vous invite à entendre le chant des Cumulards

mardi 6 janvier 2009

PEDAGOGIE

Nous avons créé notre mouvement avec l’ambition d’obtenir la fin du cumul de certains mandats, préalable à une réorganisation territoriale des responsabilités, pour arriver à un fonctionnement démocratique lisible, et adepte de nouvelles valeurs.

Dans ce cadre, sur cet espace, et sur Providentielle 2007, nous avons ébauché un « abécédaire », lettre par lettre, de nature à préciser nos priorités, et le schéma structurant d’un projet global.


P comme PEDAGOGIE

Nous pensons en effet qu’il faut donner dés les plus jeunes âges des clés de lecture, pour permettre au citoyen adulte d’exercer son libre-arbitre .En ce sens nous avons écrit sur l’élitisme, et la médiocratie, sur le rôle de la presse écrite et audiovisuelle, ou sur la distinction entre convaincre et persuader.

En cette fin d’année 2008, l’actualité économique et sociale, empreinte de sinistrose, nous paraît propice à une pédagogie marquante.Comme quand nous faisions de la vivisection sur de pauvres grenouilles, rien ne vaut le réel, pour expliquer et comprendre.

L’occasion est belle pour faire comprendre au plus grand nombre et aux jeunes en particulier, ce qu’est le système économique mondial, quelles sont les interdépendances, et en quoi certains discours politiques relèvent du charlatanisme pur et simple.

A cet égard le dernier rapport de l’INSEE devrait être commenté dans les écoles primaires, avec de beaux dessins et des exemples ludiques.

L’enfant comprendrait que le produit intérieur brut d’un pays est composé de ce que le pays vend à l’extérieur, de ce que le citoyen consomme et l’entreprise investi et enfin de la variation des réserves ou stocks disponibles. L’enfant comprendrait ainsi qu’un plan qui privilégie les dépenses publics, est une vision a court terme.

Relancer une économie par de la dépense publique, est une recette vieille comme le monde, et n’inscrit pas un pays dans le moyen et long terme. C’est d’autant plus grave, quand cette recette émane d’un pays qui a déjà la plus forte dépense publique de l’OCDE et un ratio de dépendance significatif s’agissant des citoyens qui dépendent directement (fonctionnaires) ou indirectement (retraités) du denier public.

L’exercice de pédagogie, permettrait d’expliquer aux jeunes pourquoi, dans un contexte mondial ouvert, il eu mieux valu encourager, une offre de proximité, innovante, en aidant les PME directement, en aidant les jeunes créateurs d’entreprises, et en instillant de nouvelles typologies de comportement du consommateur.

Nous attendons 2009, pour mesurer les impacts d’une politique qui sous des airs de révolution permanente, ne sort en fait pas des sentiers battus de la pensée unique !


Richard HASSELMANN

vendredi 2 janvier 2009

Elitisme, méritocratie et médiocratie

De manière indirecte et larvée, les ballons d’essai lancé ici ou là par le Président de la République, génèrent des effets collatéraux qu’il faut observer. L’un des derniers exemples en date, découle du concept de "discrimation positive", désormais édulcorée par Madama WEIL et de la noble idée d’une politique de civilisation.

Dans la foulée de cette louable ambition, on apprend qu’une IGA (Inspection Générale de l’administration) préconise, de minimiser l’impact des épreuves de culture générale, dans les concours pour le recrutement des fonctionnaires.

La motivation est claire et peut paraître justifiée, il est en effet incontestable, qu’il y a inégalité, en fonction de l’origine sociale, pour les candidats face à ces épreuves, qui font appel à un corpus de moins en moins enseigné, et qui relève presque de l’inné ou de la tradition familiale.

C’est vrai et on peut le regretter, mais cela devrait légitimer une ambition qualitative du socle des enseignements en primaire et en secondaire, et replacer l’instruction civique au rang des priorités. C’est à ce niveau que l’effort doit porter.

Cela dit soyons cohérents. Tout ce beau monde semble perdre de vue, que le fonctionnaire, à quelque niveau qu’il se situe, est là pour servir la collectivité qui l’emploie. Nous sommes de ceux qui pensons, qu’il doivent être les meilleurs d’entre nous, les mieux considérés, mieux rémunérés et leurs effectifs ajustés en fonction du service et du lieu d’exercice.

Instruments du lien social et du service public, ils doivent être imprégnés de notre héritage historique, culturel et social, et partant passer par une épreuve écrite et orale qui permet de valider ces connaissances. Dés cet instant le fonctionnaire sera mieux à même de comprendre la diversité des situations sociologiques et humaines qu’il va rencontrer.

Tous les pouvoirs successifs ont dévalorisé la fonction noble qu’est la fonction publique. On s’est trop servi de l’emploi public, pour gommer le volant de chômage, pour entretenir le clientélisme politique et syndical.

C’est l’inverse qu’il faut faire, l’emploi public est un être hybride en comptabilité nationale, il n’en est pas moins essentiel.C’est là qu’il doit y avoir la plus grande productivité, si l’on veut gagner le combat de la compétitivité.

Dés lors, c’est en amont, qu’il faut préparer les jeunes français qui le souhaitent à se consacrer à l’autre. L’épreuve de culture générale doit être le sésame, et il faut permettre au plus grand nombre, issu de tous les milieux et origines d’y défendre ses chances.

L’élitisme, c’est rester dans sa caste et son milieu, la médiocratie c’est baisser les marches ou « casser le thermomètre », nous croyons qu’il y a mieux à faire. A l’heure ou l‘on parle d’ascenseur social, il faut s’attacher à élever le niveau de connaissance générale, car la connaissance technique ou professionnelle s’acquiert à partir d’un socle solide.

Richard HASSELMANN

Sources et crédits
IPREPA
Les Echos
Crédit et copyright photo
Editions First