vendredi 11 avril 2014

Se suicider, n'est plus un verbe essentiellement pronominal

  
Référence initiale : Lettre du CEERE avril 2014

 Au rang des grandes questions sociétales, celle de la fin de vie, LIBR'ACTEURS donne ici à lire et à réfléchir avec une analyse, qui, à bien y regarder, interroge le libre arbitre, et par conséquent l'exercice de la démocratie.


Se suicider, n’est plus un verbe essentiellement pronominal.

La conférence de citoyens organisée le 13 décembre 2013 à Paris par le CCNE sur la fin de vie à fait surgir de l’inattendu dans le débat sur le suicide assisté : se suicider ne serait plus un verbe essentiellement pronominal. 
En français, ces verbes ne peuvent se construire qu’avec un pronom réfléchi signifiant que l'action qu’ils définissent est exercée par le sujet sur lui-même. Ils n’ont de ce fait pas de forme passive. Ainsi, on peut s’évader ou s’évanouir mais on ne peut pas « évader » ou « évanouir » quelqu’un. 
Se suicider fait partie des verbes essentiellement pronominaux, mais à un tel degré qu’il l’est deux fois en raison d’un pléonasme qui s’est glissé lors de sa création. D’après ses racines latines « sui » soi-même et « caedere » tuer, le verbe signifie, par sa structure même, que c’est « soi » qui agit contre « soi » pour donner la mort. Pour le dictionnaire Littré « Suicide équivaut à soi-meurtre ; se suicider équivaut donc à se soi-meurtrir. » Or, voilà que ce verbe obstinément pronominal, est l’objet d’une subversion grammaticale opérée par 12 des 18 membres de la conférence de citoyens. Selon eux, Le suicide médicalement assisté existe dès lors que la volonté de mourir a été exprimée par la personne (volonté attestée médicalement, assistance et administration ou non par un tiers.) Ils précisent :  Nous distinguons dès lors deux possibilités : les personnes en capacité de réaliser cet acte et celles qui ont besoin d’une assistance. 
Ainsi, la mort donnée par un tiers à une personne atteinte d’une maladie incurable qui en pleine conscience a manifesté la volonté de mourir, ne serait plus l’euthanasie comme définie aux Pays Bas, mais un suicide assisté. Il serait désormais possible de « suicider » quelqu’un, admettant par là que l’action contre « soi » ne serait plus faite par « soi ». Pourtant, en juin 2013, le CCNE dans l’avis N° 121 estimait à propos de l’assistance au suicide que cette légalisation n’est pas souhaitable. Mais il n’avait pas c’est vrai, opéré la subversion grammaticale. Ce qui a amené le groupe de citoyens à dénaturer le verbe se suicider repose, semble-t-il, sur le fait qu’une demande volontaire de mort équivaut, selon eux, à un suicide quel que soit le mode opératoire. Ainsi est placée au-dessus de tout, la volonté qui donne à la personne la faculté d'exercer un choix libre guidé par la raison, dans la visée d’une fin désirée. Cette prise de position participe du respect de l’autonomie de la personne, pierre angulaire de la relation-médecin malade contemporaine. 
Toutefois, sans remettre en question la primauté de l’autonomie, on peut se demander si dans leur réflexion, les citoyens ont pris en compte le fait que l’expression d’une volonté n’est pas un acte et s’ils ne confondent pas dire et faire. Un sujet qui dit « je veux mourir » n’est pas toujours un sujet qui se tue. Par ailleurs, ils ont sous-estimé les conséquences humaines et sociétales de leur posture. Sur la personne du médecin tout d’abord qui, n’agissant plus selon sa volonté propre, devient l’instrument de la volonté d’autrui. Dans la proposition nouvelle, le médecin dont la mission historique est de soulager la souffrance et de protéger la vie, se trouve face à l’injonction de donner la mort. L’avis N° 21 réaffirmait pourtant il y a peu de temps le maintien de l’interdiction faite aux médecins de  « provoquer délibérément la mort» protège les personnes en fin de vie […] il serait dangereux pour la société que des médecins puissent participer à « donner la mort. »  
Il faudra bien des ressources au médecin pour faire tenir ensemble cette contradiction quand il lui sera demandé d’être « suicideur ». Il pourra peut être ne pas se poser trop de questions au nom de ce qu’il nommera compassion. Il pourra aussi être soutenu dans son rôle par l’idée que véhicule en elle-même la subversion grammaticale qui conduit au verbe « suicider ». En effet, elle le dédouane de l’acte mortifère car, même s’il injecte la substance létale, il pourrait se convaincre, en conscience, que ce n’est pas lui qui donne la mort mais bien la « volonté » de la personne malade qui agit. Il donnerait la mort sans être l’auteur de la mise à mort ce qui pourrait contribuer à banaliser l’acte. 
 La subversion grammaticale n’est pas non plus anodine pour la personne malade elle-même. Le fait que le suicide qu’elle demande soit exécuté par un tiers peut obérer une part de sa liberté. Dans le suicide assisté « classique », la personne libre, peut in extremis ne pas passer à l’acte. En Oregon, plus de 30% des personnes disposant d’une substance létale prescrite conformément à la loi sur le suicide assisté, ne l’utilise pas. Qu’en serait-il si un tiers est l’exécuteur ? 
Les membres de la conférence de citoyens semblent troublés par cette idée quand ils rédigent Pour autant nous insistons sur la nécessaire vigilance à apporter dans les cas où le suicide médicalement assisté concernerait des personnes n’étant pas en capacité de réaliser le geste par elles-mêmes afin de prévenir toute dérive. 
 Mais la subversion grammaticale a peut-être un autre mobile : intégrer dans le suicide assisté l’acte d’euthanasie tel que défini au Pays Bas et ainsi libérer le mot euthanasie. Il peut alors être utilisé pour qualifier la mort donnée à une personne en fin de vie hors de sa demande. C’est ce que font les membres de la conférence citoyenne qui entendent par euthanasie le cas d’une mort médicalement assistée sans qu’il ait été possible d’obtenir le consentement direct de la personne. Position périlleuse tenue par le groupe au regard du code pénal français selon lequel « Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre ». 
Or il n’était pas utile d’en arriver là dans la mesure où le CCNE dans l’avis N°121 préconise le respect du droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde jusqu’au décès si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation, ont été interrompus à sa demande. Si cette subversion grammaticale est validée, elle pourra faire jurisprudence. 
Un apprenti despote voulant se faire élire démocratiquement pourra « désister » ses adversaires politiques et « abstenir » les électeurs rétifs. Torturer la grammaire et le sens des mots pour servir une cause n’est jamais anodin, les régimes autoritaires l’ont montré. Les citoyens de la conférence du 13 décembre s’y sont essayé sans que l’on sache vraiment à qui ceci peut profiter. Il n’est pas utile de recourir à une subversion grammaticale dans un domaine où l’arsenal législatif, les différents avis et rapports en matière de fin de vie peuvent parfaitement être opérants. Il faut pour cela que la loi Leonetti, le rapport Sicard et l’avis N° 121 du CCNE soient connus, respectés et appliqués sans qu’il soit nécessaire de rajouter des lois aux lois. 
L’existant peut assurer à la personne une fin de vie honorable, sans bafouer ce qui fait société. Pour le dictionnaire Littré « se suicider » est un barbarisme. Que dire alors de « suicider quelqu’un » ?


Michel HASSELMANN

Médecin, Professeur de Réanimation Médicale – Université de Strasbourg
Directeur de l’Espace de Réflexion Ethique Région Alsace


vendredi 28 mars 2014

2 géants et 1 nain

En ces temps incertains, tendus et compliqués, nous assistons à la fois à un Anschluss « Sauce Poutine », à une réaction timide de l’Europe et les Américains qui suivent cela et mène le tempo de la réponse et de la riposte.
Tout cela met en évidence les points suivants :

1- L’incapacité de l’Europe à peser sur les événements importants et graves. Nous n’assistons plus qu’à des gesticulations et des vociférations. In Fine, V. Poutine continue de dérouler son schéma de retour à la Grande Russie, passant outre les conventions internationales, le droit des peuples et mettant en péril son économie déjà fragile et peu modernisée.

2- La trop grande dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie qui empêche cette liberté de manœuvre et de propos. La crainte majeure étant de voir les Russes bloquer leurs approvisionnements de Gaz et de pétrole ou d’en augmenter fortement les prix, ce qui mettrait en péril les économies des pays européens déjà affaiblies par la crise financière et structurelle.

3- L’absence de vision, de politique étrangère et de défense fait cruellement défaut. Entre le dialogue permanent, infructueux, entre Angela Merkel et Vladimir Poutine, des actions diplomatiques des autres pays et la menace de sanctions sont les seules actions que l’Europe est capable de faire.

Tout résulte que l’Europe n’est qu’une Grande zone Économique, stable et prospère. Elle se veut influente et veut peser sur les événements du Monde, montrer une direction, tenir tête , mais elle ne l’est pas et ne le peut pas.
En effet, les pays de l’UE n’arrive pas à avoir de vision politique, diplomatique, militaire, de défense commune – comment est ce possible à 28 ?-
Les pays de l’UE issus de l’ancien Bloc Soviétique, les pays à culture Anglo saxonne, les pays du Scandinaves, le bloc Allemand et la France n’ont pas les mêmes visions, les mêmes intérêts. Comment alors parler d’une voix commune, haut et fort et en se faisant respecter ?
La trop grande dépendance vis-à-vis des États Unis est également un élément bloquant. Pourquoi vouloir protester contre les Russes, imposer des sanctions économiques, alors l’invasion de l’Irak par les USA, illégale, basée sur des mensonges proférées devant le conseil de securité de l’ONU, a apporté un soutien de certains pays de l’UE et une réaction contre menée par la France. En fin de compte, pas de sanction, on a laissé faire.
V. Poutine en fait de même. Qu’on le veuille ou non la Crimée sera Russe.
Alors prendre les armes et faire la guerre ? contre un ennemi lointain et faible et au nom de valeurs, oui, mais contre les Russes qui sont si près de nous, de qui nous dépendons en énergie et qui ont l’arme atomique, c’est non. Quels moyens humains, militaires et financiers avons-nous seuls ? Aurons nous l’appui des USA, déjà très challengés en Afghanistan et en Irak ? Nos économies sont exsangues, nos déficits abyssaux et nos budgets militaires sont en baisse.

Le monde développé a fait le choix du social, du développement économie, de l’entraide et de la paix. Pour autant il faut se donner les moyens de nos ambitions, qui passent par :

Mettre en place, une politique diplomatique commune forte avec une vision claire, et cela ne peut se faire que dans une Europe politique et limitée à quelques pays
Organiser une Armée Européenne, un OTAN de l’UE, pour mutualiser les coûts, les moyens, les compétences et l’efficacité.
Avoir une politique d’indépendance énergétique avec un mix qui donnerait la grande à l’énergie décarbonnée et qui nous rendrait moins dépendant des autres.
Développer un nouveau modèle de développement et de croissance, pour ne plus etre un suiveur mais un leader
L’Europe est un continent sans ressources énergétiques fossiles et sans matière première. Nous devons donc créer notre indépendance en utilisant notre ressource intellectuelle (compétences et intelligences)
L’Europe est une Puissance économique Forte, prospère et démocratique. Elle est enviée et copiée par tout le monde.

Nous arrivons à la croisée des chemins où l’Europe doit prendre son destin en main, doit avoir les outils pour assurer la sécurité de son territoire et enfin de grandir en étant un partenaire à part entière des USA e des autres puissances.

Les Élections qui arrivent sont une occasion de reprendre la main et de faire de l’Europe la puissance qu’elle doit être et ne plus être et se comporter en « nain » politique et économique

F.NOURMAMODE

Crédit image : Jack le chasseur de géants - Bryan Singer

mercredi 19 mars 2014

Enfumage !


Bossuet disait : "Dieu se rit de ceux qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes !".
Ce constat trouve toute son actualité. Déclinable aujourd'hui en de très nombreux domaines, l'un en particulier mérite réflexion, car il trahit cette malheureuse propension "franchouillarde" à penser que nous avons raison contre le monde entier, et à foncer vers le précipice en klaxonnant !

Aucun citoyen de ce beau pays n'aura échappé aux images d'un ciel grisâtre, et d'un soleil voilé. Aucun citoyen n'aura échappé aux diagnostics des "Diafoirus" sur les causes, les symptômes et les remèdes, face à une pollution, rarement atteinte depuis de longues années, mais dont tout permet de penser que la récurrence sera désormais assez fréquente.

Certains citoyens, auront vu ou entendu, des lanceurs d'alertes, comme C. Lepage, experte égarée en politique, souligner qu'une loi sur l'air existe depuis près de 20 ans, et qu'il eut suffit déjà d'appliquer la loi pour ne pas en arriver là. Mais me direz-vous, où en sommes-nous arrivés ?

Nous en sommes arrivés à ce formidable paradoxe de voir une activité, un produit, néfaste à la santé publique, le diesel, être à la fois subventionné directement et indirectement, et être générateur de coûts induits pour le budget de la santé, et de manque à gagner pour le budget de l'État !

Une nouvelle fois, un "champion français" contraire à l'intérêt général a été privilégié par des pouvoirs publics manipulés par des lobbies de toute nature et aveuglés par une lecture court-termiste de la gestion du bien-être citoyen.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit, le diesel a été promotionné, à l'achat des véhicules, au niveau du prix à la pompe (TIPP moindre), mais aussi au niveau du fléchage des crédits recherche, là où le moteur hybride ou thermique est resté le parent pauvre, générant de graves déficits de compétitivité pour nos constructeurs.

Voilà très rapidement brossée l'approche politico-industrielle. Il en est une autre qui me tient tout particulièrement à coeur, l'impact santé publique. La France est sans doute l'un des rares pays au monde, qui subventionne puissamment, directement et indirectement, un produit dont l'OMS reconnait qu'il a des effets sur la santé humaine, par le biais de différentes pathologies, au premier rang desquelles le cancer du poumon.

Juste un petit chiffre pour situer les enjeux, mais sans perdre de vue "l'humain", le traitement d'un cancer du poumon, sans préjuger de l'issue, s'élève à 13 000 euros, à rapprocher des 30 000 décès attribués à ce cancer et lié à la pollution de l'air.

Je n'irai pas plus loin dans l'instant, sauf à souligner qu'au moment où l'on rabote des niches, au moment où l'on se pose des questions sur notre déficit et notamment celui des comptes de la santé, il serait peut-être temps de se poser les bonnes questions.

Pour nous, l'une relève du vrai courage politique, et l'autre du simple bon sens citoyen. Cette affaire de lutte contre les pollutions, et d'harmonisation des politiques énergétiques et industrielles, montre si besoin est qu'une Europe repensée est indiscutablement l'échelon pertinent pour des mesures efficaces, gardienne de la santé des populations aujourd'hui, et soucieuse de celle des populations à naitre... cela s'appelle le développement durable.

R Hasselmann
Le Cercle Les Échos
16 mars 2014

dimanche 16 mars 2014

HABILITATION !

La position de LIBR'ACTEURS qui entend rendre le citoyen acteur de son destin, par une régénération de notre démocratie, est, par les temps qui courent, assez confortable. Confortable, car dans le cadre des élections Européennes qui se profilent, il nous est donné, de rencontrer beaucoup de monde, et d'être associés et invités à de nombreux colloques ou réunions.

Nous en retirons une quasi-certitude, confortée par nos échanges et conversations. COPPE/SARKOZY/BUISSON, au delà des signes évidents de dégradation du principal parti d'opposition, et du "mauvais cas" pour un ancien Président tenté par le goût du "revenez-y", ces 3 dossiers, sans préjuger des suites commandent l'URGENCE!!
Urgence pour l'actuel hôte de l’Élisée de justifier pleinement son "outing' social démocrate!

Urgence pour les personnalités éprises de démocratie et d'humanisme de s'unir, par delà les égos, les écuries et les affichages partisans, dont le citoyen ne veut plus!

Urgence enfin pour ces mêmes citoyens, épris de justice et de solidarité, lucides et ayant une certaine idée des réalités d'accepter les réformes indispensables et les menus sacrifices qu'elles induisent.

Ces réformes ne seront possibles qu’à partir d'un socle républicain indiscutable, constitué de personnalités visibles, instrument et soutien de nature à donner au Président de la République, le courage de l'action!

Action simple à décliner en étapes:

*Une loi d'habilitation sur les points à reformer, structures de l’État, formation professionnelle, transparence financière, etc.

*constitution de conventions citoyennes, pour réunir des "citoyens impartiaux" aux fins de participer a l'élaboration et donner avis sur l'architecture des mesures.

*mise en œuvre par ORDONNANCES, autorisées par l'habilitation.

Au fait si par malheur cette loi d'habilitation de bon sens n'était pas votée, le socle Républicain évoqué supra, donnera un ultime courage. Courage de la dissolution de l'AN pour se donner, enfin une vraie représentation citoyenne, de français, qui savent qu'il faut à la fois veiller au bien être de notre quotidien, tout en arrêtant d'obérer puissamment celui des générations futures.

La situation politique, économique et sociale du pays mérite sans conteste que tout cela soit mis en perspective, nous nous y employons, avec d’autres par le biais de Rassemblement Citoyen

R HASSELMANN.

dimanche 2 mars 2014

ACTEUR DE SON DESTIN !



ACTEUR DE SON DESTIN !

Lors d’une récente réunion de travail locale, j’ai été amené a justifier la croisade de LIBR’ACTEURS et du RASSEMBLEMENT CITOYEN, pour rendre le citoyen acteur de son destin.
En cette affaire permettez-moi de me référer à SCHUMPETER, pour faire du neuf il faut casser de l’ancien, ou pour le dire autrement, la destruction de certaines citadelles peut être créatrice.

C’est à mon sens l’un des axes majeurs à l’aube des prochaines élections Européennes. Il faut effectivement avoir le courage de dire et d’écrire que l’EUROPE est à repenser et à rebâtir. Le nier est faire le lit des extrêmes ou celui de l’abstention.

Face à l’Europe, le citoyen de base est mal à l’aise. Mondialisation, nouvelles technologies, dictature de l’urgence, sont pour beaucoup autant de chevaux de Troie de l’impérialisme économique US, du dumping social des BRICS, enfin et surtout terreau fertile pour les capitaux douteux et les lobbies de tous genres.

Nous devons dire que nous ne sommes pas dupes, et qu’une Europe trop ouverte ne nous protège pas. Le temps est venu de revoir le lien entre le territoire de proximité et le global, européen ou mondial. Certains on parlé de « GLOCAL ».

Les Etats n’ont plus le monopole du pouvoir.ils sont challengés, par les multinationales, les fonds « souverains » ou pire « Hedge Funds », par les maffias qui pervertissent la démocratie.
L’Economie mondiale comme l’économie Européenne n’est plus maitrisée par les Etats mais par des instances hybrides, qui pondent des normes. Il ne s’agit pas de lois, pas de décrets, pas de codes, mais des diktats élaborés dans un flou artistique coupable, compte tenu du poids qu’elles ont sur le quotidien de nos concitoyens.

Nous devons dire, que nous ne prenons pas le libre échange pour argent comptant et que P BAIROCH a raison quand il dit qu’aucun corps vivant ne peu survivre longtemps, si il accepte tout de l’extérieur, sans trier le bon grain de l’ivraie entre ce qui lui est vital et ce qui lui nuit.
C’est a l’aune de cette lucidité que nous devons peser pour que l’Europe de demain, dans des frontières revisitées, joue ce rôle de filtre protecteur, et d’agent re-distributeur pour atténuer les effets d’une mondialisation qui détruit et creuse les écarts. Une EUROPE, qui doit s’attacher à assurer les grands fondamentaux du bien être, en santé publique, sécurité, emplois et éducation notamment.
Le reste relève du détail, ou de la proximité, et donc du bon principe de subsidiarité.

R. Hasselmann

lundi 17 février 2014

Votez pour VOUS !



Pour la liste EUROPE CITOYENNE et pour LIBR’ACTEURS en particulier, ces mots sont pesés et donne sens à notre engagement.
Notre association, œuvre depuis plus de 10 ans pour rendre le CITOYEN ACTEUR DE SON DESTIN, car nous pensons comme ARISTOTE, que « chaque citoyen doit être tour a tour gouvernant et gouverné. »

Cela nous a conduit à cofonder le RASSEMBLEMENT CITOYEN, creuset de rencontres et de sensibilités et, dans ce cadre, à impulser le socle projet de la liste EUROPE CITOYENNE (Visitez Europe Citoyenne).
Nous avons œuvré pour la fin du cumul des mandats, pour la prise en compte du vote blanc, les avancées sont largement insuffisante à nos yeux.
Nous plaidons aussi pour une régénération démocratique, qui passe par une réécriture de notre constitution, incompatible avec l’émergence des nouvelles technologies, qui doivent permettre au citoyen de suivre en temps quasi réel le respect et l’exécution du mandat confié.

L’article 27 de la constitution édicte « TOUT MANDAT IMPÉRATIF EST NUL » !
A l’heure de l’émergence de la démocratie connectée, il est temps d’en finir avec cette aberration, qui ouvre la porte à tous les reniements, les marchés de dupes et les votes godillots !

En votant pour la liste EUROPE CITOYENNE vous voterez pour vous, car vos élus, issus de vos rangs, auront UN MANDAT IMPÉRATIF, dont ils devront vous rendre compte régulièrement.
Le temps est fini, ou le parlementaire Européen, élu pour 5 ans se fond dans un anonymat douillet, profitant d’indemnités, crédits et autres menus avantages, et agit à sa guise, ou pour plaire aux lobbyistes de tous poils qui ont bureaux ouverts à BRUXELLES.

La force d’EUROPE CITOYENNE, c’est que ses élus, vos élus, seront vos lobbyistes, comptables du mandat confié et des résultats constatés, sur vos attentes à savoir :
  • Une EUROPE plus proche avec des députés porteurs de ce seul mandat, et disposant de pouvoirs et de moyens accrus.
  • Une EUROPE du citoyen, qui prend en compte les priorités sociales, santé, emploi, éducation et y affecte les crédits nécessaires.
  • Une EUROPE qui comprend la transition écologique, comme moteur de l’économie et de la recherche.
  • Une EUROPE qui éradique sans faiblesse, ceux de ses membres qui sont défiants, ceux de ses membres qui font le jeu, des lobbies, économiques et financiers extracommunautaires, prompts a pervertir le politique, ceux de ses membres qui rêvent d’une Europe « à la carte » !!!

4 axes, pour les quels vos mesures concrètes, viendront confirmer ou compléter nos travaux.
C’est le sens de cet espace, de concertation et de collaboration à ne pas confondre avec les consultations, pour se donner bonne conscience.

La nouvelle technologie ouvre ce champ démocratique nouveau à vous, à nous de savoir en user pour le bien du plus grand nombre.
Merci de votre attention et votre implication.

Par Richard HASSELMANN, Président de Libr'Acteurs


Site : Europe Citoyenne
Crédit image : artiste non identifié, photo tirée du blog InZeStreet

lundi 3 février 2014

MOTS CROISES !


En ces jours de manifestations diverses et variées, ou comme aurait dit Astérix " La tortue de César, croise celle de Scipion", il nous paraît utile de revenir a l'essentiel : La France est très malade de sa démocratie et des moteurs supposés de celle-ci, ses élites consanguines, lovées dans les plis douillets de la politique "à vie", des médias d'opinions et de la haute fonction publique.

L'écoute, la fréquentation et la lecture de tout ce beau monde reste néanmoins roborative, si vous prenez le temps, en plus de vous régaler des inepties proférées par des syndicalistes qui ne veulent pas comprendre qu'ils ne représentent qu'eux.
La semaine qui s’achève, mérite une sorte de revue de presse, tirée des ECHOS, de CHALLENGE, de L'OPINION et de l'EXPRESS, un régal vous dis-je!
Il en ressort en effet une nouvelle fois un large consensus sur le diagnostic  de nos maux, sur la forme et le fonds.

Sur la forme, il n'étonnera pas le lecteur, que pour avoir fondé LIBR'ACTEURS qui œuvre pour un "Citoyen acteur de son destin", nous ayons relevé avec intérêt le billet de RP DROIT (LES ECHOS du 31.01) "La politique entre discrédit et grandeur".
On y pointe l'addition des dérives et poisons instillés dans notre démocratie  et un rappel salutaire des fondements de la Grèce Antique à adapter aux apports des NTIC
L'espoir de voir le citoyen prendre conscience qu'il a, par son bulletin de vote, le pouvoir entre ses mains risque d'être déçu, si l'on croise cela avec le trombinoscope dressé par l’Opinion du même jour, et titré "Municipales la nouvelle vague".
A l'heure où l'on rêve de la fin de tout cumul des mandats (hormis celui de Conseiller Municipal de base), à l'heure où l'on veut tordre le cou aux pieuvres "partidaires", on découvre que sous couvert de jeunesse, la majeure partie des postulants au fauteuil de Maire de belles villes, sont des bébés apparatchiks nourris dans l'ombre du parti et pour la plus part déjà titulaires d'autres mandats.

Sur le fonds, aprés la conversion sociale démocrate du Président de la République, nous recommandons ici la lecture croisées, d'un billet d'Eric LE BOUCHER (Les ECHOS du 28.01) intitulé "Quand Hollande réssuscite le Rapport Attali" et  coïncidence, l'édito de ce même J ATTALI dans l'EXPRESS N°3263 du 15.01, avec pour titre "DECIDER" et un sous titre "François Hollande doit sortir de l'ambuguité" .

Là encore, pour nous qui prônons le courage, et avons en son temps soutenu le rapport PEBEREAU, nous ne pouvons qu'appuyer cet appel à une mise en œuvre, sans faiblesse des réformes que la très large majorité des citoyens attend.
Cela commence par la fin du cumul des tous les mandats qui donnera le vrai courage, en évacuant le clientélisme terreau de la réélection, mais surtout cela implique la fin de tous les statuts particuliers et exorbitants et l'affirmation ferme des mission régaliennes de l’État.
SANTÉ/ENSEIGNEMENT (mieux qu’Éducation) / SÉCURITÉ(intérieure, exterieure et logistique) / FINANCES et CONTROLE.
Pour y pourvoir des fonctionnaires , redéployés et considérés, et des règles strictes de contrôle et de sanctions du respect de la norme édictée.
Le reste relève sans doute de la subsidiarité, de la citoyenneté active de proximité, et devrait nous ramener a cette démocratie athénienne, dans un espace pertinent proche de l'Agora.

dimanche 26 janvier 2014

Liberté d'entreprendre, de l'air !


 Le 13 janvier dernier, nous avons publié, en forme de voeux,  une petite contribution sur les Echos
Les libr'acteurs, nos lecteurs et sympathisants, trouveront ici la suite.

Nous avons depuis entendu avec attention la conférence de presse de l'Élysée, et noté les différentes orientations et propositions.
Au-delà d'un aggiornamento pathétique pour adapter le socialisme français aux réalités du monde, à côté d'un véritable Bad Godesberg pour trancher sur le rôle de l'entreprise, nous avons surtout noté les passages liés à l’Europe et ceux sur la dynamique d'impulsion de notre économie. Quand les événements nous échappent, feignons d'en être les organisateurs.
Cette formule mérite sans doute d'être gravée dans le marbre du quinquennat.

Le citoyen absorbé par son quotidien peut ignorer certains travaux et rapports, mais pas l'armée de technocrates et de conseillers, qui… comme nous, suivent les avancées significatives pour l'idéal européen. Personne ne me fera croire que le rapport du groupe Glienicker "Vers une union de l'euro", dont nous avons suivi l'élaboration et mis en lumière par M. Alomar et M. Daziano (Les Échos du 13/01), était méconnu du pouvoir.

Ce document prône de fait une reconstruction de l'Europe autour du couple franco-allemand et un nouveau traité fondateur de la zone euro.
C'est dire que l'on a compris que le Traité de Lisbonne est inapplicable et qu'il faut rebâtir. Il semble que le Président a lu ce rapport… dont acte.

Il n'a sans doute pas lu un document également intéressant publié par "The Heritage Foundation" en collaboration avec le Wall Street Journal d'où il ressort qu'en matière de liberté d'entreprendre, la France a du souci à se faire. "Freedom", à l'aune de ce mot est mesuré le degré de liberté dans 178 pays.

Cela va de la liberté fiscale, à la liberté d'entreprendre en général, en passant par toute une série de domaines qui sont les ingrédients d'une dynamique économique et sociale.
La France au plan global de la liberté de faire se classe au 70e rang sur 178 nations. Au plan européen, 43 pays sont répertoriés, nous sommes… 33e !
Seule l'ITALIE figure derrière nous dans ce malheureux "grupetto" qui rame pour recoller au peloton des leaders emmenés par les pays scandinaves, l'Allemagne, l'UK et même la Belgique.

La consultation des indices est édifiante, elle témoigne du poids de nos procédures tatillonnes, et de nos administrations diverses et variées, qui brident l'initiative et l'envie.
À l'aube des grands chantiers annoncés, où l'on va voir ce que l'on va voir, espérons que nous commencerons par le commencement, et que le poids des mots "Choc de simplification" rompra
le poids des corporatismes et conservatismes.

mercredi 1 janvier 2014

VOEUX

 LIBR'ACTEURS poursuit sa quête démocratique, avec des vœux familiaux, professionnels et amicaux pour 2014, nos membres, sympathisants et lecteurs, trouveront ici, une réflexion pour 2014.
Bonne année à tous et toutes.

R HASSELMANN


C’est l’époque et avant le « marathon de vœux » en tous genres, divers et variés, qu’il nous soit permis de former, modestement, pour l’exercice à venir des vœux, pour valoir feuille de route 2014.

Formons d’abord le vœu, car tout commence par là, que l’électeur profite des élections proposées, pour éradiquer de notre démocratie le cumul des mandats.

Le 25 mai prochain, les élections Européennes offrent une formidable opportunité. L’Union Européenne interdit déjà aux Eurodéputés de cumuler ce mandat avec celui de parlementaire national (Assemblée Nationale ou Sénat), allons plus loin, en sanctionnant les candidats, maires de villes de plus de 1000 habitants, Présidents d’Etablissements Publics intercommunaux (EPCI) et autres Conseillers régionaux ou généraux. Ce sera un signe fort de l’attente de la fin de ce particularisme franchouillard, qui stérilise notre démocratie, le renouvellement des idées et des élus. Tout en découle car en cumulant des mandats, pendant des lustres, les supposées élites autoproclamées, découragent l’engagement militant, n’en n’exercent aucun correctement, et laissent à d’autres la bride sur le cou.
A titre d’exemple la palme de l’absentéisme des Eurodéputés est détenue par ….la France !

Formons ensuite le vœux qu’avoir « Une certaine idée de la France » ne veuille pas donner à penser qu’elle a raison contre la terre entière. Il faut cesser cette cécité qui consiste à manipuler les indices et à nier les enquêtes internationales. Ce pays a une fâcheuse tendance à casser le thermomètre, quand cela l’arrange. C’est vrai du décompte des chômeurs, de la structure du mix-énergétique, du poids de la dépense publique, ou encore de la performance effective de notre système éducatif, pour ne citer que quelques exemples. Le comble a sans doute été atteint ave la tentative de manipulation du PIB, confiée à l’excellent J STIGLITZ, qui s’est attaché à forger un nouvel indice basé sur la performance économique et ……le progrès social (sic) !

Formons dés lors le vœu, qu’au cours de l’année qui vient, la France regarde l’Allemagne avec lucidité.
« L’ENERGIEWENDE » n’est pas un vain mot. C’est une formidable stratégie de transition énergétique, qui accompagne la sortie du nucléaire, la raréfaction des énergies fossiles (et la dépendance au gaz russe), en planifiant et privilégiant les énergies renouvelables. Comme nous l’avons dit, l’approche « conscience de la terre et développement durable » n’est pas adversaire du développement économique, elle en est le moteur de demain. Les nouvelles technologies dynamisent la recherche, redistribuent la souveraineté des territoires et influent puissamment sur les modes de production et de consommation.
La France dispose de tous les atouts en cette compétition, atouts humains, par la qualité de ses ingénieurs, atouts géostratégiques, pas sa position sur le globe, son climat, son relief, son territoire maritime et ses infrastructures.

Formons enfin et surtout le vœu, que le citoyen français prenne conscience qu’il peut être acteur de son destin, par une citoyenneté active en proximité sur son territoire. Il n’y a aucune fatalité, « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », à condition qu’il dispose des informations pour s’exercer.
Nous renvoyons ici à Antonio GRAMSCI, qui en 1917 stigmatisait LES INDIFFERENTS, « celui qui vit vraiment ne peut être que citoyen……car l’indifférence œuvre passivement sur l’histoire »
Nous préférons GRAMSCI à Octave MIRBEAU qui en 1888 écrivait « à l’heure des reculades, des reniements de promesses et des mensonges, comment peut il encore exister un électeur, être irrationnel, qui consentirait à se déranger pour voter ? »...

Ce danger nous guette !

lundi 2 décembre 2013

MUNICIPALES ET FINANCES LOCALES


Au moment ou s’engage effectivement la constitution des listes pour les municipales, il me paraît utile de s’attacher au programme. Il n’y a de liste crédible et d’alliance pertinente que dés l’instant ou il y a une vision d’avenir et des points forts de programme partagés.

LIBR’ACTEURS a déjà donné sa position s’agissant du cumul des mandats, de la longévité politique et de la nécessaire régénération qui passe par de nouveaux élus, plus jeunes, plus représentatifs du tissus local, et libres des contraintes partisanes.

Il est un second aspect qui nous tient à cœur, l’emploi du denier public par la dépense publique locale. Le poids de la fiscalité locale, dépense contrainte, est de plus en plus visible dans les budgets des ménages et doit constituer, a notre sens, un axe majeur de la prochaine campagne.

Nous ne reviendrons pas ici sur le marché de dupes qui se met en place, par le biais de la prochaine loi de décentralisation. Le premier volet présenté au printemps ne supprime aucune strate du paysage territorial. Il laisse à l’État des compétences qui mériteraient subsidiarité, et surtout ne réduira ni le nombre des fonctionnaires locaux, ni celui des élus
Au moment ou les dotations de l’État vont être diminuées de 1,5 Milliards d’€ en 2014, puis en 2015, nous devons ausculter sans faiblesse l’utilisation du denier public par les ordonnateurs locaux, maires, présidents d’intercommunalités, présidents de Régions ou de Conseils Généraux.
L’enjeu est énorme et le prendre en compte peut être un plus décisif lors de la campagne qui va s’ouvrir. Au même titre que l’analyse financière de la commune, LIBR’ACTEURS a recensé 36572 communes dans l’hexagone, dont prés de 20000 ont moins de 500 habitants et 31600 moins de 2000 !!!
On le sait la dépense publique absorbe 57% du PIB national, record mondial, ce que l’on sait moins c’est que 20% de cette dépense est le fait des Collectivités locales, pour un total de l’ordre de 242 Mds d’€ (chiffre 2012 en progression constant selon la Cour des comptes).

La comme ailleurs nous devons changer de modèle, car les transferts de compétences de l’État, ne peuvent plus servir d’excuses.
Nous devons exiger que le futur Maire et son équipe, se conduise en « bon père de famille » et ne dépense plus le denier qu’il n’a pas, en pariant sur le levier de la fiscalité locale.

Comme évoqué par ailleurs, je crois que le citoyen est capable de comprendre et de faire des choix, entre le sacrifice qu’il est prêt à consentir en regard du service qu’il aura en retour. L’intérêt général est ce que le plus grand nombre est prêt à partager. Cette règle est facilement applicable dans nos communes à la taille humaine, surtout si les mesures du programme sont traduites clairement en impact sur la fiscalité locale, communale ou intercommunale.

Nous serons visibles si nous renonçons à une litanies de promesses démagogiques, en expliquant que nous refusons pour les 6 ans à venir la fuite en avant fiscale.
Chaque budget municipal recèle ce que j’appelle des « poches à cash », ces crédits budgétés qui ne relèvent pas de l’intérêt général, que ce soit en terme d’emploi, de subventions ou d’investissements.

R HASSELMANN (30.11.13)

Crédits Image : comptes-publics.fr

lundi 11 novembre 2013

Nos Déchets : le Verre !

Libr'Acteurs s'est fixé comme objectif de rendre le citoyen acteur de son destin.

Cela commence par une pédagogie dès le plus jeune âge.
Nous avons donc décidé, de loin en loin, de mettre en ligne ici, des petites fiches qui nous servent sur le terrain, à faire émerger dès le plus jeune âge, des indispensables prises de conscience.

A titre d'exemple, sans hiérarchiser les priorités :


Nos déchets : le verre. Une fiche Libr'Acteurs


Nous sommes frappés par le nombre de bouteilles en verre que l’on trouve dans nos champs, nos forêts, nos rivières et la mer. Fidèle a son objet de rendre le citoyen acteur par l’information et la pédagogie, nous avons recoupé des données nationales et locales, pour concevoir ce qui suit :

LE VERRE RÉSISTE 3000 ANS !
Il faut en effet prés de 3000 ans pour effacer l’empreinte du verre ! Les solutions d’incinération avec les ordures ménagères, température trop faible,( 850° là ou il faut a minima 1500° pour fusion du verre), ou le tri-compostage (le verre se brise et pollue le compost) sont inadéquates.

LE VERRE PÈSE LOURD !
Le verre traité comme un déchet classique par enfouissement, compostage ou incinération, a un effet écologique déplorable mais aussi un effet économique lié au poids. Une tonne de verre mélangée coute le prix de la tonne d’ordures ménagères de l’ordre de 100€ la tonne.
En dépit des campagnes d’incitation au tri sélectif, plus de 5% du poids des poubelles est lié au verre ménager

LE VERRE TRIE COUTE 20 fois moins !!
La collecte d’une tonne de verre triée coute en moyenne 33€, auquel on peut ajouter un plus pour des actions de santé publique (cancer, Alzheimer etc.…)
Le recyclage est gratuit et peut même être source de profit pour la collectivité qui revend aux verriers et bénéficient de la prime de soutien éco-emballage.
Cela conduit a un cout NET de verre trié pour la collectivité de l’ordre de 5€ la tonne.

LE VERRE TRIÉ, UNE ÉCONOMIE POUR LE BUDGET DES MÉNAGES !
En moyenne, une tonne d’ordures ménagères comprenant le verre qui pèse lourd coute 100€, là ou une tonne de déchets exclusivement verriers coute de l’ordre de 5€, cela donne une économie de 95€ par tonne !!!
Dans chaque commune il sera judicieux de recueillir les poids des ordures ménagères collectées, le poids du verre ménager, et de faire la simulation financière des économies potentielles et leurs impacts sur le budget des ménages via les impôts locaux !!

R.HASSELMANN /LA/ JUIN 2013.


Crédits Photo : DREAL Bretagne

jeudi 31 octobre 2013

EUROPE : UNIQUE OBJET DE SON RESSENTIMENT!

Nous avons écouté avec attention ce lundi matin, lors de la matinale de France inter, la Présidente du FRONT NATIONAL, pour constater une persistance coupable dans le non sens !

Errare humanum est sed....PERSEVERARE DIABOLICUM!

La présidente du parti frontiste,en bonne avocate, a un réel talent pour déstabiliser l'interlocuteur et pour assener quelques belles formules.
Balayant d'un revers de langue, les remarques portant sur le bilan des élus frontistes quand ils ont été en charge de communes, évacuant avec une référence historique les principes constitutionnels fondant le droit du sol, la présidente du front national s'est attachée à parler d'écoute du citoyen, et à stigmatiser le monde politique.
Surfant sur des sondages flatteurs, sur des élections partielles encourageantes et profitant de l'accumulation des reculades et erreurs du pouvoir en place, elle a proféré quelques vérités.

A LIBR'ACTEURS, qui entend rendre le citoyen acteur de son destin et co-fondateur de RASSEMBLEMENT CITOYEN, nous pensons qu'effectivement:

* Il est urgent d'éradiquer du paysage des politiques de tous bords cumulards de mandats et encombrant la vie démocratique depuis des lustres.

* il est urgent de revoir notre fonctionnement démocratique, en prenant en compte le vote blanc, en instillant de la proportionnelle là ou c'est nécessaire et en redonnant tout son sens au référendum d'initiative citoyenne.

* il est urgent de remettre à plat le financement des partis politiques et des syndicats, pour que les premiers perdent ce privilège exorbitant de dire qui sera candidat là et qui ne le sera pas, et pour que les seconds méritent le label de représentatifs.

*il est urgent de simplifier notre empilement de collectivités, en partant de la proximité communale, et d'éviter l'irresponsabilité organisée, par des transferts de compétences aux EPCI, ou des scrutins indirects, comme celui qui envoi aux Sénat des élus gardiens de prérogatives d'un autre âge.

Tout cela et plus encore, est sans doute un préalable indispensable, mais cela ne doit pas ouvrir la voie à un contre sens majeur qui est celui martelé ce matin encore : SI TOUT VA MAL, LE COUPABLE EST L'EUROPE !

Il faut que le citoyen comprenne qu'à l'heure de l'allongement de la vie, et d'une natalité qui reste très forte, à l'échelle du monde, le poids de la FRANCE va mécaniquement diminuer.
La solution ne passe pas par un repli frileux dans nos frontières, petits gaulois retranchés. Nous ne sommes plus au temps des armées de CÉSAR, mais à celui d'une nouvelle donne géopolitique et économique mondiale.
La solution passe par une mobilisation sans faille de nos atouts, notre géographie, notre culture, notre climat , nos frontières maritimes et la formidable ingéniosité de nos citoyens, au quotidien et en proximité.

Il est pourtant un préalable absolu, celui du discours de vérité, que seuls peuvent tenir ceux et celles qui ne sont pas accrochés à des mandats électifs ou otages de partis politiques doctrinaires et sectaires. Ce langage de vérité est simple, la terre n'est pas extensible, certaines ressources ne sont pas inépuisables, dés lors l'impératif écologique s'imposera à très court terme.
Il nous faut donc expliquer sans relâche, et inventer un nouveau mode de fonctionnement et de vivre ensemble, basé sur 2 grands mots : SOLIDARITÉ et RESPONSABILITÉ.

Le citoyen acteur de son destin doit être un citoyen responsable, qui mérite par son comportement et les efforts qu'il consent, le bénéfice de la solidarité générée par notre modèle social.
Le citoyen responsable est un citoyen informé et formé.Il faut faire comprendre que l'entreprise France a besoin de Europe, comme une entreprise qui veut survivre doit avoir une taille critique, compte tenu de son marché et de sa zone de chalandise. Cela n'implique pas une soumission, aux diktats de Bruxelles, mais commande d'envoyer, dans 7 mois à BRUXELLES, une équipe de FRANCE CITOYENNE de députés Européens, issus du terrain, porteurs de ce seul mandat et imprégnés du rôle éminent qui sera le leur, défendre ce sur quoi la majorité des français n'entend pas transiger.
En fait une équipe de lobbyistes députés européens en charge d'imposer et de défendre la marque FRANCE.

Notre modèle social, la force et la qualité de notre agriculture, le rôle et les formes multiples de notre économie sociale et solidaire, notre sécurité territoriale, notre conception d'une économie libérale, guidée par un respect du travail, une finance patiente et une lucrativité raisonnable.
Espérons que le moment venu, le citoyen électeur saura repérer dans le fatras des ambitions partisanes, les équipes citoyennes, qui seront prêtes à relever ce défi et a soumettre l’exécution de leur mandat à la veille critique d'associations citoyennes non paritaires, vigies du respect de la feuille de route donnée.
Il n'est plus acceptable d'envoyer à BRUXELLES et à STRASBOURG, des élus qui se diluent dans des groupes politiques transnationaux, qui pratiquent la politique de la chaise vide, ou qui ne connaissent aucun des grands dossiers en gestation.

LIBR'ACTEURS a porté le RASSEMBLEMENT CITOYEN dés sa constitution, car ce mouvement répond parfaitement à l'urgence de voir , en proximité, à partir de la base citoyenne, émerger d'autres modes de fonctionnement, de production et de comportement.La meilleure réponse à apporter à l'EUROPE, en son sein et tout en respectant les règles, c'est le circuit court, l'économie circulaire, et la valorisation des emplois et des services proposés par les acteurs de l'ESS.

mercredi 16 octobre 2013

Réflexions, privilège de l'âge ?


Bonjour,

À mon âge, il est commun se répéter, donc allons-y quand même.

Devant la difficulté rencontrée pour réunir les gens de bonne volonté qui ne manquent pas pour souhaiter une modification significative des élections, des institutions, de l'état lui-même , on peut s'interroger.
En effet, si l'on se fie au "spectateur impartial " de Raymond Boudon, il y a assez de bon sens chez tous ceux qui veulent et peuvent faire abstraction de leur intérêt personnel, voire égoïste. Donc, reste à trouver pourquoi et comment cette vertu ne s'exprime pas plus, ni mieux.

Alors, se pose la question, parfois qualifiée de "grandiloquente", du "sens de la vie" ou encore de savoir ce que nous sommes venus faire sur cette terre?
Certains croient que, faute d'une réponse précise, rationnelle et convaincante, nous nous trouvons devant un vide que les "divertissements" de notre temps sont incapables de combler.
Pourtant, il semble bien que les "croyants" plus ou moins certains d'un au-delà après la mort supportent plus aisément cette situation. Par contre, la plupart des autres se demandent comment faire pour bien utiliser cette parenthèse qu'est notre vie.
Il en est qui pensent que, coincés que nous sommes entre naissance et mort, notre unique raison d'être est de favoriser l'épanouissement physique, mental, intellectuel voire spirituel du plus grand nombre.
Or, sous l'avalanche de nombreuses sollicitations ce projet est noyé et donc absent des cerveaux comme des écrans, des livres et des journaux.
Malheureusement, pas facile de traverser le rideau qui nous empêche de voir cet essentiel pourtant indispensable pour nous montrer le chemin à suivre, car le pouvoir est ailleurs, principalement entre les mains d'une minorité qui a érigé, comme seule raison d'agir, la domination masculine venue du fond des âges.

Cela écrit, nous voyons bien que nos projets, si rassembleurs soient-ils, sont incapables de nous permettre de penser mieux et autrement. C'est pourquoi, tout en essayant de nous tenir à distance des utopies sans objets et même dangereuses, nous nous devons d'alerter ceux qui ne parviennent pas à comprendre comment et pourquoi le monde tout entier ne va pas bien, menacé qu'il est de s'auto-détruire.
A ceux qui parleraient d'exagération, nous rappellerons seulement les quasi-suicides que furent, pour l'Europe, les deux dernières guerres.
N'oublions pas pour autant le philosophe Jean-Luc Nancy qui vient de conclure, dans "Le Monde" que c'est de civilisation que nous devrions changer.

Bien d'autres idées sont à développer, mais, par crainte de lasser par nos longueurs, nous en resterons là, tout en confirmant qu'ainsi la dimension des mouvements en route n'est probablement pas à la hauteur de ces enjeux.

Bien cordialement.

Jacques Brillot

mardi 1 octobre 2013

UN PARTI POLITIQUE DOIT RESTER UN SIMPLE « OUTIL » !



Nous avons créé LIBR’ACTEURS pour rendre « le citoyen acteur de son destin ».

Dés l’origine, nous avons clairement indiqué que cette association n’était pas, « statutairement », un parti politique, car le paysage est assez encombré, et que nous trouverions le moment venu ,si nécessaire, le parti pour porter nos travaux et propositions.

Nous avons cofondé le RASSEMBLEMENT CITOYEN en lui donnant une capacité politique, et en indiquant, clairement, l’aspect subsidiaire de cette faculté. Nous avons du reste accepté d’animer le Conseil d’éthique et de surveillance et de présider l’association de financement.

Tout cela fait sens, car depuis bientôt 50 ans nous étudions et observons les partis politiques, et estimons qu’ils sont les premiers responsables de la dégradation de notre démocratie représentative.


Un parti politique, est le lieu de tous les EGOS, et de toutes les trahisons. En son sein tout n’est que courant, chapelle, clan avec un seul objectif, la conquête du pouvoir en interne pour être au bon rang, au bon endroit au bon moment. Car le parti est fait pour gagner des postes de pouvoir, et tant pis, si les adhérents usent leur énergie à ces guéguerres internes plutôt que de réfléchir, produire et convaincre et mobiliser !

C’est la raison qui nous conduit à dire qu’il n’est rien à attendre d’un parti politique pour promouvoir des novations économiques et sociales. Cela doit se faire en dehors au sein d’ASSOCIATIONS POLITIQUES au sens noble et premier.

Reste qu’il faut des élus pour porter les mandats, et c’est là que se pose clairement le pouvoir de l’ASSOCIATION sur le parti, le droit de regard sur les citoyens qui brigueront les mandats, et le contrôle de l’exécution du mandat confié.

L’ASSOCIATION, c’est le citoyen impartial dont parle R BOUDON. C’est un Collectif citoyen, qui n’a pas d’intérêt car il ne briguera pas de mandat. Le seul intérêt sera de promouvoir le meilleur individu, en dehors d’elle, évitant ainsi les schémas classiques d’intoxication, d’intrigues qui sont le propre des partis politiques.

Le parti est un instrument, mais il est avant tout l’instrument de ses leaders et notables, reléguant le militant, qui se lasse, à un rôle de « porteur d’eau ». C’est pour cela que le parti traditionnel est incapable de peser sur les transformations sociétales.

Voilà pourquoi nous veillerons à disposer d’un parti sous contrôle et nous nous élevons, contre ces machines à produire des professionnels de la politique, cumulards de mandats.

Cette « race » constitue une couche sociale bien particulière, pour laquelle il faut avant tout rester dans l’assiette au beurre plutôt que d’apporter des réponses aux problèmes des citoyens.

Voilà aussi pourquoi nous estimons qu’il faut marginaliser les partis dits de gouvernement et les mettre sous la tutelle et la surveillance constante des mouvements citoyens.



R HASSELMANN

mardi 17 septembre 2013

SAUVEGARDE DU TISSU ECONOMIQUE ET DES EMPLOIS et DROIT DE PROPRIÉTÉ



Nous assistions, ce 12 septembre à l’Assemblée Nationale, à une réunion de travail diligentée par l’AP2E (Agir Pour une Économie Équitable). Nous étions conviés à un triple titre, LIBR’ACTEURS, Le LABO de l’ESS et CAP21.

LIBR’ACTEURS car depuis prés de 10 ans que nous portons le concept de citoyenneté active et de métamorphose de notre société, nous pensons que le rôle du salarié et ses droits dans l’entreprise doivent être revisités.

LE LABO de l’ESS, car nous pilotons, avec d’autres, une approche novatrice de la répartition des rôles et du soutien financier des PME/PMI.

CAP21 enfin, car l’aide au maintien en proximité des PME/PMI, pour lutter contre les délocalisations, figure dans les travaux du projet que nous avions bâti pour la présidentielle. Nous avions évoqué cette question avec le CJD et relevé des concordances de vues.

Convenez que cela est au cœur de l’ADN du RASSEMBLEMENT CITOYEN, ou le citoyen et l’Associatif, doivent réfléchir, proposer, et choisir ceux qui porteront la réalisation par le mandat, sous le label d’un parti politique, simple outil constitutionnel !

Réunion ou se côtoyaient beaucoup de représentants de sensibilités de gauche (PC, FDG, NPA), quelques EELV, des Associatifs, et beaucoup moins de syndicalistes, patronaux ou ouvriers, et encore moins de politiques « libéraux ».

Le 28 Mai dernier, B. HAMON présentait un projet de loi-cadre sur l’ESS. Vous connaissez tous l’ESS, encore trop regardée comme le champ clos de doux rêveurs ou accaparée par des crypto-gauchistes nostalgiques du grand soir.

Ce n’est pas cela ! C’est avant tout, un nouveau modèle économique, désormais indispensable. J’ai parlé lors d’une récente intervention du « chainon manquant » entre une économie libérale, qui a montré son inconduite, et une économie « administrée » otage de son sectarisme politico-syndical !

L’ESS c’est avant tout un partage de valeurs communes notamment, celles de l’utilité collective, de la gouvernance démocratique fondée sur le management éthique, du bénéfice raisonné et partagé.


Vous le savez, nous avons écouté avec attention le discours du BOURGET, et décortiqué point par point les engagements du candidat HOLLANDE pour y pointer ceux qui allaient dans notre sens.

L’engagement N°6 nous a particulièrement séduit, il portait sur l’octroi d’un droit de préférence accordé aux salariés des PME/PMI, en cas de cession de leur entreprise.

Cette mesure de simple bon sens n’a aucun caractère confiscatoire. Il s’agissait simplement de dire, que lors d’une cession d’une PME/PMI, pour toute raison, le ou les propriétaires en tiennent informés les salariés. Ces derniers peuvent dès lors faire une offre de reprise collective appuyée sur un montage en SCOP.

Le drame c’est que la loi cadre adoptée en conseil des Ministres le 24 juillet dernier, vide totalement de sens la démarche. On est arrivé à un simple droit d’information préalable des salariés en cas de cession de l’entreprise dont l’effectif est inférieur à 50 !

Nous sommes très loin du compte et une nouvelle fois, après la promesse de l’engagement électoral, on débouche sur la réalité de « politiques » qui jouent sur les mots !

Ce projet aurait du être voté avant la fin 2013, mais nos informations nous indiquent que ce sera plutôt pour le début 2014 ! Époque intéressante en vue des municipales, car la PME/PMI c’est l’emploi de proximité non dé-localisable, et l’ESS c’est la citoyenneté active. Deux thèmes que nous devons porter au plan national et Européen, mais qui parlent au plan local.

J’ajoute que nous avons indiqué, qu’il était hors de question de spolier un propriétaire et de porter atteinte au droit républicain de propriété. Les salariés informés, dès l’intention sont sur un pied d’égalité, à l’aune de critères de prix, de capacités professionnelles et techniques et de maintien de l’emploi.

Nous avons proposé, avec d’autres, qu’un fond national ou régional spécial, alimenté par une partie de l’épargne salariale, permettent les reprises et la consolidation des hauts de bilans (quasi fonds propres).

J’ai été plus loin, en indiquant que vous devons aussi affecter une large part des fonds collectés pour la Formation Professionnelle, qui aujourd’hui sont galvaudés, et profitent aux syndicats, aux cadres ,aux partis politiques, mais pas aux chômeurs et à ceux qui veulent sauver leurs emplois.

Merci de réfléchir à cette question, et d’y apporter critiques et ouvertures.

R HASSELMANN.

mardi 3 septembre 2013

PROCRASTINATION QUAND TU NOUS TIENS !


Remettre au lendemain est une spécialité du politique, comme mettre la "poussière sous le tapis" pour rester dans l'assiette au beurre et ne pas indisposer l’électeur endormi !
L'actuel pouvoir est orfèvre en cet art, et en donne un nouvel exemple à propos de la réforme du régime de retraite !!!


Trop c'est trop ! Nous l'avons déjà dit et écrit, pour avoir été impliqué dans la fin des années 70, sur les réflexions et produits à mettre en place pou régénérer notre système de retraite, nous sommes accablés par la bouillie pour les chats servie !
Trop c'est trop, comment peut-on en conscience laisser perdurer l'iniquité des régimes des fonctions publiques et autres régimes spéciaux, à l'heure du chômage, de l'allongement de la vie et de l'ardente obligation de mobiliser sans faiblesse toutes les solidarités et ressources du pays.

Pour avoir participé à des commissions administratives paritaires, ou les syndicats, poussent pour que "untel" qui part dans 6 mois puisse avoir un.....INDICE LETTRE, pour avoir épluché et bénéficié des "COSTUMES SUR MESURE", salmigondis de primes diverses et variées, accordées dans les principaux ministères, nous attendions du courage, avec un alignement des régimes et une fusion de tout cela.

LIBR'ACTEURS travaille depuis des années, sur la régénération de la démocratie, car tout est lié !
Il nous faut de nouveaux élus, qui auront le courage de prendre les bonnes mesures, car il est à craindre que nous assistions aux même palinodies pour ce qui concerne les réformes, indispensables, à venir.
Réformes indispensables s'agissant de la santé, de la justice et surtout de la fiscalité. Il est une règle qui fonde le pacte républicain, et justifie le vivre ensemble : L’intérêt général est ce que le plus grand nombre accepte de partager, ou dit autrement " les inégalités ne sont acceptables que dés l'instant ou elles prouvent leur utilité commune".

Je ne suis pas sur que les régimes spéciaux, les taux et modalités de liquidation des retraites des fonctions publiques, participent à l'UTILITÉ COMMUNE.....ce dont je suis sur c'est qu'elle obère le GRAND LIVRE DE LA DETTE PUBLIQUE !!!

Demain c'est à l'aune de cette grille de lecture que de nouveaux élus, libres et courageux, devront engager les réformes de fonds touchant a notre santé, notre fiscalité, ou notre sécurité.D'autres petits privilèges seront alors débusqués, ils ne concernent plus notre fonction publique.

Fasse qu'une majorité d’électeurs comprennent ces enjeux en 2014 , pour opérer la transfusion de sang indispensable. LIBR'ACTEURS, co-fondateur du RASSEMBLEMENT CITOYEN, va s'efforcer avec d'autres de porter ce message !

R HASSELMANN

Illustration : Gaston Lagaffe - André FRANQUIN

mercredi 26 juin 2013

Le Rassemblement Citoyen, pourquoi ?


"LIBR'ACTEURS figure au rang des associations fondatrices du RASSEMBLEMENT CITOYEN, dont la forme initiale est le fruit de nos réfléxions.
2 membres de LIBR'ACTEURS vont siéger aux instances pour veiller au respect de la finalité de ce mouvement.
Nos lecteurs, nos sympathisants et nos membres trouveront, le texte qui a servi de base a notre engagement, et qui sera repris ce SAMEDI 29 juin a PARIS lors de la convention natioanle qui va élire les instances."

LIBR’ACTEURS est une association qui entend rendre le citoyen acteur de son destin, par la pédagogie, l’information, et la parfaite lisibilité des cursus des individus.

Nous comptons en nos rangs, dans toute la France, des citoyens, pétris de convictions et d’expertises, unis par une charte de valeur, et une certitude : « Pour proposer un nouveau modèle social en adéquation avec notre monde en métamorphose, il faut commencer par le commencement : RÉGÉNÉRER NOTRE DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE. »

Toutes nos études, tous nos travaux convergent et le lamentable spectacle offert à nos yeux depuis quelques années, conforte nos positions.

Les partis politiques dits de gouvernement sont incapables de répondre à l’attente et à l’initiative citoyenne, car ils portent en eux le poison de la stérilité démocratique.

Le parti politique c’est d’abord la compétition en interne pour les postes en vue, garants des investitures électorales. C’est une succession de bal des égos et d’intrigues, qui paralyse et consomme le temps et la force qui devrait être consacré au vrai militantisme.

Un parti, par essence, c’est une machine à conquérir du pouvoir. Cette machine ne peut donc pas devenir un « couteau suisse », et se transformer en instrument de la transition économique et sociale que l’immense majorité des citoyens attend, loin des jeux de pouvoirs.

C’est ce qui a conduit à imaginer Le RASSEMBLEMENT CITOYEN, creuset du vrai militantisme de transformation sociétale, en forme de confédération, c’est une association « POLITIQUE » au sens noble. C’est ce qui a guidé l’écriture de statuts et d’une gouvernance lieu de toutes les parités, privilégiant la parole citoyenne.

Le RASSEMBLEMENT compte en ses rangs des partis politiques, qui seront les instruments et vecteurs, mais dont les membres investis seront sous contrôle permanent.

Il importe d’avoir un lien et un contrôle sans faille des élus qui se revendiqueront du RASSEMBLEMENT, car notre ambition est une action de réforme ambitieuse et collective, qui mobilise les citoyens en proximité, pour les propositions et les programmes, et une certaine connaissance des mécanismes de gestion des institutions, dont disposent les élus, porteurs de mandat, qui nous rejoindront

Le RASSEMBLEMENT dans l’esprit de LIBR’ACTEURS, est un « NON PARTI » qui laisse à ses partis membres le soin de sélectionner les candidats aux mandats, et de les faire valider par Le RASSEMBLEMENT.

Pour nous le cœur de l’action de transformation est citoyenne, et donc en dehors des partis.

C’est en ce sens que nous sommes attachés, d’une part au poids des citoyens libres dans nos statuts et aussi et peut être surtout à la place d’un conseil de surveillance puissant et à des actions en collaboration sur des thèmes précis, permanents, ou liés à des conjonctures.

Si le RASSEMBLEMENT réussi, c’est qu’il aura transformé les partis……de l’extérieur !

Il aura réussi à régénérer notre démocratie, en sortant de la défiance actuelle, passant par le stade de la méfiance, nous redonnerons la confiance, en des élus qui ont compris que l’économie solidaire, ne va pas sans une démocratie solidaire.

R.HASSELMANN

Président de LIBR’ACTEURS ( Mars 2013)

mardi 18 juin 2013

Rapport MOREAU


LIBR'ACTEURS compte en ses rangs des citoyens engagés, qui animent nos différentes thématiques.
Dans ce cadre, un billet de l'un de nos fondateurs, qui va aller au combat sur LYON en 2014.

La nostalgie qui nous gouverne


Le rapport Moreau présente plusieurs axes de réformes à l'actuel système des retraites. Les réactions, nombreuses, des représentants politiques nationaux, ont insisté sur les points susceptibles de revivifier les clivages électoraux gauche-droite (allongement de la durée des cotisations, hausse des cotisations, participation des retraités, modifications des régimes spéciaux, etc.).

Toutefois, peu ou aucun commentaire sur les prévisions économiques sur lesquelles sont fondées les prescriptions de ce rapport. Or, à se focaliser sur le constat - donc les effets -, on oublie les causes du déséquilibre de notre système des retraites, c'est à dire l'organisation économique qui le sous-tend, et le pacte générationnel qui fonde la société française depuis l'après-seconde guerre mondiale.

Le raisonnement du Conseil d'Orientation des Retraites se dessine à travers 3 scénarios emplis de nostalgie :

le 1er scénario fait état d'une croissance de 1.6 point annuel du PIB de 2011 à 2020 et un taux de chômage de 7.3%
le 2nd scénario fait état d'une croissance de 1.6 point annuel du PIB de 2011 à 2020 et un taux de chômage de 7.6%
le 3e scénario fait état d'une croissance de 1.6 point annuel du PIB de 2011 à 2020 et un taux de chômage de 7.8%

Il est utile de rappeler que le taux de croissance moyen sur les vingt dernières (1981-2010) années est de ...1.89%. Considérant qu'en 2011, 2012 et 2013, ce taux de croissance est proche de 0, il faudra donc que le 7 dernières années de la décennie soient marquées par une forte croissance. Est-ce crédible ?

Le taux de chômage est encore plus significatif de la forme d'illusion ou de nostalgie qui frappe nos gouvernants. En pariant sur un retour à un taux de chômage que nous ne connaissons plus depuis ... 1982, les auteurs du rapport ne manquent pas d'audace. Mais une audace stérile, car elle relativise surtout la pertinence du diagnostic sur les retraites.


Ainsi, quelque soit la réforme qui sera proposée demain, son impact sera éphémère. Le sujet reviendra, dès 2017, donnant l'occasion d'une nouvelle passe d'armes bipolaire pour les élections présidentielle. De fait, cette réforme, et le débat récurrent sur les retraites, contribueront encore à affaiblir la crédibilité des politiques auprès des français. On sait alors le risque que nous prenons, face à des électeurs tentés de "renverser la table".

Il est temps de remettre à plat notre organisation économique et sociale, sans désigner de responsables de l'échec avéré, mais en cherchant de nouvelles solutions, certainement un nouveau pacte générationnel.
Faciliter la création d'emplois en soutenant les petites et moyennes entreprises, les associations, est un des pans du nouveau modèle économique et social que nous devons faire émerger

Eric LAFOND.

dimanche 9 juin 2013

Identité européenne et Pôle de réflexion géopolitique européen

LIBR'ACTEURS livre ici les réflexions et positions qui vont servir de base à sa prochaine réunion de travail.

L'identité européenne

Les identités ne se décrètent pas, elles se constatent au sein des groupes dont elles assurent la cohésion.

Si l'Union européenne n'est pas encore une fédération, comme le sont aujourd'hui les États-Unis, c'est parce qu'elle est de construction trop récente pour avoir fait naître et avoir soumis à l'épreuve du feu des valeurs communes au plus grand nombre des citoyens européens.

Ces thèmes sont d'abord d'exclusion : « Nous estimons former une communauté que nous voulons distincte de celles des voisins, ceci généralement à l'intérieur de frontières communes ».
Beaucoup d'Européens se sentent plus ou moins explicitement distincts de leurs voisins du Moyen-orient ou de l'Afrique. Il n'y a pas lieu de le leur reprocher, même si ces sentiments peuvent générer de la xénophobie.

Quoiqu'il en soit, ces « valeurs d'exclusion », même si elles peuvent donner lieu à des campagnes d'ostracismes, sont indispensables. Si elles n'existaient pas, l'Europe n'existerait pas. Ce devrait être aux institutions démocratiques européennes de les traduire en politiques publiques raisonnables, en matière d'immigration et d'intégration notamment.

Quelles valeurs spécifiquement européennes ?

Il n’y a pas de gouvernement « fédéral européen », capable de définir des politiques économiques, industrielles, diplomatiques et de défense communes Les valeurs sont constitutives de la civilisation européenne : démocratie politique, libertés publiques et d'expression, habeas corpus et droits de l'homme, égalité entre femmes et hommes, poids donné à la connaissance scientifique, etc..

et la laïcité intégrée comme une séparation stricte entre les institutions et les religions, quelles que soient ces dernières et en devenir si le religieux n’instrumentalise pas le politique ni le politique n’instrumentalise le religieux.

Quand on voit la montée au pouvoir des forces religieuses dans le reste du monde, il faut bien admettre que l'Europe est la patrie d'une telle laïcité.

Une civilisation de nations jadis en conflit

une valeur identitaire supérieure, propre à l'Europe est le fait qu'elle ait pu rassembler des nations aux identités spécifiques différentes, qui se sont opposées férocement dans l'histoire. Jamais dans le monde, en si peu de temps, ne s'est produit un phénomène de cette ampleur.

L'Europe à la tête de la protection des éco-systèmes

l'Europe a été la patrie des Lumières et de l'universalisme, mais consacre de moins en moins de moyens aux recherches scientifiques , aux enseignements supérieurs et à de grands programmes technoscientifiques de long terme. Pourtant elle s’intéresse aux thèmes de la protection de la nature et des éco-systèmes, comme plus généralement de la décroissance des formes destructrices de consommation gaspillage.

Avec la maîtrise des technologies de l'information dont elle dispose, elle pourrait être bien plus influente qu'elle ne l'est à présent et pourrait porter une composante majeure de l'identité européenne, du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est, la conscience de la Terre.


Créer un pôle de réflexion géopolitique européen

Pour réfléchir et agir pour une « Europe Politique, Nouvelle Puissance dans un Monde Multipolaire », l'Union Européenne avec un axe Franco-allemand fort doit s'affirmer comme une puissance majeure d'entraînement, d'anticipation et d'exploration du possible à un moment où le monde doit résoudre, en même temps, les contraintes géopolitiques du retour de la multipolarité et les grands défis planétaires.

Proposer aux Européens une vision géopolitique, c'est analyser les forces et les faiblesses, les atouts et les risques, les enjeux et les défis que la situation singulière de l'Europe par rapport à la géographie de la planète lui confère, à une époque où se conjuguent la montée des rivalités internationales, de grandes échéances systémiques financières, climatiques, alimentaires, démographiques, culturelles et sanitaires.

Sans la création d'une ou plusieurs institutions d'anticipation du futur, les Européens se condamnent à déléguer la conduite de leur destin à d'autres qui n'ont aucune raison de leur laisser la possibilité de s'affirmer comme des acteurs majeurs du monde qui vient.

- L'Union Franco Allemande, comme un élément d'entraînement et d'anticipation.

- Les principes d'une économie solidaire, protectrice du bien être des cinq cent millions d'Européens, socle d'une société européenne attentive aux droits et aux devoirs de la personne
(programme de ré-industrialisation, largement appuyé par une politique de souveraineté technologique, de défense, de relance spatiale et de sécurité agro-alimentaire).

- Une politique ambitieuse de structuration d'un espace européen qu'il faut aménager pour lui donner sa cohérence territoriale et sa lisibilité, en particulier par le déploiement d'un réseau ferroviaire européen à grande vitesse, par le développement d'un système fluviomaritime de canaux trans-européens, à grand gabarit, mais aussi par la mise en place d'un réseau transcontinental sécurisé et équilibré de transport de gaz et de pétrole.

- Sur le plan culturel et en particulier linguistique, l'Union européenne doit valoriser cette extraordinaire richesse que constitue la cohabitation, en son sein, des trois domaine linguistiques Romain, Germanique/Anglo-Saxons et Slave.

- Pour faire face à un risque de vieillissement démographique entraînant, à terme, l'affaissement de sa population active et donc l'affaiblissement de son niveau de vie, risque qui constitue probablement la menace la plus grave qui pèse sur elle, l'Union doit engager, sans délai, une véritable politique de population comprenant quatre volets indissociables : politique de natalité et de la famille, d'immigration et de co-développement avec les pays migrants mais aussi de maîtrise des conflits intergénérationnels potentiels dont certains signes inquiétants commencent à apparaître.

- Tout cela demande une politique budgétaire maîtrisée, un fléchage des crédits et la fin des financements européens de complaisance.

Eric CAMPION

mardi 21 mai 2013

FÉRIÉ - PONT - VIADUC

LIBR'ACTEURS compte en ses rangs de nombreuses sensibilités, qui s'expriment au travers d'articles et interventions.
L'association pose, en préalable, un respect des idées, sur les grands sujets clivant.

A vos lectures et commentaires, une approche originale et mesurée.

Le mois de mai se finit avec son cortège de jours fériés, de ponts, de RTT, de liquidation des jours de congés de l’année précédente.

Il y a 11 jours fériés en France, ce qui nous place dans une moyenne supérieure tant en Europe qu’ailleurs dans le Monde.
Alors pourquoi autant de polémique ? pourquoi est il si difficile, voir sensible, de réformer les jours fériés qui sont très concentrés en mai, qui n’ont plus de raison d’être, pour certains et dont la signification est éloignée, pour d’autres.

Sur les 11 jours fériés, 5 sont liés à la République, donc laïques (1er janvier,1er mai, 8 mai, 14 juillet et 11 novembre). Les 6 autres jours fériés sont des célébrations religieuses Chrétiennes.

Aujourd’hui, quelle est la compréhension de la population et des générations de l’après guerre du 8 mai et du 11 novembre ? Les études montrent que celle-ci est faible.
Or il y a une nécessité à garder ces évènements du passé comme ciment de la République, ainsi que de regarder vers le futur.

Proposons alors du supprimer le 8 mai et le 11 novembre et de les remplacer par une journée fériée de commémoration des 2 Guerres Mondiales ainsi que des autres guerres, des conflits armés pour les lesquels nos soldats ont donné leur vie (Guerre d’Algérie, d’Indochine, Irak, Mali, ...).

Pour regarder vers l’avenir, Notre Avenir, faisons du 9 mai, (Journée de l’Europe) un jour férié Européen. C’est une symbolique forte qui aidera à ancrer l’Idée Européenne au sein de nos populations.

Concernant les autres jours fériés, il est surprenant que dans un pays laïc, où la notion du religieux devient « tabou », où la population croyante et pratiquante est en baisse, l’on
continue à célébrer des fêtes qui n’ont plus aucun sens pour la majorité de nos compatriotes.

Dans un souci d’équité, d’intégration et pour un mieux vivre ensemble, transformons certains jours fériés chrétiens en jours fériés flottants et créons un jour flottant férié Juif et Musulman.

Ce qui permettra à certains d’être en congés pendant que les autres feront fonctionner l’Economie.

Il est temps d’oser et de faire évoluer notre pays qui semble « coincé » à l’idée de modifier quoi que se soit.

Franck. NOURMAMODE

samedi 11 mai 2013

LE 8 MAI.......OUI MAIS !

"Un billet destiné aux Echos mais jugé trop léger pour un journal "sérieux".
OUI MAIS on peut être très sérieux sans se prendre au sérieux ... A vous de juger !"

En ce jour d'Ascension, nous ne pouvons résister au plaisir de vous livrer le fruit des échos recueillis par les LIBR'ACTEURS le 8 MAI.
Nos équipes se livrent ici ou là à des micros-trottoirs pour recueillir les ressentis et les attentes sur le terrain. La question du 8 MAI, et le résultat accablant, débouche sur un exercice à peine retouché !

Nous nous sommes promenés et avons posé quelques questions !

Que signifie pour vous le 8 MAI ?
Euh ... la pentecôte, non l'ascension, non l'armistice, euh ... non un jour de conges en plus. On pourrait donc supprimer cette commémoration de la capitulation nazie ? OUI MAIS... faut pas toucher à nos avantages acquis !

Vous savez pourtant que la dette explose et qu'il faut être plus productif ? OUI MAIS l'ETAT doit commencer par faire des économies !

Donc on doit réduire le nombre de fonctionnaires et lutter contre l’absentéisme ? OUI MAIS j'ai des amis fonctionnaires qui travaillent bien et c'est des métiers durs !

Vous pensez alors que l'on pourrait jouer sur le temps de travail pour le rendre plus flexible ? OUI MAIS sans toucher à mon contrat de travail !

On pourrait peut être faire des économies en réduisant le nombre des élus et le cumul des mandats ? OUI MAIS, mon Maire il est aussi député et il défend bien notre commune à PARIS !

On pourrait alors revoir le droit de gréve, des salariés protégés ? OUI MAIS c'est parce qu'ils ne risquent rien qu'ils font grève ; c'est mieux que ce soit eux !

Donc vous êtes d'accord avec la grande majorité des français pour dire "il faut que cela change" ? OUI MAIS ...à condition que cela reste comme maintenant !

Mais dans d'autres pays, ils ont réformé et cela va mieux ! OUI MAIS ...chez nous c'est pas pareil !


A ce stade nous avons remisé nos stylos, et revisité quelques belles formules du style : "LE BON SENS EST LA CHOSE DU MONDE LA MIEUX PARTAGEE"
Nous avons aussi pensé sans rire au MUR DES C..... au CASS TOI POV C........ et au DINER DE C.......
Mais rassurez-vous, nous ne baissons pas les bras pour autant.

Bon 10 MAI

dimanche 5 mai 2013

Ruser avec ses principes « de précaution »


LIBR'ACTEURS croit opportun de soumettre à la réflexion de ses lecteurs et sympathisants, l'analyse de l'un de nos membres experts, qui porte sur un sujet sensible, avec une mise en perspective d'un principe de précaution qui nous tient à coeur.
Merci de vos réflexions.


L’enfant occidental est devenu rare. Les couples se forment plus tardivement et sur d’autres bases que naguère 1.
Les études, puis la volonté de faire carrière, prennent souvent le pas sur la vie affective et familiale.
Selon le sociologue Paul Yonnet 2, le recul de la mortalité maternelle et infantile ainsi que l’avènement de techniques efficaces de contraception au cours du XXème siècle, ont donné à l’enfant un statut nouveau.
Il est désiré et semble être un bien suprême. Ainsi, les personnes qui ne peuvent enfanter pour des raisons physiologiques ou médicales, éprouvent souvent frustration et désespoir. Ils se sentent privés de ce « droit », apparu insidieusement au cours des dernières années, le « droit à l’enfant ».
Celui-ci place alors dans l’imaginaire collectif, la parentalité comme un droit intangible. Ce « droit », serait sur le même plan que d’autres droits, tels celui au logement ou encore celui à
une allocation sociale. Grâce aux avancées de la procréation médicalement assistée (PMA), chacun pense pouvoir obtenir une descendance et ne pas être frustré de l’amour de sa progéniture.
Puisque l’on peut, le « droit à l’enfant » s’exprime et l'existence d'un droit produit des revendications.

Mais il y a là un mauvais tour joué par le verbe « pouvoir » en français contrairement à d’autres langues : il ne distingue pas la possibilité technique de faire, de la
permission légale d’agir. C’est dans ce contexte que s’inscrit la question d’actualité de l’accès à la PMA pour les couples homosexuels, que l’on pourrait étendre aux femmes ou aux hommes célibataires.
En vertu du principe d’égalité faut-il répondre techniquement à ce désir d’enfant et ne pas laisser exclusivement à un homme et une femme en couple, le droit de donner la vie ?

Avant de prendre position pour l’une ou l’autre de ces deux visions de société, il faudrait s’assurer que les questions posées sur l’évolution psychique et sociétale des enfants nés dans ces nouvelles conditions, auraient trouvé réponse. Or, même si régulièrement des statistiques, souvent fragiles, des histoires de vie et de petites séries sont rapportées pour montrer que ces enfants ne sont pas différents des autres, un doute persiste.
Les positions contradictoires prises sur ce sujet par des psychanalystes, des philosophes ou des sociologues de renom en témoignent. Malgré cette incertitude, les tenants de la généralisation de la PMA minimisent dans l'argumentation, le discernement philosophique et les considérations anthropologiques ou spirituelles, au profit de l'émotionnel qui tiennent alors lieu d'arguments. Ils acceptent, sur l’autel du « droit à l’enfant », une inconnue qui peut éventuellement perturber l’avenir même de ces enfants à naître et à vivre dans des conditions inhabituelles. On ne sait pas précisément ce que le « droit à l’enfant » convoqué pour satisfaire ce puissant désir d’enfant, peut avoir comme effets sur sa vie future.

Alors, ne sachant pas répondre à cette question, la société semble prête à « ruser », selon la tournure du poète Aimé Césaire 3, avec certains des principes de la recherche clinique : puisqu’il y a ici un doute, la situation mériterait les mêmes attentions que celles habituellement exigées dans ce domaine.
Car enfin, pourquoi faut-il passer devant un pointilleux Comité de Protection des Personnes pour pouvoir donner le moindre placebo à un sujet qui consent à participer à une étude clinique et ne rien exiger de tel ici ?
Pourquoi le principe de précaution qui face à une incertitude conseille la prudence plutôt que l’audace et qui s’impose dès qu’une suspicion de risque pour la santé est évoquée, n’est-il pas invoqué
dans ce cas précis ?
Il n’y a pas de réponse univoque à ces questions. Cependant, en suggérant implicitement que l’enfant n’a pas les droits habituellement accordés aux personnes, il est à craindre qu’il soit pris avant tout comme un dû, comme une chose destinée à combler un manque.

Michel Hasselmann
Professeur de réanimation médicale, Président de l’ERERAL (Espace de Réflexion Ethique Région Alsace)

1. Luc Ferry. La révolution de l'amour. Pour une spiritualité laïque. Plon, col. Essai, Paris 2010
2. Paul Yonnet. Le recul de la mort. L’avènement de l’individu contemporain. Gallimard, Paris 2006
3. Aimé Césaire. Discours sur le colonialisme. Présence Africaine, col. Poche, Paris 2000

Vous pouvez retrouver et télécharger l'article original paru dans la lettre N°63 du CEERE

Photo : sculpture à Oslo - Norvège

dimanche 14 avril 2013

Morale Démocratique


LIBR'ACTEURS" constate avec plaisir que la morale démocratique préoccupe les francais.
A lire à la suite 2 petits billets pour poser les bonnes questions et succiter les réflexions !



PRINTEMPS DEMOCRATIQUE ?

L’affaire « CAHUZAC » ?
Serait-ce une hirondelle qui annoncerait le printemps (démocratique) ?

Oui, bien sûr, nous nous serions bien passés de toutes ces turpitudes. Elles nous montrent une fois de plus que le personnel politique, comme le linge, a besoin d’être changé régulièrement.
Exit donc le ministre indélicat !
Souhaitons-lui de se rebâtir. Ce ne sera pas à l’évidence une mince affaire.
Quand les vagues de l’indignation seront retombées, peut-être pourrons-nous en tirer quelques enseignements, finalement pas si négatifs que ça. Risquons-nous y dès maintenant :
il n’y a pas plus de vertu innée à gauche qu’à droite. Ou, autrement formulé, la droite n’a pas le monopole des politiciens malhonnêtes. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont tous bons à jeter. Mais nous allons progresser vers plus de lucidité !

La presse a rempli à peu près bien son rôle et la justice n’a pas été entravée : ça, c’est vraiment une bonne nouvelle, et qui nous change !
Je passerais volontiers sur les hésitations de la politique économique du gouvernement (qui devra trouver les bonnes solutions), sur les maladresses de sa communication, et même sur sa propension à …compromettre de bonnes réformes.
Je serais enclin à la mansuétude si j’avais la certitude qu’à la fin du mandat, la France aura recouvré une démocratie durablement « normale », où les pouvoirs, exécutif, législatif, judiciaire, informatif seront clairement séparés. Si j’avais la certitude que les cumuls de mandats limités, les politiques redevenus justiciables comme les autres et enfin des élus responsables (rendant compte) de leurs engagements autant de points qui seraient de vrais signes d’un printemps démocratique.

J.Bellier



HARO SUR LES POLITIQUES : ARRÊTEZ LE MASSACRE

Beaucoup de nos élus sont d’honnêtes gens. Plus soucieux de leur réélection et de la victoire de leur camp, certes, que d’offrir une vision forte à notre Pays.
Mais pas tous pourris, loin de là. Alors comment peuvent-ils supporter cette suspicion, cette défiance qui gangrène, elle, la vie démocratique d’un Pays dont les citoyens sont mis à contribution, eux ?

Le citoyen cherche la cohérence entre acharnement et laxisme. Acharnement pour faire passer une loi qui divise les Français. Laxisme sur une question qui décrédibilise nos élus. A trop tirer sur l’élastique, c’est le slogan « tous pourris » qui prévaudra dans les urnes. La suite, il faut la craindre.

Mais heureusement la coupe semble enfin pleine ce coup-ci !

Libr’acteurs et le Rassemblement citoyen, chacun à sa manière, militent depuis des années pour sortir de cette situation indigne d’une démocratie comme la nôtre. Pour que tous les citoyens puissent être acteurs, d’une manière ou d’une autre.

Il est donc temps de formuler trois exigences fortes :

· Limiter le cumul des mandats dans l’espace et dans le temps, pour tous les élus ;
· Introduire une dose de proportionnelle pour sortir de la connivence objective UMP PS ;
· Exiger des élus et de leur conjoint la transparence sur leurs revenus et leur patrimoine, déclaration détaillée sur l’honneur à l’appui.

Libr’acteurs et le Rassemblement citoyen s’adressent à tous ceux qui font de la moralisation de la vie publique une priorité. Qu’ils se manifestent ainsi que leurs amis à :
http://libracteurs.blogspot.fr/
http://www.rassemblementcitoyen.org/

Tous ensemble, mettons la pression.
Seul moyen d’arrêter le massacre de ceux qui ne le méritent pas. Passage obligé pour aider notre Pays à rebondir.

C LIEBER.

Crédit Photo : affiche du film "L'Ordre et la Morale" de Mathieu Kassovitz

mardi 9 avril 2013

L’ACTION C’EST MAINTENANT !


L’inquiétante et désastreuse dérive de notre démocratie justifie la légitimité du RASSEMBLEMENT CITOYEN pour lequel vous avez manifesté un réel intérêt.

L’urgence commande une traduction rapide des paroles en actes, sur le terrain en proximité.
Il vous appartient de devenir acteur, mobilisé, en créant des RASSEMBLEMENTS locaux ou en rejoignant ceux qui sont d’ores et déjà en place.

Dans un contexte de populisme facile et porteur de tous les dangers, dans un climat de défiance définitive vis-à-vis des partis politiques traditionnels, et de leur personnel, englués dans leurs contradictions et intérêts, le citoyen doit être acteur de son destin.

C’est la force du RASSEMBLEMENT CITOYEN, coopérative confédérale, respectueuse des sensibilités mais intransigeante sur les valeurs.
Un RASSEMBLEMENT qui met la parité, toues les parités, en règle de base.

Un RASSEMBLEMENT qui déni à tout élu, porteur d’un mandat actuel, la moindre primauté.

Un RASSEMBLEMENT, qui plaide pour une citoyenneté active, une démocratie sans tâche, et une mise en perspective dynamique de nos territoires, à dire souverain et éclairé, du citoyen acteur.

Le RASSEMBLEMENT CITOYEN a la chance de compter dans ses rangs, des Français et Françaises, issus de tous les milieux, de toutes les sensibilités, qui sont mus par une conviction partagée : l’avenir de nos enfants commande de nouvelles règles de comportement, de consommation, et une hiérarchie revisitée des valeurs et des priorités.

Tout est à construire, beaucoup est à inventer. Face à la métamorphose de notre monde, nous devons interroger sans faiblesse nos structures politiques, économiques et sociales.

Mutualisons nos idées et nos forces.

Si vous pouvez consacrer un peu de temps à cette belle perspective, faites vous connaitre, vous serez les bienvenu(e)s.