vous invite à entendre le chant des Cumulards

mercredi 6 juillet 2011

« Il faudrait que ce pays entre un peu en insurrection de l’intelligence ! »

La formule n’est pas de nous, mais de Jean-Pierre RIOUX qui la prononça en 2007 à l’occasion de la création d’un parti qui voulait « faire de la politique autrement », mais nous la reprenons volontiers à notre compte, car elle résume parfaitement ce que nous essayons de faire depuis quelques années, rappeler au citoyen qu’il doit être l’acteur de son propre destin, révolution des esprits et évolution des pratiques.

Ne résistons pas à la fatuité de rappeler que le mot intelligence vient du latin intelligentia qui signifie faculté de comprendre et par extension capacité d’adaptation.

Le propos peut sembler futile au lecteur, mais la perversion des mots conduit rapidement à la perversion des esprits et des mœurs.

En effet, l’intelligencia est devenue très vite la victime de son homonyme l’intelligenstia composée de brillants esprits qui dictent au commun des mortels ses opinions et s’immiscent de plein pied dans le choix des politiques menées par nos responsables, on peut même parler d’ingérence logique dans un pays qui a inventé le droit éponyme.

Les exemples sont nombreux de ces conseillers occultes, personnalités médiatiques qui s’expriment sans retenue sur tous les sujets au point de défendre parfois l’indéfendable ou de devenir les porte-parole de responsables politiques en mal d’imagination. On les met à toutes les sauces et leurs avis sont attendus tels les oracles de la pythie. Perversion des mœurs et des pratiques qui les conduit à se présenter en porteur officiel de la parole de nos dirigeants élus.

L’insurrection est une spécialité bien française, n’a-t-il pas fallu pas fallu quatre révolutions avant que naisse la Cinquième République dans une atmosphère semi insurrectionnelle provoquée par le rebelle historique qu’était le général de Gaulle.

L’histoire repasse les plats et tous les ingrédients qui préludent à une insurrection sont aujourd’hui réunis : malaise économique et accroissement des inégalités, taux de chômage très élevé, mœurs dissolues d’une classe politique dont l’indice de confiance est en chute libre, désespoir d’une jeunesse qui se considère à juste titre comme une génération sacrifiée , le climat est explosif et les évènements de 2005 peuvent à tout moment se reproduire avec une violence accrue.

Ce constat pessimiste et lucide laisse la porte ouverte à d’autres modes de vie, à d’autres valeurs, rappelons-nous la phrase d’André MALRAUX qui disait le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas. Une étude récente montre que les Français font passer la qualité de vie avant le salaire et que le mouvement des jeunes « indignés » né en Espagne s’étend un peu partout en Europe pour dénoncer une société uniquement basée sur le profit matériel et des institutions inadaptées.

Inutile de préciser que nous avons sur le sujet notre opinion et que nous proposons de mettre en place un arsenal législatif qui replacera le citoyen au centre du débat politique plutôt que de continuer à signer des chèques en blanc à des professionnels qui considèrent les électeurs comme leur fond de commerce.

Entrer en insurrection de l’intelligence, vaste programme, c’est aussi demander à chacun d’assumer son rôle dans la société, qu’il soit faible ou puissant, c’est exiger de nos représentants une totale transparence de leur action publique, c’est réfléchir à une société plus solidaire quitte à accepter de vivre un peu moins bien pour permettre au plus grand nombre de vivre mieux, c’est peut-être tout simplement se rappeler que tous les humains naissent libres égaux en droit et en dignité.


Les Libr'acteurs et Terre Démocrate

Crédit image
Science Daily

2 commentaires:

  1. Un très bel article qui coule les fondations de l'émancipation intellectuelle !
    Nous avons tous le potentiel de ne pas nous laisser abuser par la "caste politique"... il suffit d'en prendre conscience et d'y travailler. Ne restera ensuite qu'à agir pour changer le statu quo.

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  2. Prenez garde de ne pas placer la barre trop haute.Le citoyen a besoin de concret.Quand on lui parle de non cumul des mandats, de longévité politique, il comprend, surtout si clea est illustré par des faits.

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