jeunesse, sa santé, son éducation, son emploi et sa sécurité !

Laurent PETITBON