vendredi 27 juin 2014


C’est la devise des jeux olympiques qui me vient à l’esprit a la lecture du rapport présenté ce mardi par J PISANI-FERRY « Quelle France dans 10ans » !
Plus vite, plus haut, plus fort, tant les propositions restent en de très nombreux domaines « trop tièdes, trop modestes, trop aléatoires ».

En l’état actuel du pays, la devise olympique ne sera pas empruntée plus qu’il ne faut, car si l’important c’est de participer et de bien combattre, il est primordial de triompher !

Triompher de nos immobilismes, de notre consanguinité de caste, de notre morgue et de notre suffisance qui nous incline à penser que nous avons raison contre la terre entière. Triompher surtout de notre système démocratique, confisqué par les partis politiques.

Les lecteurs, très nombreux qui nous font l’honneur et l’amitié de nous lire savent que LIBR’ACTEURS, depuis des années prône une citoyenneté active et une réforme fondamentale de nos modes de sélections de nos élus. Les articles publiés ici ou sur d’autres supports, prouvent si besoin est de notre antériorité .Nous n’en tirons aucune vanité, mais cela nous conforte dans la poursuite de l’effort .LIBR’ACTEURS se méfie de l’ACRATIE cette maladie de la volonté qui veut que l’on sait ce qu’il faut faire, mais qu’on ne fait pas !

Nous avons la chance de disposer dans toute la France de membres et sympathisants, qui nous alimentent de leurs lectures de leurs réflexions et surtout de leurs expériences de terrain.
Nous avons la chance de ne compter en nos rangs, aucun leader autoproclamé, en vertu d’une supposée notoriété, tirée de trajectoires politiques, médiatiques ou professionnelles.
Dés lors nous allons pouvoir d’abord proposer un socle lucide et fort, avant de voir quels citoyens nous paraitront les mieux a même de le faire connaitre.

Ce socle sera bâti en 4 volets, à partir de nos travaux, et constats.
Une réforme sans faiblesse de notre cadre institutionnel.
Une approche innovante d’un nouveau modèle social.
Une déclinaison lucide des enjeux et responsabilités des acteurs économiques.
Une prospective réaliste de la transition écologique indispensable.

Sur ces 4 axes, nos propositions vont être enrichies pour permettre en fin d’année d’élaborer un cadre abouti, qui sera ensuite diffusé par tous vecteurs pour être entendu et « challengé » par le plus grand nombre et servir a l’émergence d’une nouvelle race d’élus citoyens, qui ressembleront mieux aux français car ils en seront véritablement issus.
Plus vite, dans la réforme territoriale n’en déplaise a des sénateurs, qui veulent imposer « leur train » ……pour ne pas descendre des wagons douillets ou ils sont logés !
Plus haute l’ambition d’un nouveau modèle social, avec notamment un système de santé qui donne la primauté absolue au citoyen financeur, et toujours patient, par l’âge, la maladie ou l’accident !
Plus forte l’impérieuse nécessité de reconnaître l’entrepreneur qui prend le risque et qui crée l’emploi, quelle que soit la forme de sa gouvernance et son secteur d’activité.
Plus vite, plus haute, plus forte, la conscience de la terre, pour que développement durable mérite sa définition, et que ce qui se fait aujourd’hui n’obère pas lourdement le quotidien des générations futures.

Merci de vos observations, contributions, ici ou sur libracteur-at-gmail.com.


R HASSELMANN

jeudi 29 mai 2014

DÉMOCRATIE ET COMPLEXITÉ !


Nous voudrions revenir ici, toute révérence gardée, sur l'interview d'Edgar MORIN publié ce jour et portant sur le management de la complexité, prélude au U.S.I (Unexpected Sources of Inspiration) des 16 et 17 juin prochain à PARIS. Nous invitons instamment, les dirigeants politiques de ce pays à s'y rendre!!

Pour avoir été, dés les années 60, via le scoutisme, sensibilisé à la conscience de la terre, au respect du vivant et de la nature, nous sommes frappés par cet acharnement du politique à ne pas vouloir voir et entendre les réalités, et à nous conduire au résultat de ce 25 mai !

Avec d'autres, nous avons forgé dés les années 70, le concept de management basé sur "l'écologie des collaborateurs". Nous l'avons systématiquement appliqué dans nos managements publics, privés ou au sein du tiers secteur, et promotionné, dans nos interventions sur les formes alternatives d'entreprises, ou les formations en VAE (valorisation des acquis de l'expérience).
Principe simple, une entreprise dans quelque secteur que ce soit, doit prendre en compte l'équilibre du collaborateur et de sa famille, pour juger de l'impact de sa décision. Le bon manager doit s'attacher à choisir à l'aune de cette obligation, et prendre ainsi la meilleure décision.
Nous avons vite compris que cette démarche de simple bon sens devait être inculquée aux décideurs publiques. C'est ce qui nous a conduit à plaider de longue date pour pour l' ECOLOGIE DU CITOYEN, et à créer une association pour convaincre les élus de l'utilité de cette démarche !

Force est de constater que nous avons prêché dans le désert et que nous sommes très loin du compte, ce qui explique la lente dégradation de notre démocratie traduite en abstentions ou en votes protestataires.
La complexité dont parle E MORIN, donnée préalable à analyser pour innover, ne peut se satisfaire d'élus prisonniers de leurs castes, de leurs consanguinités, et de leurs grilles de lectures stéréotypées.

L'écologie du citoyen implique selon nous, de comprendre la complexité des attentes, des besoins, des particularismes et de bien percevoir les interactions entre les acteurs. Il faut donc au niveau politique disposer de méthodologies alternatives pour innover et avancer. 
L'ECOLOGIE de l' ACTION est indispensable en entreprise, car une mauvaise décision peut se retourner contre l'entreprise ou le manager. Convenez que c'est autrement plus grave, quand par absence d'écologie de l'action une mauvaise décision se retourne contre les citoyens et les générations futures.
C'est pourtant ce qui arrive depuis des lustres, par le clivage partisan et binaire qui se résume à la lecture géométrique que nous dénonçons. Raisonner entre le gentil et le méchant, entre le bon et le mauvais, en le conservateur et le progressiste, laisse le champ libre à toutes les outrances, et donne à des idéologies, l'aspect d'une innovation alternative.

Fort heureusement, en dépit du brouhaha organisé par les partis dits de gouvernement, avec l'onction des grands médias et l'impuissance du CSA, des mouvements citoyens se lèvent et vont prendre rang dans un avenir proche.
Il reste à souhaiter que ces mouvements aient la sagesse de se regrouper, pour mutualiser les talents et les forces. Il appartiendra aux citoyen d'y veiller avec nous.
C'est en tout cas l’une des missions que LIBR'ACTEURS va se fixer dans les mois à venir, sans ostracisme, sans œillères, et sans faiblesse !

R HASSELMANN


lundi 12 mai 2014

Stages en entreprise pour les élus, est-ce suffisant ?

LIBR'ACTEURS va finir par faire entendre raison, pour régénerer notre démocratie, pour preuve les voix qui nous rejoignent pour que l'élu connaisse l'entreprise. Occasion de donner la parole à l'une de nos membres, experte en la matière et pilote de nos propositions dans ces domaines.

Cela fait  20 ans que  je dis et écris  que l’employabilité s’acquiert à l’école. Tous les acteurs que j’ai rencontrés, parents d’élèves, enseignants, fonctionnaires des  collectivités territoriales, élus, m’ont parfois accordé une écoute bienveillante, mais le plus souvent répondu que ce n’était pas l’urgence du moment. Mon expérience de 8 000 stages organisés m’a renforcé dans cette conviction.
Il semble que nous commençons à changer de logiciel si l’on en croit le nombre d’articles de presse qui relatent une proposition faite aux élus de la nation, par une association Entreprise et Progrès présidée par Denis TERRIEN, de passer une semaine dans une entreprise pendant les vacances parlementaires pour effectuer un stage. L’initiative baptisée «Moi parlementaire une semaine dans les pas d’un PDG» repose sur une réalité que personne ne conteste : "Notre constat est que les députés français connaissent peu l'entreprise et nous pensons que, s'ils la connaissaient mieux, ils seraient plus en confiance pour légiférer""90% des députés ne connaissent pas le monde privé et doivent passer des lois sur l’entreprise privée"…. "Imaginez qu’on demande à des dirigeants d’entreprise de passer des lois sur le droit de vote, ou sur les circonscriptions : je ne pense pas que ça soit les meilleures lois".
Ça va sans dire mais ça va encore mieux en le disant. Est-il raisonnable de confier de tels pouvoirs à des personnes qui ne connaissent pas les sujets dont elles auront à traiter ? Accepterait-on que les enseignants ne connaissent  pas les programmes dont ils ont  la charge ? … et malgré cela  les classements de la France en matière d’éducation posent question. Accepterait-on qu’un médecin n’ait pas fait les études nécessaires à l’exercice de sa profession ? …. et une enquête du magazine topsanté montre que beaucoup d’entre eux ne connaissent pas les effets indésirables des molécules qu’ils prescrivent, ce qui provoquerait 18 000 décès par an pour prise injustifiée de médicaments. Plus modestement, un Président d’association bénévole peut être poursuivi pour faute de gestion.
Que dire lorsqu’il s’agit d’élus qui gèrent des sommes considérables et ont la charge de décisions qui engagent la collectivité pour plusieurs années et parfois plusieurs décennies. Élue moi-même pendant 18 ans au sein d’un conseil municipal, je ne cache pas que j’ai appris « sur le tas » à lire et voter  un budget ou à prendre des décisions en matière d’urbanisme….
La question que pose en filigrane l’association Entreprise et Progrès n’est pas anodine : les élus peuvent-ils exercer correctement un mandat s’ils n’ont pas un minimum de connaissances ? Un stage d’une semaine, c’est peu et certainement  pas assez, mais c’est un début de réflexion sur la nécessaire formation dont ils ont besoin. La légitimité des urnes ne remplace pas la compétence et si nous ne changeons rien, la démocratie ne sera bientôt plus qu’une course à l’échalote où il suffit de promettre pour gouverner et de savoir naviguer pour durer.
Depuis plusieurs années, je propose que l’on crée pour les candidats à une élection des cursus courts ouverts à tous sur présentation d’un dossier sérieux et que l’on décerne à la fin un certificat d’aptitude, au même titre que l’on délivre le permis de conduire ou un brevet de secouriste. Cette formation pourrait être envisagée en remplacement du  service militaire par un service civique qui se ferait, en alternance  pour les jeunes, ou a posteriori pour les plus âgés qui demanderaient à bénéficier du DIF  le droit à la formation.
Je ne prétends pas que cela réglerait tout, mais ça éviterait aux élus d’avoir recours systématiquement à des experts ou de céder à des lobbys très performants qui sont devenus les vrais décideurs dans de nombreux domaines.

Colette GISSINGER

jeudi 8 mai 2014

LES INDIFFERENTS !



Dans moins d'un mois les électeurs Européens auront voté! En France tous les indicateurs prédisent une abstention record, ou un vote protestataire de rejet des réalités. Avec LIBR'ACTEURS, depuis des années nous nous efforçons de rendre le citoyen acteur de son destin. Au même titre que nous nous référons a Aristote "chaque citoyen doit être tour a tour gouvernant et gouverné", empruntons a GRAMSCI !


Empruntons effectivement à Antonio GRAMSCI, et à sa "CITE FUTURE" (1917), un titre d'une brulante actualité : LES INDIFFÉRENTS !

Dés l'instant où l'abstention ou le vote blanc ne sont pas pris en compte et ne se traduisent pas par des élus, ils sont indifférents, et ne pèsent pas. Ces attitudes passives, contrairement à ce que l'on croit marquent l'histoire en laissant l'initiative à des petits groupes qui profitent de l'absentéisme, de l'indifférence, pour tisser leur toile dans l'ombre.

Ainsi et GRAMSCI le montre bien, les destins de génération sont manipulés et orientés, par les visions restreintes, les ambitions et intérêts de petits groupes actifs, que le plus grand nombre ignore car il ne s'en préoccupe pas.

Le 25 mai prochain, il est impératif que l'électeur se mobilise pour exprimer un choix, lucide et responsable. A défaut il sera inutile de venir se plaindre, en "pleurnichant" sur le thème de l'innocent irresponsable. L’indifférent sera responsable et coupable, car il n'aura pas utilisé le poids de son vote, pour construire intelligemment l'Europe de demain.

Cet éclairage m'est suggéré après avoir suivi la saga liée à l'accord de libre échange entre l'UE et les USA, confortant celui en gestation avec le CANADA. Il faut avoir entendu l'impayable Karel de GUCHT, commissaire européen au Commerce, pour comprendre en quoi le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), venant après l'AECG (Accord économique et Commercial Global) avec le CANADA, sont autant de chevaux de Troie qui vident de sens l'essence même de la communauté Européenne.

L'indifférent, ne se positionnera pas sur cette question, comme il ignorera les questions qui ont trait aux limites de l'espace Schengen, à la gestion de l'€, ou , tout simplement à l'architecture institutionnelle de l'UE, à revoir d'urgence dans le sens d'une meilleure lisibilité démocratique.

GRAMSCI, malheureusement récupéré par une gauche anarcho- libertaire, écrit :" Qui vit véritablement ne peut pas ne pas être citoyen, ni prendre parti. L’indifférence est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté.." !

Puisse l'électeur et les jeunes en particulier s'en souvenir le 25 Mai, pour étudier les programmes proposés, débusquer les impostures populistes et donner mandat à ceux qui, libres de toute contrainte partisane, posent les bonnes questions pour envisager les bonnes réponses.

R HASSELMANN.