mardi 21 mai 2013

FÉRIÉ - PONT - VIADUC

LIBR'ACTEURS compte en ses rangs de nombreuses sensibilités, qui s'expriment au travers d'articles et interventions.
L'association pose, en préalable, un respect des idées, sur les grands sujets clivant.

A vos lectures et commentaires, une approche originale et mesurée.

Le mois de mai se finit avec son cortège de jours fériés, de ponts, de RTT, de liquidation des jours de congés de l’année précédente.

Il y a 11 jours fériés en France, ce qui nous place dans une moyenne supérieure tant en Europe qu’ailleurs dans le Monde.
Alors pourquoi autant de polémique ? pourquoi est il si difficile, voir sensible, de réformer les jours fériés qui sont très concentrés en mai, qui n’ont plus de raison d’être, pour certains et dont la signification est éloignée, pour d’autres.

Sur les 11 jours fériés, 5 sont liés à la République, donc laïques (1er janvier,1er mai, 8 mai, 14 juillet et 11 novembre). Les 6 autres jours fériés sont des célébrations religieuses Chrétiennes.

Aujourd’hui, quelle est la compréhension de la population et des générations de l’après guerre du 8 mai et du 11 novembre ? Les études montrent que celle-ci est faible.
Or il y a une nécessité à garder ces évènements du passé comme ciment de la République, ainsi que de regarder vers le futur.

Proposons alors du supprimer le 8 mai et le 11 novembre et de les remplacer par une journée fériée de commémoration des 2 Guerres Mondiales ainsi que des autres guerres, des conflits armés pour les lesquels nos soldats ont donné leur vie (Guerre d’Algérie, d’Indochine, Irak, Mali, ...).

Pour regarder vers l’avenir, Notre Avenir, faisons du 9 mai, (Journée de l’Europe) un jour férié Européen. C’est une symbolique forte qui aidera à ancrer l’Idée Européenne au sein de nos populations.

Concernant les autres jours fériés, il est surprenant que dans un pays laïc, où la notion du religieux devient « tabou », où la population croyante et pratiquante est en baisse, l’on
continue à célébrer des fêtes qui n’ont plus aucun sens pour la majorité de nos compatriotes.

Dans un souci d’équité, d’intégration et pour un mieux vivre ensemble, transformons certains jours fériés chrétiens en jours fériés flottants et créons un jour flottant férié Juif et Musulman.

Ce qui permettra à certains d’être en congés pendant que les autres feront fonctionner l’Economie.

Il est temps d’oser et de faire évoluer notre pays qui semble « coincé » à l’idée de modifier quoi que se soit.

Franck. NOURMAMODE

samedi 11 mai 2013

LE 8 MAI.......OUI MAIS !

"Un billet destiné aux Echos mais jugé trop léger pour un journal "sérieux".
OUI MAIS on peut être très sérieux sans se prendre au sérieux ... A vous de juger !"

En ce jour d'Ascension, nous ne pouvons résister au plaisir de vous livrer le fruit des échos recueillis par les LIBR'ACTEURS le 8 MAI.
Nos équipes se livrent ici ou là à des micros-trottoirs pour recueillir les ressentis et les attentes sur le terrain. La question du 8 MAI, et le résultat accablant, débouche sur un exercice à peine retouché !

Nous nous sommes promenés et avons posé quelques questions !

Que signifie pour vous le 8 MAI ?
Euh ... la pentecôte, non l'ascension, non l'armistice, euh ... non un jour de conges en plus. On pourrait donc supprimer cette commémoration de la capitulation nazie ? OUI MAIS... faut pas toucher à nos avantages acquis !

Vous savez pourtant que la dette explose et qu'il faut être plus productif ? OUI MAIS l'ETAT doit commencer par faire des économies !

Donc on doit réduire le nombre de fonctionnaires et lutter contre l’absentéisme ? OUI MAIS j'ai des amis fonctionnaires qui travaillent bien et c'est des métiers durs !

Vous pensez alors que l'on pourrait jouer sur le temps de travail pour le rendre plus flexible ? OUI MAIS sans toucher à mon contrat de travail !

On pourrait peut être faire des économies en réduisant le nombre des élus et le cumul des mandats ? OUI MAIS, mon Maire il est aussi député et il défend bien notre commune à PARIS !

On pourrait alors revoir le droit de gréve, des salariés protégés ? OUI MAIS c'est parce qu'ils ne risquent rien qu'ils font grève ; c'est mieux que ce soit eux !

Donc vous êtes d'accord avec la grande majorité des français pour dire "il faut que cela change" ? OUI MAIS ...à condition que cela reste comme maintenant !

Mais dans d'autres pays, ils ont réformé et cela va mieux ! OUI MAIS ...chez nous c'est pas pareil !


A ce stade nous avons remisé nos stylos, et revisité quelques belles formules du style : "LE BON SENS EST LA CHOSE DU MONDE LA MIEUX PARTAGEE"
Nous avons aussi pensé sans rire au MUR DES C..... au CASS TOI POV C........ et au DINER DE C.......
Mais rassurez-vous, nous ne baissons pas les bras pour autant.

Bon 10 MAI

dimanche 5 mai 2013

Ruser avec ses principes « de précaution »


LIBR'ACTEURS croit opportun de soumettre à la réflexion de ses lecteurs et sympathisants, l'analyse de l'un de nos membres experts, qui porte sur un sujet sensible, avec une mise en perspective d'un principe de précaution qui nous tient à coeur.
Merci de vos réflexions.


L’enfant occidental est devenu rare. Les couples se forment plus tardivement et sur d’autres bases que naguère 1.
Les études, puis la volonté de faire carrière, prennent souvent le pas sur la vie affective et familiale.
Selon le sociologue Paul Yonnet 2, le recul de la mortalité maternelle et infantile ainsi que l’avènement de techniques efficaces de contraception au cours du XXème siècle, ont donné à l’enfant un statut nouveau.
Il est désiré et semble être un bien suprême. Ainsi, les personnes qui ne peuvent enfanter pour des raisons physiologiques ou médicales, éprouvent souvent frustration et désespoir. Ils se sentent privés de ce « droit », apparu insidieusement au cours des dernières années, le « droit à l’enfant ».
Celui-ci place alors dans l’imaginaire collectif, la parentalité comme un droit intangible. Ce « droit », serait sur le même plan que d’autres droits, tels celui au logement ou encore celui à
une allocation sociale. Grâce aux avancées de la procréation médicalement assistée (PMA), chacun pense pouvoir obtenir une descendance et ne pas être frustré de l’amour de sa progéniture.
Puisque l’on peut, le « droit à l’enfant » s’exprime et l'existence d'un droit produit des revendications.

Mais il y a là un mauvais tour joué par le verbe « pouvoir » en français contrairement à d’autres langues : il ne distingue pas la possibilité technique de faire, de la
permission légale d’agir. C’est dans ce contexte que s’inscrit la question d’actualité de l’accès à la PMA pour les couples homosexuels, que l’on pourrait étendre aux femmes ou aux hommes célibataires.
En vertu du principe d’égalité faut-il répondre techniquement à ce désir d’enfant et ne pas laisser exclusivement à un homme et une femme en couple, le droit de donner la vie ?

Avant de prendre position pour l’une ou l’autre de ces deux visions de société, il faudrait s’assurer que les questions posées sur l’évolution psychique et sociétale des enfants nés dans ces nouvelles conditions, auraient trouvé réponse. Or, même si régulièrement des statistiques, souvent fragiles, des histoires de vie et de petites séries sont rapportées pour montrer que ces enfants ne sont pas différents des autres, un doute persiste.
Les positions contradictoires prises sur ce sujet par des psychanalystes, des philosophes ou des sociologues de renom en témoignent. Malgré cette incertitude, les tenants de la généralisation de la PMA minimisent dans l'argumentation, le discernement philosophique et les considérations anthropologiques ou spirituelles, au profit de l'émotionnel qui tiennent alors lieu d'arguments. Ils acceptent, sur l’autel du « droit à l’enfant », une inconnue qui peut éventuellement perturber l’avenir même de ces enfants à naître et à vivre dans des conditions inhabituelles. On ne sait pas précisément ce que le « droit à l’enfant » convoqué pour satisfaire ce puissant désir d’enfant, peut avoir comme effets sur sa vie future.

Alors, ne sachant pas répondre à cette question, la société semble prête à « ruser », selon la tournure du poète Aimé Césaire 3, avec certains des principes de la recherche clinique : puisqu’il y a ici un doute, la situation mériterait les mêmes attentions que celles habituellement exigées dans ce domaine.
Car enfin, pourquoi faut-il passer devant un pointilleux Comité de Protection des Personnes pour pouvoir donner le moindre placebo à un sujet qui consent à participer à une étude clinique et ne rien exiger de tel ici ?
Pourquoi le principe de précaution qui face à une incertitude conseille la prudence plutôt que l’audace et qui s’impose dès qu’une suspicion de risque pour la santé est évoquée, n’est-il pas invoqué
dans ce cas précis ?
Il n’y a pas de réponse univoque à ces questions. Cependant, en suggérant implicitement que l’enfant n’a pas les droits habituellement accordés aux personnes, il est à craindre qu’il soit pris avant tout comme un dû, comme une chose destinée à combler un manque.

Michel Hasselmann
Professeur de réanimation médicale, Président de l’ERERAL (Espace de Réflexion Ethique Région Alsace)

1. Luc Ferry. La révolution de l'amour. Pour une spiritualité laïque. Plon, col. Essai, Paris 2010
2. Paul Yonnet. Le recul de la mort. L’avènement de l’individu contemporain. Gallimard, Paris 2006
3. Aimé Césaire. Discours sur le colonialisme. Présence Africaine, col. Poche, Paris 2000

Vous pouvez retrouver et télécharger l'article original paru dans la lettre N°63 du CEERE

Photo : sculpture à Oslo - Norvège

dimanche 14 avril 2013

Morale Démocratique


LIBR'ACTEURS" constate avec plaisir que la morale démocratique préoccupe les francais.
A lire à la suite 2 petits billets pour poser les bonnes questions et succiter les réflexions !



PRINTEMPS DEMOCRATIQUE ?

L’affaire « CAHUZAC » ?
Serait-ce une hirondelle qui annoncerait le printemps (démocratique) ?

Oui, bien sûr, nous nous serions bien passés de toutes ces turpitudes. Elles nous montrent une fois de plus que le personnel politique, comme le linge, a besoin d’être changé régulièrement.
Exit donc le ministre indélicat !
Souhaitons-lui de se rebâtir. Ce ne sera pas à l’évidence une mince affaire.
Quand les vagues de l’indignation seront retombées, peut-être pourrons-nous en tirer quelques enseignements, finalement pas si négatifs que ça. Risquons-nous y dès maintenant :
il n’y a pas plus de vertu innée à gauche qu’à droite. Ou, autrement formulé, la droite n’a pas le monopole des politiciens malhonnêtes. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont tous bons à jeter. Mais nous allons progresser vers plus de lucidité !

La presse a rempli à peu près bien son rôle et la justice n’a pas été entravée : ça, c’est vraiment une bonne nouvelle, et qui nous change !
Je passerais volontiers sur les hésitations de la politique économique du gouvernement (qui devra trouver les bonnes solutions), sur les maladresses de sa communication, et même sur sa propension à …compromettre de bonnes réformes.
Je serais enclin à la mansuétude si j’avais la certitude qu’à la fin du mandat, la France aura recouvré une démocratie durablement « normale », où les pouvoirs, exécutif, législatif, judiciaire, informatif seront clairement séparés. Si j’avais la certitude que les cumuls de mandats limités, les politiques redevenus justiciables comme les autres et enfin des élus responsables (rendant compte) de leurs engagements autant de points qui seraient de vrais signes d’un printemps démocratique.

J.Bellier



HARO SUR LES POLITIQUES : ARRÊTEZ LE MASSACRE

Beaucoup de nos élus sont d’honnêtes gens. Plus soucieux de leur réélection et de la victoire de leur camp, certes, que d’offrir une vision forte à notre Pays.
Mais pas tous pourris, loin de là. Alors comment peuvent-ils supporter cette suspicion, cette défiance qui gangrène, elle, la vie démocratique d’un Pays dont les citoyens sont mis à contribution, eux ?

Le citoyen cherche la cohérence entre acharnement et laxisme. Acharnement pour faire passer une loi qui divise les Français. Laxisme sur une question qui décrédibilise nos élus. A trop tirer sur l’élastique, c’est le slogan « tous pourris » qui prévaudra dans les urnes. La suite, il faut la craindre.

Mais heureusement la coupe semble enfin pleine ce coup-ci !

Libr’acteurs et le Rassemblement citoyen, chacun à sa manière, militent depuis des années pour sortir de cette situation indigne d’une démocratie comme la nôtre. Pour que tous les citoyens puissent être acteurs, d’une manière ou d’une autre.

Il est donc temps de formuler trois exigences fortes :

· Limiter le cumul des mandats dans l’espace et dans le temps, pour tous les élus ;
· Introduire une dose de proportionnelle pour sortir de la connivence objective UMP PS ;
· Exiger des élus et de leur conjoint la transparence sur leurs revenus et leur patrimoine, déclaration détaillée sur l’honneur à l’appui.

Libr’acteurs et le Rassemblement citoyen s’adressent à tous ceux qui font de la moralisation de la vie publique une priorité. Qu’ils se manifestent ainsi que leurs amis à :
http://libracteurs.blogspot.fr/
http://www.rassemblementcitoyen.org/

Tous ensemble, mettons la pression.
Seul moyen d’arrêter le massacre de ceux qui ne le méritent pas. Passage obligé pour aider notre Pays à rebondir.

C LIEBER.

Crédit Photo : affiche du film "L'Ordre et la Morale" de Mathieu Kassovitz