vendredi 27 mars 2015

MARS 2015 LE CONTRE PRINTEMPS DEMOCRATIQUE !



L'un des fondateurs de LIBR'ACTEURS, livre ci-après une analyse totalement partagée par nos membres et sympathisants.

Le FN recueille 25% des voix, obtient des élus dans un suffrage majoritaire à deux tours et dirigera peut-être un ou deux départements. Ces éléments factuels signifient que ce parti s’installe comme un recours électoral. Pour autant, ce n’est pas (seulement) pour cette raison que mars 2015 constitue un tournant dans l’histoire de la démocratie française.

Malgré des institutions et des modes de scrutins organisés pour une bipolarisation de la politique, le corps électoral avait toujours résisté ; permettant aux écologistes (Verts) ou aux centristes (Modem) de faire passer quelques messages politiques forts (poids de la dette, environnement, etc.), à défaut de pouvoir gouverner. Ce temps est révolu.

Le centre a disparu. La chrysalide stérile que constitue l’UDI permet seulement d’afficher une autonomie artificielle sous respirateur UMP. Quant aux Verts, ils paieront cher leurs atermoiements et leur incapacité à « faire autrement » quand le pouvoir leur est proposé. Derrière la défaite d’hier, il fallait voir la mine satisfaite et gourmande de certains responsables du PS qui savent déjà qu’il sera impossible aux Verts d’aller seuls ou avec le Front de gauche aux prochaines élections régionales.

Le rêve du bipartisme, si cher aux dirigeants des deux formations gouvernementales – et à nombre de commentateurs paresseux de la vie politique – n’a jamais été si proche ; et au même moment, tel un mirage, il s’efface déjà derrière le voile d’un tripartisme sans perspectives.

L’électeur n’a en effet plus de choix. Son absence récurrente lors des scrutins est le reflet de cet éteignoir démocratique dans lequel il est enfermé. Le miraculeux dépassement des 50% de participation n’est pas tant une surprise (au regard des sondages préalables) qu’une confirmation d’une réalité installée depuis près de 10 ans : 1 électeur sur 2 ne se déplace plus, et ce de façon systématique. Comment, sans légitimité démocratique plus importante, imaginer que les élus fassent davantage que de la représentation et de la gestion quotidienne des faits divers que l’actualité leur soumet ?

Ainsi, trois formations politiques exsangues de militants et d’idées verrouillent la vie démocratique et politique. C’est là l’enseignement principal de cette séquence électorale. Nous ne l’avons pas encore bien vu, encore paralysés par les habitudes du monde d’avant, et la mécanique d’alternance bipolaire. Les élections régionales confirmeront qu’il ne s’agit pas d’une séquence, mais d’une nouvelle organisation de la vie démocratique. Malheureusement, celle-ci est mortifère pour la société française.

Quelques nouvelles formations politiques essaient d’émerger. Espérons qu’elles et d’autres à venir sauront faire preuve de l’imagination, de la patience et du courage nécessaires pour redonner du souffle à la démocratie française, à ce jour en grand danger.

Eric LAFOND.

Crédit photo :  REUTERS/Jacky Naegelen

dimanche 8 mars 2015

A QUI PROFITE LE CRIME ?

Dans le cadre des réflexions et points de vue, de nature a susciter débats d'idées et réactions, vous trouverez ci dessous un éclairage particulier d'un fin connaisseur du tissus des PME/PMI.





A qui profite le crime capitaliste ?

Le hasard a voulu que j’enchaîne deux réunions. L’une animée par Hervé Kempf et Philippe Frémeaux sur les alternatives à la croissance du PIB, l’autre réunissant quelques chefs d’entreprises dont l’un d’entre eux nous a « donné une leçon » de libéralisme pur et dur, leçon au demeurant assez convenue et ennuyeuse.

Ce fut pourtant une nouvelle occasion de s’interroger sur cette idéologie, ce dogmatisme de droite.

Voilà des gens brillants, intelligents et cultivés, présents sur le terrain de leur entreprise… des gens qui gagnent vingt à cinquante fois ce que gagnent leurs salariés de base… plus « accessoires »… des gens qui vivent dans le cercle fermé et aseptisé de cet entre soi élitiste… des gens qui font du bio (ou plutôt du green washing) et dont les question environnementales, les externalités ne sont pas leur problème… des gens qui trouvent les inégalités parfaitement justifiées et les très hauts salaires mérités… des gens qui voient dans la bourse une excellente source de financement de la croissance et qui nient les dérives de la finance… des gens qui « créent de la valeur » même quand c’est de la merde ou de la destruction… des gens réalistes qui épuisent la planète et toute bonne conscience… des gens à l’imagination débordante pour le business, mais limitée puisque, hormis l’argent, le pouvoir et le paraitre il n’imaginent pas que d’autres valeurs puissent exister… des gens qui louent l’exemplarité dans leur entreprise alors qu’ils ne donnent pas vraiment le meilleur exemple… bref des gens qui ne voient que vertu dans le système actuel, des gens qui taxent d’arriérés ou de malthusiens ceux qui s’inquiètent et s’interrogent… des gens qui assument avec candeur leurs certitudes en taxant les autres de bisounours !

Face à ce dogmatisme on peut « comprendre » les idéologies adverses et se poser la question, dans un cas comme dans l’autre : « à qui profite le crime ? ».

Au fond ces tenants assumés du libéralisme déroulent avec brio et certitude une « logique » bien logique. Pour eux.

En matière économique et politique en ces temps très difficile, côté objectivité et liberté de pensée, peut-on mettre sur un pied d’égalité cette élite privilégiée, profiteuse (et ceux qui lui sont inféodés dans les médias comme le dénonce si bien Corinne Lepage dans son dernier ouvrage « les mains propres ») face à ces courageux intellectuels qui paient souvent le prix fort de leur liberté de pensée ?

Il est temps de le dire haut et fort.

Comment comprendre autrement cet irresponsabilité qui consiste à laisser filer des inégalités croissantes et maléfiques pour tous si ce n’est pour en profiter individuellement le plus longtemps possible (argent, pouvoir, ego…) ?

Comment ne pas avoir le même regard critique sur leur mode de consommation délirant et destructeur de la planète ?

Comment admettre de ces « réalistes » leur croyance naïve dans la science et la technologie pour résoudre les problèmes environnementaux alors même que le problème ne cesse manifestement de s’aggraver ?

Comment accepter de ceux qui invoquent la responsabilisation (de leurs collaborateurs, des citoyens, de l’administration et de ses agents…) et dénoncent pèle mêle assistanat et solidarité, de faire preuve de tant d’irresponsabilité vis-à-vis des générations futures et même actuelles ?

Comment doit-on comprendre ce hiatus entre le niveau intellectuel de cette élite, si différente de ces capitaines d’industrie qui nous font défaut, et la « petitesse »,ce manque de « grandeur d’âme », de leurs motivations, dont le salaire est l’élément primaire et visible ?

Oui on peut comprendre le « camp d’en face » qui se nourrit de cette remarquable désinvolture.

Remarquable, car cette élite a fait basculer de son côté les cadres supérieurs, ces serviteurs dorés, et les patrons de petites entreprises (pourtant de plus en plus maltraités par cette oligarchie et ses amis bureaucrates)… tant le « camp adverse » les prends tous pour des adversaires ! Est-ce bien innocent ? Devons-nous rester prisonniers de ce manichéisme simpliste et nuisible ?

Remarquable aussi, car cette élite est adepte de la méthode « tu veux des bonbons, petite fille ? », méthode qui a conduit l’immense majorité à la perfusion et à l’addiction, mais pas à la vigilance. Qui conduit un nombre croissant d’individus à un mal-être permanent… en attendant les jours meilleurs de la reprise ! Est-ce bien innocent ? Devons-nous rester prisonniers de ces mirages artificiels ?

Entre « méthodes de droite » et « valeurs de gauche », du moins les bonnes, il doit pourtant y avoir quelque chose à faire pour sortir de cet esclavagisme des temps modernes.

La voie est assurément étroite car notre voix est interdite d’antenne ou « au mieux » ringardisée, ridiculisée, tournée en dérision et minimisée. Les chiens de garde veillent !

Ni putes ni soumis, ni de gauche ni de droite, saurons-nous susciter cet élan vital auprès du plus grand nombre ?

J.L. VIRAT

mercredi 4 mars 2015

LA FESSEE……pour qui ?

"Le lecteur trouvera un petit billet que nous inspire la situation ubuesque des prochaines élections départementales!
Occasion de confirmer à nos membres et sympathisants et de répondre à leur attente : LIBR'ACTEURS sera à l'affiche, sur l'un des cantons les plus emblématiques de FRANCE, au CHESNAY dans les Yvelines!
Un binôme va briguer les suffrages, sous le label LIBR'ACTEURS, dans un territoire qui affiche l'une des plus forte potentialité fiscale de France, ancien fief de C BLANC, repris par H GUAINO, et qui abrite la résidence de la Présidente du Front national. Une équipe animée par un membre de LIBR'ACTEURS va offrir une alternative démocratique et expliquer ce qu'est un citoyen acteur de son destin, qui entend peser sur les choix du futur conseil départemental, dans les domaines essentiels de sa compétence, Le Collége, l'accompagnement du grand âge, le soutien à la précarité notamment.
Nous serons sur le terrain lors des réunions publiques organisées, et espérons la présence de nombreux LIBR'ACTEURS et amis , notamment les 16 Mars à LA CELLE ST CLOUD et 18 Mars au CHESNAY."

R HASSELMANN

=================================




A 3 semaines du premier tour des élections départementales, il me paraît utile de souligner, en creux, le fait du jour de C CORNUDET dans LES ECHOS, frappé au coin du bon sens et intitulé « La République, l’invitée surprise de la campagne » !

Le constat mis en lumière est une nouvelles fois accablant pour la classe politique en place et pour le pouvoir en particulier. C’est sans doute la première fois dans l’histoire d’une démocratie qu’un Président de la République convoque des électeurs, pour les inviter à élire des citoyens dont on ignore les compétences et les pouvoirs……qui restent à définir !

C’est assez dire la considération dans laquelle est tenue le citoyen, et cela souligne l’hypocrisie des « Cassandres » qui viendront après coup stigmatiser l’abstention ou la montée des extrêmes. Il est vrai que TOUT MANDAT IMPERATIF EST NUL, en l’espèce ce risque est écarté !!!

Depuis bientôt 10 ans avec nos amis, nous organisons des micros trottoirs, ou de petites réunions, pour sentir le pouls de l’opinion et donner des clés de lecture au plus grand nombre.

Un citoyen acteur de son destin, un citoyen qui utilise son bulletin de vote à bon escient, est un citoyen informé.

S’agissant des prochaines départementales, le résultat est accablant, plus de 85% des quidams ne connaissent pas les compétences obligatoires des futurs Conseils Départementaux, alors que dans l’état actuel de notre réglementation elles touchent au quotidien !

Une nouvelle fois, comme pour les Européennes, la classe politique organise une escroquerie intellectuelle en conduisant le citoyen à se tromper d’élection !

Quand vous expliquez, qu’un Conseil départemental, a un rôle direct sur la vie des collèges, la vie des personnes agrées, ou celle des précaires et qu’il est primordial que le citoyen qui y siégera se consacre exclusivement à cela, le regard change et l’attention se fixe !

Car c’est bien de cela dont il s’agit, indépendamment des suites de la réforme territoriale, et de la persistance de l’échelon départemental, sans doute indispensable en certains points du territoire, dans l’instant, il nous faut des élus départementaux qui ont quelque chose à dire sur les points de leur compétence.

Le flou artistique entretenu, est un nouvel exemple de l’effet pervers du cumul des mandats, qui nécrose notre démocratie. En effet, une très large majorité des Conseillers Généraux sortant, outre qu’ils sont désignés par les appareils de partis, cumulent ce mandat avec un autre et notamment celui de parlementaire national. Dés lors soucieux d’apparaître « fiable » pour les enjeux nationaux aux yeux de son électorat, le candidat élude la proximité, pour aborder des thèmes nationaux !

L’élection à venir est une vraie chance, pour que le citoyen reprenne la main, en proximité, dans son bassin de vie, en confiant le Conseil Départemental à de nouvelles équipes mues par des principes simples de subsidiarité, d’éthique et de responsabilité. Il importe d’identifier les binômes qui seront porteurs de ce seul mandat, et qui proposent de vrais projets dans les domaines qui sont ceux des Conseils Départementaux.

Mieux qu’une fessée sans doute trop douce et qui déplait à BRUXELLES, s’agissant d’adultes en place, le coup de pied au C…..est plus approprié sans pour autant verser dans les extrêmes, ou se réfugier dans l’abstention.

Cette abstention dont nous disons avec force qu’elle rime avec ABANDON ou DEMISSION !

lundi 2 février 2015

EMPLOI ET SI NOUS INNOVIONS VRAIMENT ?



Nous aimons bien notre premier Ministre avec ses  attitudes et ses envolées, qui amusent la galerie.
Cependant après l’Apartheid, son numéro d’illusionniste en Chine, pays des meilleurs cirques, nous conduit à dire « halte au feu ! » !
Venir proclamer que la France aime l’entreprise, que les 35 heures sont une simple référence, que le licenciement est plus aisé qu’en Allemagne, et que nous travaillons plus que ce pays et tous les autres, relève a minima d’une ignorance coupable, et plus probablement d’une forme de morgue bien franchouillarde !

Chacun sait que notre modèle social, conçu dans l’immédiat après guerre, dans un contexte démographique et économique précis, n’est plus adapté au XXIe siècle, époque de toutes les concurrences, de toutes les avancées technologiques, et de la redistribution des grands équilibres géopolitiques.

Il est donc impératif à notre sens de renoncer à des replâtrages mais de faire montre de toutes les audaces, en bousculant les situations acquises et en tamisant les bonnes idées et innovations qui dorment dans les rapports et synthèses de cercles de réflexions, animés par des citoyens pour des citoyens.

A ce titre en regard de l’importance du chômage qui touche de fait toutes les classes d’âges, et à côté de mesures fortes au niveau du cursus éducatif, que nous déclinerons par ailleurs, il nous semble que le temps est venu de livrer ici ce qui suit tiré de nos travaux, et élément constitutif d’un ensemble pour valoir nouveau modèle social.

Dés l’instant où un emploi  public est vacant, à la suite d’un départ en retraite, démission ou autre, et après avoir épuisé l’ajustement par la promotion interne, la fonction publique concernée (État, territoriale, hospitalière) doit par priorité proposer cet emploi à un chômeur, sur son secteur géographique.
Cette mesure présente de multiples avantages, outre le fait de donner un emploi !

*Le recrutement se fait par un contrat de droit privé, CDI classique, qui ne vient pas obérer la dette publique, par un emploi à vie !

*Les élus locaux notamment, seront à l’abri des tentations clientélistes et népotiques.

*Les jeunes diplômés, qui dévoient par leur niveau Bac + 5 les concours à des emplois de catégorie Cou D, iraient par priorité dans le secteur privé.

* il est même possible  de n’ouvrir certains concours de la Fonction publique qu’aux seuls chômeurs.

*Les profils de postes à de très rares exceptions, sont identiques à ceux du secteur privé, et les chômeurs « seniors » pourraient apporter un vécu favorable.

*une formation accélérée pourrait même être envisagée, financée par l’indemnité chômage.

*Une telle mesure serait de nature à tendre vers l’harmonie public/privé, dans les faits et les mentalités, et ouvrirait la voie  vers un contrat unique de travail, et la fin des statuts et régimes qui empoisonnent notre solidarité et notre vivre ensemble.

*La sectorisation géographique, par bassin administratif, serait une réponse à la faible mobilité du chômeur français, en rapprochant l’offre du gisement de main d’œuvre.

A méditer au moment ou les différentes fonctions publiques vont recruter, notamment au niveau de l’éducation et de la sécurité, au moment ou les emplois aidés et notamment les contrats d’avenir montrent leurs limites, et où un service civique, ersatz fade de notre bon vieux service militaire n’abusera personne !