lundi 3 décembre 2012
REUSSITE et INTERET COLLECTIF CITOYEN !
« De droite » ou « de gauche » pour les uns, « en avant » pour les autres (tels LIBR’ACTEURS), nous avons tous intérêt à ce que le gouvernement en place réussisse dans sa politique d’assainissement (politique et financier) de la France.
Cela n’en rend que plus pathétiques les trous d’air, souvent auto générés, dans lesquels il plonge :
- Quelle urgence y avait-il à traiter le problème du mariage homosexuel, alors que l’anxiété générale monte autour du chômage croissant ?
- Faut-il vraiment user de son crédit sur le projet de Notre Dame des Landes dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a aucun caractère d’urgence au regard des prévisions de trafic ? (Une revue complète de la faisabilité du projet serait une sortie élégante, tant que sa paternité peut encore être attribuée au gouvernement précédent).
- Ne peut-on pas se passer d’un ministre grandiloquent dont les paroles maladroites nuisent à l’objet même de sa mission (et sont visiblement à la mesure de sa méconnaissance de l’économie).
- Pourquoi tergiverser autour du temps scolaire, alors qu’il y a convergence générale sur l’intérêt des enfants (dont la seule faiblesse est de ne pas voter) ?
- Etc.
A mes yeux, deux urgences auxquelles tout le reste doit être soumis :
1. restaurer la compétitivité de l’économie ; et ce n’est pas un transfert de charges des sociétés vers les ménages qui y suffira. Il s’agit en fait de la mobilisation d’une nation tout entière. Quand on voit les lenteurs désespérantes de certaines administrations ou sociétés publiques (ô RTT, j’écrirai ton nom !), même les agents de la fonction ou des services publics ont leur part à prendre dans la compétitivité du pays.
2. assainir la vie politique, en ouvrant largement les fenêtres de notre démocratie : non cumul des mandats, statut de l’élu, et toutes les autres mesures que la commission Jospin a parfaitement identifiées. Notre démocratie se meurt de n’avoir pas su prendre les décisions courageuses à temps : comment pourrait-il en être autrement quand la plus grande partie de notre personnel politique place sa réélection bien avant l’intérêt du pays !
C’est au regard des résultats obtenus sur ces deux points que M. Hollande sera jugé. Aura-t-il le courage d’affronter ses pairs ?
Sinon, cinq nouvelles années de perdues ! Nous avons TOUS intérêt à ce qu’il réussisse.
J BELLIER
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dimanche 25 novembre 2012
Les errements de la démocratie interne, après le PS, l'UMP
Voici deux ans, au terme du vote des adhérents PS, il n'y avait pas de vainqueur entre Martine Aubry et Segolène Royal.
Et de sérieux soupçons de fraude.
Hier soir, il y avait aussi des soupçons de fraude ... et deux vainqueurs.
L'incapacité des deux plus importants partis politiques français à organiser leur élection interne en transparence et avec efficacité est un constat. Il est inquiétant pour la démocratie française en ce qu'il révèle de notre système politique.
La logique féodale est toujours forte, et dans les "fiefs" on peut ajouter plus ou moins impunément des cartes ou des électeurs. Localement, personne n'ose rien dire, ce serait se barrer la route à un mandat électif local. Au niveau national, il ne faut certainement pas être le premier à lancer la pierre chez le voisin, de peur qu'elle ne retombe avec plus de vigueur chez soi.
Le manque d'enthousiasme des parlementaires pour les propositions de la Commission Jospin * (interdiction du cumul de mandat législatif et exécutif local, maintien avec conseiller municipal, cantonal ou régional sous réserve que ce mandat local soit bénévole) éclaire les mêmes symptômes. Ces changements mettraient en effet un terme à des outils de féodalité (écrêtement).
Pourtant la réforme proposée par le rapport Jospin est modeste. Aucun mot sur l'empilement des niveaux administratifs (des collectivités aux Etablissements publics), sur la confusion des compétences, sur la multiplication de cabinets pléthoriques autours des exécutifs locaux, autant de lieux où prospèrent des salariés de la politique, autre conséquence de cette logique féodale.
S'extraire de cette bipolarité usante est plus que jamais nécessaire.
C'est le sens des travaux de LIBR'ACTEURS et des initiatives prises et à venir en région, comme c'est le cas à LYON.
E LAFOND.
* lien pdf : Propositions Commission Jospin
Crédit image : ne.partipirate.ch
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vendredi 23 novembre 2012
Ethique , conscience de la Terre et souveraineté énergétique
L'exploitation des réserves de gaz naturels par les gaz de schistes, dont disposerait l'Europe, nous procurerait l' « indépendance énergétique ».
De même pour les Etats-Unis.
Tout un plan de la géopolitique du monde va changer.
L'Amérique n'aura plus besoin des pétroles du Moyen-Orient et pourra se désinvestir, y compris militairement, de cette partie du monde.
Les réserves étant considérables, l'avenir de l'exploitation et celui de la nouvelle puissance des USA paraîssent assurés pour de longues années.
L'Europe va suivre car nous sommes là en face d'un mécanisme déterministe s'imposant aux sociétés industrielles en compétition et ce malgré les résistances individuelles.
A supposer que l'Europe dispose de réserves significatives en hydrocarbures de schistes, rien n'empêchera gouvernements et industriels de les exploiter, quels que soient les dommages à terme ou même immédiats pouvant en résulter.
Les consommateurs d'énergie que nous sommes seront reconnaissants. La souveraineté énergétique européenne ainsi acquise redistribuera les cartes du jeu du monde multipolaire.
Et les paysages de nos campagnes de France, et nos modes de vie changeront.
La patiente recherche d’un équilibre entre ce qui est souhaitable pour le citoyen européen, à la fois consommateur et bénéficiaire d’une indépendance énergétique (hydrocarbures du moyen orient , gaz algérien et russe ) et ce qui est possible pour préserver l’avenir et les générations futures (techniques polluantes de forage, effet de serre) est la politique de moindre mal à appliquer.
« Nous de 2 maux, le moindre » écrivait Shopenhauer.
Alors performance et souveraineté ou dépendance et conscience de la terre ?
Question d’éthique.
Eric CAMPION.
Crédit image : Œuvre André Martins de Barros
dimanche 18 novembre 2012
PEDAGOGIE, SUITE …….. !
Permettez moi de regretter que certains de nos sympathisants et lecteurs répugnent à réagir sur ce site et préfèrent m’adresser directement leurs observations, contributions et critiques.
Il en est une qui revient de plus en plus fréquemment, tant il est vrai que ce pays a mal à sa fonction publique.
Lors de sa dernière conférence de presse, le Président de la République, a indiqué sur un ton ferme, qu’il était hors de question de toucher au statut de la fonction publique et pourtant !
Pourtant, en conscience, est-il normal qu’à l’heure où les emplois sont menacés ici ou là, 1 salarié sur 4 (record du monde hormis le Japon) se lève le matin sans se poser la question de son emploi, quels que soient sa performance individuelle et l’utilité de son travail ?
Tout est lié, le poids des fonctions publiques obère notre performance économique et elle est l’alliée des élus cumulards de mandats, qui recrutent sans trop compter, ceux et celles qui seront les premiers remparts d’un système dont ils espèrent aussi pouvoir bénéficier un jour.
Le nombre d’élus issus de la fonction publique, territoriale notamment, des cabinets et staffs d’élus, ou des opérateurs publics est à cet égard édifiant.
Mais parlons chiffres en espérant que le lecteur vérifiera et à la suite comprendra !
La dépenses publique absorbe 56% de notre Produit Intérieur Brut (PIB), pour mémoire c’est ……10 points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE.
56% de PIB en dépenses publiques dont 16% pour l’Etat, 12% pour les Collectivités Locales et … 28% pour la sécurité sociale (dont 14% pour les retraites soit 5 points de plus que la moyenne OCDE).
Pour financer ces dépenses publiques, nous prélevons d’autorité 51% (impôts, taxes, cotisations redevances…) ce qu’on appelle les PO (Prélèvements obligatoires), là ou le niveau moyen OCDE est de 40%.
Je l’ai dit, ce pays compte 7 millions de fonctionnaires et assimilés, pour une qualité administrative qui reste à comparer, des citoyens de plus en plus avertis et des économies annoncées et logiques mais jamais réalisées.
Ici un exemple frappant, la mise en œuvre des lois CHEVENEMENT sur l’intercommunalité, a générée le recrutement de……500000 emplois sans dans le même temps conduire à des baisses d’effectifs dans les communes membres.
Il est évident que le parti socialiste, pour des raisons faciles à comprendre, est un parti de fonctionnaires, il faut donc que la société civile y veille.
Il faut inventer le fonctionnaire du nouveau siècle, celui qui sera jugé sur sa performance, qui acceptera par solidarité de ne pas jouir d’un emploi à vie, qui comprendra qu’il est là pour servir le collectif à qui il doit tout.
Si l’on a le courage d’y réfléchir sans passion, au même titre que le cumul des mandats, nous lèveront deux hypothèques lourdes sur l’avenir de nos enfants.
Un avenir qui commande un contrat de travail unique pour tous avec des garanties identiques et solides, un régime de retraite unifié, et peut être une syndicalisation obligatoire.
R HASSELMANN
Crédits Photo : scène du film Office Space - Mike Judge, 1999
Il en est une qui revient de plus en plus fréquemment, tant il est vrai que ce pays a mal à sa fonction publique.
Lors de sa dernière conférence de presse, le Président de la République, a indiqué sur un ton ferme, qu’il était hors de question de toucher au statut de la fonction publique et pourtant !
Pourtant, en conscience, est-il normal qu’à l’heure où les emplois sont menacés ici ou là, 1 salarié sur 4 (record du monde hormis le Japon) se lève le matin sans se poser la question de son emploi, quels que soient sa performance individuelle et l’utilité de son travail ?
Tout est lié, le poids des fonctions publiques obère notre performance économique et elle est l’alliée des élus cumulards de mandats, qui recrutent sans trop compter, ceux et celles qui seront les premiers remparts d’un système dont ils espèrent aussi pouvoir bénéficier un jour.
Le nombre d’élus issus de la fonction publique, territoriale notamment, des cabinets et staffs d’élus, ou des opérateurs publics est à cet égard édifiant.
Mais parlons chiffres en espérant que le lecteur vérifiera et à la suite comprendra !
La dépenses publique absorbe 56% de notre Produit Intérieur Brut (PIB), pour mémoire c’est ……10 points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE.
56% de PIB en dépenses publiques dont 16% pour l’Etat, 12% pour les Collectivités Locales et … 28% pour la sécurité sociale (dont 14% pour les retraites soit 5 points de plus que la moyenne OCDE).
Pour financer ces dépenses publiques, nous prélevons d’autorité 51% (impôts, taxes, cotisations redevances…) ce qu’on appelle les PO (Prélèvements obligatoires), là ou le niveau moyen OCDE est de 40%.
Je l’ai dit, ce pays compte 7 millions de fonctionnaires et assimilés, pour une qualité administrative qui reste à comparer, des citoyens de plus en plus avertis et des économies annoncées et logiques mais jamais réalisées.
Ici un exemple frappant, la mise en œuvre des lois CHEVENEMENT sur l’intercommunalité, a générée le recrutement de……500000 emplois sans dans le même temps conduire à des baisses d’effectifs dans les communes membres.
Il est évident que le parti socialiste, pour des raisons faciles à comprendre, est un parti de fonctionnaires, il faut donc que la société civile y veille.
Il faut inventer le fonctionnaire du nouveau siècle, celui qui sera jugé sur sa performance, qui acceptera par solidarité de ne pas jouir d’un emploi à vie, qui comprendra qu’il est là pour servir le collectif à qui il doit tout.
Si l’on a le courage d’y réfléchir sans passion, au même titre que le cumul des mandats, nous lèveront deux hypothèques lourdes sur l’avenir de nos enfants.
Un avenir qui commande un contrat de travail unique pour tous avec des garanties identiques et solides, un régime de retraite unifié, et peut être une syndicalisation obligatoire.
R HASSELMANN
Crédits Photo : scène du film Office Space - Mike Judge, 1999
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dimanche 11 novembre 2012
VIE POLITIQUE OU…….DEMOCRATIE ?
Monsieur Lionel JOSPIN vient de remettre au Président de La République, le rapport dressé par la commission qu’il présidait, sur : La modernisation de la vie politique.
Nous laissons aux lecteurs le soin de lire le document, ou de se forger une opinion à partir des articles, émissions et commentaires en tous genres qui vont faire flores.
Pour LIBR’ACTEURS, nous sommes très loin du compte en dépit de quelques propositions intéressantes dans le florilège des 35 mesures pointées.
Loin du compte car le citoyen qui entend être acteur de son destin, sera encore et toujours otage du JEU POLITIQUE qui dévoie la DÉMOCRATIE !
Notre association a été créée, pour peser et sensibiliser, le plus grand nombre à l’impérieuse nécessité qu’il y a, à régénérer notre démocratie, pour qu’elle soit représentative de nos diversités. Depuis 10 ans maintenant, nous allons à la rencontre des citoyens, nous compilons des rapports et études, nous comparons avec l’étranger, nous jugeons de la performance de l’élu, de sa conviction, de son sens de la responsabilité.
Le non cumul des mandats, ne peut être une demi-mesure !
Tous les indicateurs, toutes les comparaisons plaident en faveur d’une limitation stricte.
Laisser un député être Conseiller Régional, ou Général, laisser un élu, occuper un mandat plus de 12 ans, dispenser un élu de rendre des comptes et ne pas lui donner un statut ambitieux sont des hérésies.
LIBR’ACTEURS est une association régie par la loi de 1901, à ce titre et dans sa forme actuelle, elle n’a pas vocation à présenter des citoyens aux suffrages.
Elle peut toutefois œuvrer pour qu’en 2014, et en dépit de la loi constitutionnelle à intervenir, aux Européennes, aux municipales, ne soient élus que des citoyens neufs.
C’est le sens de l’hymne que nous vous proposons, LE CHANT DES CUMULARDS, signe de reconnaissance de tous ceux qui entendent être acteur de leur destin.
Il ouvrira désormais notre espace, dans le bandeau supérieur.
ECOUTEZ LE, RELAYEZ LE, nous reviendrons vers vous très vite, dans le cadre des actions de rassemblement que nous entendons initier et de la mutation que l’actualité peut commander!
Dans l'instant, par le biais des réseaux sociaux, lancez le message : l'hymne de l'actualité citoyenne.
Dans l'instant, par le biais des réseaux sociaux, lancez le message : l'hymne de l'actualité citoyenne.
R HASSELMANN
Crédit Image : Raymond MORETTI avec l'aimable autorisation de son épouse.
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vendredi 9 novembre 2012
COMPETITIVITE…….. !
La compétitivité à retrouver d’urgence est une ardente obligation.
LIBR’ACTEURS prône depuis des années, une implication citoyenne, une pédagogie, pour arriver à une « Co-citoyenneté ».
Le salut passera par la compréhension du plus grand nombre, par l’initiative de proximité, par la vertu de l’exemple.
Nous vous livrons ici une petite réflexion de l’un des fondateurs de notre association qui, par son cursus professionnel et son mandat électif, sait de quoi il parle.
N’en ayant lu que des synthèses, je me garde bien d’introduire une quelconque dissonance dans ce concert de louanges.
Je regrette seulement que deux angles de vue aient été (volontairement ?) occultés, qui auraient pu donner lieu également à recommandations :
○ Faire une pédagogie grand public des 35h imposées par l’Etat et de leurs conséquences, vécues par tous : démobilisation des acteurs économiques, perte de compétitivité par renchérissement des coûts du travail, désorganisation du secteur public, etc. Il faut absolument faire comprendre à tous les citoyens que le travail ne se partage pas comme un gâteau de dimensions constantes ; et que, précisément, quand son coût augmente quelle qu’en soit la raison (dont les 35h payées 39), le « gâteau » diminue et l’emploi avec. J’aurais aimé que M. Gallois profite donc de son rapport pour mettre les pieds dans le plat et qu’il préconise une remise en cause (modulée) du tabou des 35h.
○ Ne pas s’en tenir à des mesures techniques, financières ou fiscales, imposées d’en haut, mais appeler tous les citoyens, en leur proposant des actes concrets, à relever le défi de la compétitivité dont dépendent leurs emplois et ceux de leurs enfants. C’est d’une mobilisation générale qu’il s’agit.
Jacques Bellier
Crédit Photo : Encyclopédie Gratuite
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dimanche 4 novembre 2012
Le blog évolue
Libr'Acteurs évolue sur le fond et sur la forme.
Qu'en pensez-vous ?
C'est aussi cela notre conception de la démocratie.
Nous prenons l'avis de nos adhérents, sympathisants ou lecteurs.
Techniquement, au bas de chaque billet, vous aurez la possibilité de le partager via les réseaux sociaux, par email, voire de créer un lien vers ce message.
L'accès aux commentaires se fait via le libellé "x commentaire(s):" toujours au bas de chaque billet.
Merci de vos commentaires à l'adresse habituelle : libracteur@gmail.com
mercredi 31 octobre 2012
La compétitivité comme le cholestérol, il en est une bonne mais il peut y en avoir de mauvaises.
LIBR'ACTEURS compte en ses rangs des sensibilités et analyses variées comme en témoignent ces 2 articles, livrés dans le même temps, dont nous attendons qu'ils suscitent réactions , observations et.....enrichissement.
LIBR'ACTEURS compte en ses rangs des sensibilités et analyses variées comme en témoignent ces 2 articles, livrés dans le même temps, dont nous attendons qu'ils suscitent réactions , observations et.....enrichissement.
COMPETITIVITE : DONNONS DU SENS A L’INDISPENSABLE BAISSE DES CHARGES
Si la question de la compétitivité de nos entreprises est éminemment centrale, encore faut-il la formuler correctement. Car, quoi qu’en disent les experts bienpensants, l’enjeu n’est pas tant de savoir comment baisser les charges qui pèsent sur les entreprises et sur la création d’emplois, que de déterminer quelles doivent être les finalités de ces éventuelles mesures. Classiquement, les forces d’opposition libérales rêvent d’une société où les entreprises contribueraient le moins possible au modèle social et au financement des services publics, selon la bonne vieille stratégie d’assécher les recettes pour mieux supprimer les dépenses publiques et organiser des transferts de compétences massifs de l’Etat vers le Marché ; quant à certaines mouvances de la gauche la plus radicale, elles militent au contraire pour contraindre davantage les acteurs économiques au financement d’un Etat-Providence sans limite et déraisonnable, comme si la problématique de la dette publique était une invention qu’il convient d’ignorer. Marx vs. Freeman : voilà à quoi se résume, hélas, le débat public autour de la compétitivité aujourd’hui.
Cessons de nous mentir. L’enjeu de la compétitivité doit s’inscrire dans un questionnement plus large, en tout cas structurel, sur notre modèle économique. Depuis Schumpeter, nous savons que les sorties de crises sont possibles qu’à la condition de penser l’économie de demain, d’anticiper les besoins des générations futures et d’apporter les innovations qui y correspondent. Or ces besoins, quels sont-ils ? Garantir que l’activité économique ne génère plus, sur le plan environnemental et sanitaire, des coûts externes que la société n’est pas en mesure d’assumer ; garantir que les générations futures soient formées à exercer des métiers à forte valeur ajoutée, et dont la rémunération leur assurera un niveau de vie décent, stimulant et sécurisant ; garantir enfin le moins de dépendance possible à tout ce qui présuppose, dans le monde économique, un aléa à court et moyen termes, qu’il s’agisse des variations de la Bourse et des effets de la spéculation, des doutes scientifiques sur les caractéristiques sanitaires et environnementales d’un produit, d’un service ou d’une technologie, ou du caractère soutenable de tel ou tel marché.
En somme, nous savons que la sortie de crise ne sera possible (et salutaire) que pour autant que nous engagions une réforme structurelle de notre modèle économique pour le rendre non pas durable, mais soutenable. En d’autres termes, que nous nous donnions les moyens pour changer les comportements de certains acteurs économiques qui, bien plus que les 35 heures ou le poids supposément excessif de notre Fonction publique, n’a cessé depuis 50 ans de faire du mal à la société et à générer des dépenses publiques que l’on aurait pu éviter (pollutions, accidents du travail, maladies professionnelles, soins hospitaliers, assurance chômage… pour ne citer que les plus évidentes).
Dès lors, si baisse de charge il doit y avoir – et cela parait indispensable, en effet, au moins à l’endroit des PME/PMI, des artisans, des professions libérales et, plus globalement, de tous ceux qui, avec peu de moyens financiers et humains, tentent de générer des emplois et de la croissance – elle doit avoir du sens. Le sens donné par l’engagement du pays vers son développement soutenable !
Le temps est venu de proposer de réelles réformes structurelles. En contrepartie de la baisse des cotisations patronales et salariales, modifions notre fiscalité sur la consommation et les entreprises : taxons lourdement les produits et les services qui génèrent des coûts externes importants (produits polluants et nocifs, produits à forte empreinte écologique, énergétique et sanitaire) et détaxons les plus vertueux ; taxons lourdement les entreprises qui ont de mauvais comportements sociaux (condamnations en prud’hommes, taux important d’AT/MP, recours non indispensable au travail précaire) et détaxons les plus vertueuses ; favorisons fiscalement les entreprises de l’Economie sociale et solidaire, les entreprises individuelles, les professions libérales et artisanales, le TPE/TPI ; récompensons les entreprises qui innovent, dans le souci du bienêtre de la société et de la préservation de l’environnement.
Et pour accompagner ce type de dispositif, engageons-nous enfin dans une série d’autres réformes, attendues depuis si longtemps : l’instauration d’une class-action qui transforme le consommateur en consom’acteur ; la réorganisation de nos autorités de régulation et de contrôle des Marchés et de leurs comportements ; la mise en valeur des investisseurs sociétalement responsables et des fonds réellement éthiques ; l’incitation aux stratégies de responsabilité sociétale de l’entreprise…
Depuis trop longtemps maintenant, la France est rentière d’un système économique mort. Ne cédons pas aux revendications de ceux qui grognent parce que leur rente est devenue nulle et qui voudraient que l’on saigne notre modèle social pour qu’on leur verse, malgré tout, un petit quelque chose. Soutenons au contraire tous ceux qui, par leurs comportements, par leurs innovations, par leur abnégation, essaient de construire le système économique de demain ! Ce sont eux, et uniquement eux, qui doivent être plus compétitifs.
Le gouvernement et la majorité présidentielle ont une occasion historique de changer les choses. Avec ce débat sur la compétitivité, nous avons la possibilité de conclure un contrat gagnant-gagnant avec les entreprises : moins de charges, pour plus d’éthique économique ; moins de charges, pour plus d’innovation vertueuse ; moins de charges, pour l’avenir soutenable des générations futures ! Saisissons notre chance. Le changement, c’est maintenant si nous le voulons vraiment.
Benoît PETIT
Maître de conférences & Avocat
Crédits Photo : Jeff PACHOUD / AFP
Cessons de nous mentir. L’enjeu de la compétitivité doit s’inscrire dans un questionnement plus large, en tout cas structurel, sur notre modèle économique. Depuis Schumpeter, nous savons que les sorties de crises sont possibles qu’à la condition de penser l’économie de demain, d’anticiper les besoins des générations futures et d’apporter les innovations qui y correspondent. Or ces besoins, quels sont-ils ? Garantir que l’activité économique ne génère plus, sur le plan environnemental et sanitaire, des coûts externes que la société n’est pas en mesure d’assumer ; garantir que les générations futures soient formées à exercer des métiers à forte valeur ajoutée, et dont la rémunération leur assurera un niveau de vie décent, stimulant et sécurisant ; garantir enfin le moins de dépendance possible à tout ce qui présuppose, dans le monde économique, un aléa à court et moyen termes, qu’il s’agisse des variations de la Bourse et des effets de la spéculation, des doutes scientifiques sur les caractéristiques sanitaires et environnementales d’un produit, d’un service ou d’une technologie, ou du caractère soutenable de tel ou tel marché.
En somme, nous savons que la sortie de crise ne sera possible (et salutaire) que pour autant que nous engagions une réforme structurelle de notre modèle économique pour le rendre non pas durable, mais soutenable. En d’autres termes, que nous nous donnions les moyens pour changer les comportements de certains acteurs économiques qui, bien plus que les 35 heures ou le poids supposément excessif de notre Fonction publique, n’a cessé depuis 50 ans de faire du mal à la société et à générer des dépenses publiques que l’on aurait pu éviter (pollutions, accidents du travail, maladies professionnelles, soins hospitaliers, assurance chômage… pour ne citer que les plus évidentes).
Dès lors, si baisse de charge il doit y avoir – et cela parait indispensable, en effet, au moins à l’endroit des PME/PMI, des artisans, des professions libérales et, plus globalement, de tous ceux qui, avec peu de moyens financiers et humains, tentent de générer des emplois et de la croissance – elle doit avoir du sens. Le sens donné par l’engagement du pays vers son développement soutenable !
Le temps est venu de proposer de réelles réformes structurelles. En contrepartie de la baisse des cotisations patronales et salariales, modifions notre fiscalité sur la consommation et les entreprises : taxons lourdement les produits et les services qui génèrent des coûts externes importants (produits polluants et nocifs, produits à forte empreinte écologique, énergétique et sanitaire) et détaxons les plus vertueux ; taxons lourdement les entreprises qui ont de mauvais comportements sociaux (condamnations en prud’hommes, taux important d’AT/MP, recours non indispensable au travail précaire) et détaxons les plus vertueuses ; favorisons fiscalement les entreprises de l’Economie sociale et solidaire, les entreprises individuelles, les professions libérales et artisanales, le TPE/TPI ; récompensons les entreprises qui innovent, dans le souci du bienêtre de la société et de la préservation de l’environnement.
Et pour accompagner ce type de dispositif, engageons-nous enfin dans une série d’autres réformes, attendues depuis si longtemps : l’instauration d’une class-action qui transforme le consommateur en consom’acteur ; la réorganisation de nos autorités de régulation et de contrôle des Marchés et de leurs comportements ; la mise en valeur des investisseurs sociétalement responsables et des fonds réellement éthiques ; l’incitation aux stratégies de responsabilité sociétale de l’entreprise…
Depuis trop longtemps maintenant, la France est rentière d’un système économique mort. Ne cédons pas aux revendications de ceux qui grognent parce que leur rente est devenue nulle et qui voudraient que l’on saigne notre modèle social pour qu’on leur verse, malgré tout, un petit quelque chose. Soutenons au contraire tous ceux qui, par leurs comportements, par leurs innovations, par leur abnégation, essaient de construire le système économique de demain ! Ce sont eux, et uniquement eux, qui doivent être plus compétitifs.
Le gouvernement et la majorité présidentielle ont une occasion historique de changer les choses. Avec ce débat sur la compétitivité, nous avons la possibilité de conclure un contrat gagnant-gagnant avec les entreprises : moins de charges, pour plus d’éthique économique ; moins de charges, pour plus d’innovation vertueuse ; moins de charges, pour l’avenir soutenable des générations futures ! Saisissons notre chance. Le changement, c’est maintenant si nous le voulons vraiment.
Benoît PETIT
Maître de conférences & Avocat
Crédits Photo : Jeff PACHOUD / AFP
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Compétitivité, vous avez dit compétitivité ?
Est-ce le miracle de la technologie ? Après le projet de loi sur le logement social dont le «"risque d'annulation » était «anticipé partout depuis plusieurs jours, notamment dans la presse », c’est au tour du rapport GALLOIS qui devrait être remis au Président de la République le 5 novembre prochain de faire l’objet de commentaires et de fuites diverses. On prête à l’ancien patron d’ EADS l’intention de plaider pour un choc de compétitivité , ce qui a fait dire au Chef de l’État qu’il « n'engage que son auteur » puis voyant le choc de popularité qui pourrait en découler, fait rectifier par son premier ministre : "Il va être utile, ce sera une contribution supplémentaire au travail que font les membres du gouvernement".
Parce que là nous touchons au Saint Graal de la gauche, compétitivité, économie et entreprises, des mots avec lesquels elle a du mal à vivre. Et ça vient de loin : « Et ils ont aussi dit non à une certaine manière de gérer leur pays. Non au langage des chiffres, qui avait balayé tout accent d'humanité. Non à la déshumanisation du travail présentée comme un mal inévitable » déclarait Pierre MAUROY au mois de juillet 1981 dans son Discours de politique générale devant les députés nouvellement élus.
Des rumeurs persistantes affirment que l’auteur de ce rapport préconiserait sinon la disparition au moins un assouplissement des 35 heures, autre icône qui repose bien en vue dans l’armoire des trophées. Il y a quelques mois, le remuant ministre de l’Intérieur Manuel VALLS, ça doit être le poste qui veut ça, déclarait à ses amis que la gauche « devra déverrouiller les 35 heures » et la patronne du PS était Martine AUBRY !
Ce gouvernement n’a droit à aucun répit, parce qu’après les « pigeons », c’est au tour des dirigeants des 98 plus importantes entreprises françaises de s’adresser par l’intermédiaire du JDD au Président de la République et de lui administrer une leçon d’économie : « L'État doit réaliser 60 milliards d'euros d'économies (3 points de PIB) au cours des cinq prochaines années. Pour les entreprises, il faut baisser le coût du travail d'au moins 30 milliards d'euros sur deux ans...», ils lui glissent au passage : « Il faut se donner les moyens d'explorer et d'exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste. » et ils terminent leur courrier par un vibrant message patriotique : « Nous avons besoin de tous les entrepreneurs, créateurs, managers et investisseurs. Cessons d'opposer PME et grandes entreprises. Nous, dirigeants des plus grandes entreprises françaises, nous nous sentons profondément attachés à notre pays. »
Vous l’avez compris, le piège est mortel pour nos gouvernants : ou ils se mettent les électeurs à dos en donnant suite aux exigences des entreprises et en revenant sur leurs engagements ou ils persistent et signent l’arrêt de mort de la machine économique et Dieu seul sait ce qui peut arriver.
S’il est des domaines où la gauche est plus à l’aise, c’est sur les belles intentions : » «Il est des symboles dont l'impact sur la cohésion sociale est bien plus important que les quelques milliards du budget de l'État» a déclaré Benoit HAMON en parlant de la promesse du candidat HOLLANDE de faire voter une loi sur le droit de vote des étrangers non communautaires, mais cela c’est une autre histoire dont nous aurons l’occasion de parler dans LIBR’ACTEURS.
Bernard MALAGUTI
Crédit Photo : © Reuters
Parce que là nous touchons au Saint Graal de la gauche, compétitivité, économie et entreprises, des mots avec lesquels elle a du mal à vivre. Et ça vient de loin : « Et ils ont aussi dit non à une certaine manière de gérer leur pays. Non au langage des chiffres, qui avait balayé tout accent d'humanité. Non à la déshumanisation du travail présentée comme un mal inévitable » déclarait Pierre MAUROY au mois de juillet 1981 dans son Discours de politique générale devant les députés nouvellement élus.
Des rumeurs persistantes affirment que l’auteur de ce rapport préconiserait sinon la disparition au moins un assouplissement des 35 heures, autre icône qui repose bien en vue dans l’armoire des trophées. Il y a quelques mois, le remuant ministre de l’Intérieur Manuel VALLS, ça doit être le poste qui veut ça, déclarait à ses amis que la gauche « devra déverrouiller les 35 heures » et la patronne du PS était Martine AUBRY !
Ce gouvernement n’a droit à aucun répit, parce qu’après les « pigeons », c’est au tour des dirigeants des 98 plus importantes entreprises françaises de s’adresser par l’intermédiaire du JDD au Président de la République et de lui administrer une leçon d’économie : « L'État doit réaliser 60 milliards d'euros d'économies (3 points de PIB) au cours des cinq prochaines années. Pour les entreprises, il faut baisser le coût du travail d'au moins 30 milliards d'euros sur deux ans...», ils lui glissent au passage : « Il faut se donner les moyens d'explorer et d'exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste. » et ils terminent leur courrier par un vibrant message patriotique : « Nous avons besoin de tous les entrepreneurs, créateurs, managers et investisseurs. Cessons d'opposer PME et grandes entreprises. Nous, dirigeants des plus grandes entreprises françaises, nous nous sentons profondément attachés à notre pays. »
Vous l’avez compris, le piège est mortel pour nos gouvernants : ou ils se mettent les électeurs à dos en donnant suite aux exigences des entreprises et en revenant sur leurs engagements ou ils persistent et signent l’arrêt de mort de la machine économique et Dieu seul sait ce qui peut arriver.
S’il est des domaines où la gauche est plus à l’aise, c’est sur les belles intentions : » «Il est des symboles dont l'impact sur la cohésion sociale est bien plus important que les quelques milliards du budget de l'État» a déclaré Benoit HAMON en parlant de la promesse du candidat HOLLANDE de faire voter une loi sur le droit de vote des étrangers non communautaires, mais cela c’est une autre histoire dont nous aurons l’occasion de parler dans LIBR’ACTEURS.
Bernard MALAGUTI
Crédit Photo : © Reuters
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samedi 27 octobre 2012
Parité rime-t-elle avec technicité ?
Richard HASSELMANN vous l’annonçait récemment, ‘Libr’acteurs’ passe à la vitesse supérieure et aborde des sujets « clivants » pour reprendre ses termes.
Parmi ceux-ci, il y a les deux articles récents de Franck NOURMAMODE sur le Qatar et les dessins de Mahomet qui ont suscité quelques commentaires et de nombreuses visites.
Chers lecteurs n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, dans ‘Libr’acteurs’, il y a le mot libre et vous savez combien ce mot est pour nous le symbole d’un citoyen acteur de son destin.
Le sujet qui m'inspire aujourd’hui est la déclaration récente du ministre de l’Agriculture Stéphane LE FOLL qui a défendu « la promotion des femmes dans son ministère… bien que les dossiers soient très techniques ».
Ce « bien que » est de trop car il peut laisser supposer qu’à part la machine à café, les questions techniques sont réservées aux hommes.
Comme disait Francis BLANCHE dans les Tontons Flingueurs : « C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases ».
Plus sérieusement, mes élèves diraient : ils sont « graves » nos ministres. Mais ce propos malheureux cache une réalité plus douloureuse, celle de l’égalité femme homme et il suffit d’aller sur le site de l’Observatoire des inégalités pour montrer que pour le seul domaine de la représentation politique, le compte n’y est pas.
À commencer par le parti du Président, le seul bon élève de la classe étant EELV avec 52,9% de femmes élues, soit un peu plus que la proportion de femmes dans la population (51,55%).
Avec 26,6% de femmes à l’Assemblée Nationale et 21,8% au Sénat, la France fait des progrès au sein de l’Union Européenne en passant de la 18ème place à la 10ème sur 27 selon les chiffres donnés par la Fondation Robert SCHUMANN.
Il n’y a qu’au Parlement européen que nous sommes presque bons avec 33 femmes sur 77 élus, ce qui nous vaut une honorable sixième place.
Les élections de 2014 et 2015 seront-elles l’occasion de rétablir l’équilibre et de garantir une meilleure représentation des femmes ?
Ce n’était, semble-t-il, pas un des objectifs de la commission JOSPIN, le pire est à craindre.
Les sanctions ne sont que d’ordre financier et comme c’est sur de l’argent versé par le contribuable, les partis font ce qui les arrange. Ce qui avait fait dire à Monsieur COPPÉ qui est décidément très en verve depuis juin 2012 : "Voilà pourquoi j'ai pris avec mes amis de l'UMP cette décision qui nous coûtera en termes d'amendes. Chacun doit comprendre que dans la période qui est la nôtre, il nous faut absolument avoir le maximum de députés et que cela passe par le poids, l'ancrage local de beaucoup d'entre nous" . Sympa pour nous les femmes… qui ne faisons pas le poids !
La morale de cette histoire c’est qu’il faut féliciter le Ministre de l’agriculture, il a montré le bon exemple, espérons qu’il sera suivi par d’autres.
C’est Françoise GIROUD et ces propos qui restent d’actualité qui résume le mieux ce qu’a voulu dire Monsieur LE FOLL : « Il y aura égalité entre les hommes et les femmes le jour où on nommera des femmes incompétentes à des postes de responsabilité ».
Colette GISSINGER
Crédits Image : WEKA
Parmi ceux-ci, il y a les deux articles récents de Franck NOURMAMODE sur le Qatar et les dessins de Mahomet qui ont suscité quelques commentaires et de nombreuses visites.
Chers lecteurs n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, dans ‘Libr’acteurs’, il y a le mot libre et vous savez combien ce mot est pour nous le symbole d’un citoyen acteur de son destin.
Le sujet qui m'inspire aujourd’hui est la déclaration récente du ministre de l’Agriculture Stéphane LE FOLL qui a défendu « la promotion des femmes dans son ministère… bien que les dossiers soient très techniques ».
Ce « bien que » est de trop car il peut laisser supposer qu’à part la machine à café, les questions techniques sont réservées aux hommes.
Comme disait Francis BLANCHE dans les Tontons Flingueurs : « C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases ».
Plus sérieusement, mes élèves diraient : ils sont « graves » nos ministres. Mais ce propos malheureux cache une réalité plus douloureuse, celle de l’égalité femme homme et il suffit d’aller sur le site de l’Observatoire des inégalités pour montrer que pour le seul domaine de la représentation politique, le compte n’y est pas.
À commencer par le parti du Président, le seul bon élève de la classe étant EELV avec 52,9% de femmes élues, soit un peu plus que la proportion de femmes dans la population (51,55%).
Avec 26,6% de femmes à l’Assemblée Nationale et 21,8% au Sénat, la France fait des progrès au sein de l’Union Européenne en passant de la 18ème place à la 10ème sur 27 selon les chiffres donnés par la Fondation Robert SCHUMANN.
Il n’y a qu’au Parlement européen que nous sommes presque bons avec 33 femmes sur 77 élus, ce qui nous vaut une honorable sixième place.
Les élections de 2014 et 2015 seront-elles l’occasion de rétablir l’équilibre et de garantir une meilleure représentation des femmes ?
Ce n’était, semble-t-il, pas un des objectifs de la commission JOSPIN, le pire est à craindre.
Les sanctions ne sont que d’ordre financier et comme c’est sur de l’argent versé par le contribuable, les partis font ce qui les arrange. Ce qui avait fait dire à Monsieur COPPÉ qui est décidément très en verve depuis juin 2012 : "Voilà pourquoi j'ai pris avec mes amis de l'UMP cette décision qui nous coûtera en termes d'amendes. Chacun doit comprendre que dans la période qui est la nôtre, il nous faut absolument avoir le maximum de députés et que cela passe par le poids, l'ancrage local de beaucoup d'entre nous" . Sympa pour nous les femmes… qui ne faisons pas le poids !
La morale de cette histoire c’est qu’il faut féliciter le Ministre de l’agriculture, il a montré le bon exemple, espérons qu’il sera suivi par d’autres.
C’est Françoise GIROUD et ces propos qui restent d’actualité qui résume le mieux ce qu’a voulu dire Monsieur LE FOLL : « Il y aura égalité entre les hommes et les femmes le jour où on nommera des femmes incompétentes à des postes de responsabilité ».
Colette GISSINGER
Crédits Image : WEKA
mercredi 24 octobre 2012
Du centre au centre en passant par le centre
Il y a des idées qui ont la vie dure, notamment celle qui consiste à croire qu’une démocratie ne peut être composée que de deux camps politiques distincts, la gauche et la droite.
C’est une vision simpliste qui a le mérite de la clarté et permet aux citoyens infantilisés que nous sommes de faire le « bon choix » le jour des élections.
Mais depuis quelques années, il y a un troisième prétendant qui peine à faire entendre une petite musique différente, je parle du centre.
Dimanche 20 octobre, Jean-Louis Borloo a lancé l’Union des Démocrates Indépendants dont il veut « faire le premier parti de France », jusque là c’est clair, et même que « je suis chaud comme la braise » et « je fais toujours un pas après l’autre » ajoute-t-il (nous l’avons vu pour sa candidature à l’élection présidentielle), mais là où ça devient plus compliqué, c’est que ce centre indépendant est « en coalition avec la droite républicaine » et se situe clairement dans l’opposition au gouvernement actuel.
Et pour être sur que nous comprenons bien, il ajoute : «L'indépendance, c'est la puissance. Mais l'indépendance, ce n'est pas l'isolement ».
De l’autre côté du centre si l’on peut ainsi le situer, nous retrouvons François BAYROU et son MoDem qui fait eau de toutes parts et cherche à sauver ce qui peut l’être.
Adoptant une position diamétralement opposée, Jean-Luc BENNHAMIAS, un de ses vice-présidents déclare que l’UDI « est un adversaire politique » !
Autre personnalité incontestable du centre, Corinne LEPAGE avait annoncé deux jours plus tôt parlant de l’UDI : « Je suis en train de travailler à la même chose mais sur l’autre côté, si je puis dire. Je vais lancer un appel au rassemblement des familles du centre de sensibilités différentes qui souhaitent le succès de l’actuel président de la République. Par pragmatisme, je veux aller au-delà des coupures habituelles entre droite et gauche. »
Quel rapport avec L’ibr’acteurs vous dites-vous en lisant cela ?
Il est simple et évident. Et c’est Jean-Christophe LAGARDE, vice-président de l’UDI qui nous livre la clé : « La seule impasse pour le centre…. c'est ceux qui ont voulu s’isoler. Le système électoral qui nous est imposé conduit à des alliances. »
Et voilà, tout est dit, notre mode de scrutin oblige les petites formations à s’allier avec un parti dominant et celles qui refusent les petits arrangements à ne pas exister.
Nous expliquions dans un article précédent comment on peut devenir majoritaire avec moins d’un quart de l’électorat. Un récent sondage fait apparaitre que 28% de Français se déclarent « ni de gauche ni de droite », et pourtant du centre au centre en passant par le centre, la loi électorale fait qu’ils ne sont pas représentés.
C’est pour cela que nous ne cessons de dire et écrire qu’une réforme des institutions est le seul moyen de régénérer la démocratie.
Bernard MALAGUTI
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lundi 22 octobre 2012
Liberté Chérie
Maintenant que la tension est tombée et l’effet médiatique s’est envolée, je vous propose une analyse « à froid » des évènements qui se sont produits autour des caricatures de Charlie Hebdo (CH).
Deux points ont été évoqués à ce sujet ; la liberté de la Presse et les réactions de la communauté musulmane.
La liberté de la presse, la liberté d’expression sont des éléments constituants notre Société et notre Démocratie, qu'il faut préserver et défendre. C’est Essentiel.
La liberté d’expression pour un journal ou pour tout support (écrit, TV, Radio ) s’adressant au public est un Droit qui s’accompagne de manière indissociable d’un devoir de Responsabilité.
La Presse dans son ensemble jouit du pouvoir d’informer, d’apporter une analyse critique, partiale ou impartiale et donc d’influencer la population. Elle se doit, de ce fait, de délivrer un message, une information étayée, une explication.
Or on constate que dans le cadre des caricatures, il n’y a aucun Message, aucune information digne d’un journal. Au nom de la liberté a-t-on le droit de dire n’importe quoi ou d’offenser ses prochains ou une cible particulière ?
Dans ce blog, au nom de la liberté, ai-je le droit d’offenser des lecteurs, de proférer des insultes, de donner des informations fausses ?....
Ces caricatures mettent bien en lumière, l’Ignorance sur l’Islam, ses valeurs, le non respect des valeurs des uns et des autres.
Liberté et Devoir sont liés . L’un ne peut pas aller sans l’autre.
La population musulmane a le droit de sentir blessée et offensée. Et on doit respecter cela.
Un certain nombre a peut être sur réagi. Mais comment pouvait-il en être autrement ?
IL est temps de revenir à plus de responsabilité, plus de raison et c’est au Média et à l’ensemble des acteurs de la Société de prendre le sujet à bras le corps pour sortir de cette ignorance que l’on a des Religions, des règles, des comportements, des Droits et des Responsabilités que l’on a tous en Société.
Expliquons quel est notre « Contrat Social ».
La liberté de la Presse est un élément que l’on doit préserver et choyer sérieusement. La mauvaise utilisation à outrance finira par se retourner contre cette liberté même.
Frank NOURMAMODE
Crédit Photo : AFP
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vendredi 19 octobre 2012
Débats démocratiques, polémiques ou controverses
Nous entrons dans une phase de réunionnite aiguë, comme les affectionnent ceux qui aiment « faire du bruit avec la bouche ».
Entre commissions AD HOC, comités spéciaux, rencontres en tous genres, de grands sujets sont sur la table (ou les tables).
Il en est ainsi des droits de la communauté GAY, de la ratification du traité européen, des enjeux du vieillissement, ou de la rénovation de notre démocratie, pour ne citer que certains.
LIBR’ACTEURS entend rendre le citoyen acteur de son destin, nous sommes donc persuadés qu’il faut de la méthode, pour que le plus grand nombre s’y retrouve, apporte sa pierre et exerce son libre arbitre.
Ce que nous vivons au niveau de la nocivité potentielle des OGM est à cet égard édifiant.
Le lecteur sait, que la démarche entreprise, a pour but premier de lancer une alerte, et de susciter la réflexion. Ensuite qui dit vrai et comment conclure ?
Une autre question nous tient à cœur, et ce que nous venons d’entendre dans la bouche de Lionel JOSPIN nous fait craindre le pire.
Nous voulons parler de la rénovation de notre démocratie, avec en pivot la mère de toutes les réformes, la fin du cumul des mandats.
Si le citoyen doute du scientifique, il doute encore plus du politique. Chaque citoyen doit se poser les questions, sur ceux qui professent le savoir ou la « ligne », et où sont les lobbies et conflits d’intérêts. Il doit surtout balayer d’un revers de main les arguties, qui n’ont pour seul but que de brouiller la réflexion. C’est dans cet esprit que LIBR’ACTEURS relève et suit avec intérêt les travaux sur la cartographie et le décryptage des controverses (Le médialab de Sciences Po.)
L’approche cible les questions scientifiques (climatologie, médiator, OGM..) mais la méthodologie est également valable pour d’autres grands sujets sociétaux, comme ceux évoqués supra.
La fin du cumul de certains mandats, de la longévité politique, des ingrédients nécessaires au statut de l’élu commande cette forme de réflexion plurielle.
Nous invitons, nos sympathisants et lecteurs à donner avis, sur cette ambition, et surtout à consigner, arguments et propositions sur : libracteur@gmail.com.
Nous assurerons une synthèse, en toute confidentialité, et produirons une cartographie des positions et interactions, pour porter, en résultante, une action visible en 2013.
Merci de vos contributions.
R HASSELMANN
Entre commissions AD HOC, comités spéciaux, rencontres en tous genres, de grands sujets sont sur la table (ou les tables).
Il en est ainsi des droits de la communauté GAY, de la ratification du traité européen, des enjeux du vieillissement, ou de la rénovation de notre démocratie, pour ne citer que certains.
LIBR’ACTEURS entend rendre le citoyen acteur de son destin, nous sommes donc persuadés qu’il faut de la méthode, pour que le plus grand nombre s’y retrouve, apporte sa pierre et exerce son libre arbitre.
Ce que nous vivons au niveau de la nocivité potentielle des OGM est à cet égard édifiant.
Le lecteur sait, que la démarche entreprise, a pour but premier de lancer une alerte, et de susciter la réflexion. Ensuite qui dit vrai et comment conclure ?
Une autre question nous tient à cœur, et ce que nous venons d’entendre dans la bouche de Lionel JOSPIN nous fait craindre le pire.
Nous voulons parler de la rénovation de notre démocratie, avec en pivot la mère de toutes les réformes, la fin du cumul des mandats.
Si le citoyen doute du scientifique, il doute encore plus du politique. Chaque citoyen doit se poser les questions, sur ceux qui professent le savoir ou la « ligne », et où sont les lobbies et conflits d’intérêts. Il doit surtout balayer d’un revers de main les arguties, qui n’ont pour seul but que de brouiller la réflexion. C’est dans cet esprit que LIBR’ACTEURS relève et suit avec intérêt les travaux sur la cartographie et le décryptage des controverses (Le médialab de Sciences Po.)
L’approche cible les questions scientifiques (climatologie, médiator, OGM..) mais la méthodologie est également valable pour d’autres grands sujets sociétaux, comme ceux évoqués supra.
La fin du cumul de certains mandats, de la longévité politique, des ingrédients nécessaires au statut de l’élu commande cette forme de réflexion plurielle.
Nous invitons, nos sympathisants et lecteurs à donner avis, sur cette ambition, et surtout à consigner, arguments et propositions sur : libracteur@gmail.com.
Nous assurerons une synthèse, en toute confidentialité, et produirons une cartographie des positions et interactions, pour porter, en résultante, une action visible en 2013.
Merci de vos contributions.
R HASSELMANN
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mercredi 17 octobre 2012
Autres temps, autres moeurs !
« France 2 » programmait récemment, dans le cadre du magazine de L DELAHOUSSE « UN JOUR UN DESTIN » le destin de la fille cachée de F MITTERAND.
Dans le même temps car l’actualité est friande de coïncidences, nous avions DSK qui s’épanchait dans LE POINT pour qu’on le laisse en paix, ou encore la compagne du Président, qui attaque en atteinte à la vie privée, les auteurs d’un petit brûlot croustillant à maints égards.
Enfin, cerise sur le gâteau, certain beaux esprits, ST JUST hémiplégiques, viennent chercher des poux dans la tête du Président « sorti » pour utilisation de fonds publics…pour des sondages à vocation privée ou politicienne.
Nous aimerions que le lecteur de LIBR’ACTEURS, défenseur d’une démocratie régénérée, se pose avec nous les bonnes questions !
Qu’un Président de la République, non content du flou artistique entretenu sur de larges pans de son passé et de ses amitiés, non content d’avoir menti sur son état de santé en acceptant la magistrature suprême, utilise les fonds publics et les moyens humains pour masquer sa déviance conjugale, cela ne choque personne. Le denier public utilisé pour acheter des négatifs, et le silence de témoins, ou pour rémunérer des fonctionnaires de sécurité, ils s’en trouvent pour trouver cela NORMAL !!
LIBR’ACTEURS recherche justice et équité et trouve très déplacée une démarche visant à mettre en accusation un Président, qui a eu un mérite (ils sont rares mais celui-ci est patent), donner plus de visibilité sur le budget et le train de vie de l’Elysée.
Ce comportement en forme d’injustice, et d’amnésie de beaucoup qui dès 1981 naviguaient dans les plis du pouvoir, nous ramène à notre leitmotiv : L’économie du denier public, commence par le juste emploi de toutes les indemnités et fonds d’actions, ceux de l’Elysée comme d’autres.
Cette économie trouvera une belle alliée dans la fin du cumul des mandats et de la longévité politique, comme dans la simplification des strates territoriales.
Il en est de l’utilisation des moyens publics à des fins privées, comme de l’abus de bien social.
C’est la vraie question à poser, par exemple, quant à l’utilisation faite de l’indemnité représentative de frais de mandats (IRFM).
Abus de bien social ici, ou Abus de position sociale, pour d’autres qui usurpent le titre d’avocat, pour trouver un abri lors d’un revers électoral.
Dans tous ces domaines, le citoyen doit être vigilant et se poser en lanceur d’alerte.
R HASSELMANN
Dans le même temps car l’actualité est friande de coïncidences, nous avions DSK qui s’épanchait dans LE POINT pour qu’on le laisse en paix, ou encore la compagne du Président, qui attaque en atteinte à la vie privée, les auteurs d’un petit brûlot croustillant à maints égards.
Enfin, cerise sur le gâteau, certain beaux esprits, ST JUST hémiplégiques, viennent chercher des poux dans la tête du Président « sorti » pour utilisation de fonds publics…pour des sondages à vocation privée ou politicienne.
Nous aimerions que le lecteur de LIBR’ACTEURS, défenseur d’une démocratie régénérée, se pose avec nous les bonnes questions !
Qu’un Président de la République, non content du flou artistique entretenu sur de larges pans de son passé et de ses amitiés, non content d’avoir menti sur son état de santé en acceptant la magistrature suprême, utilise les fonds publics et les moyens humains pour masquer sa déviance conjugale, cela ne choque personne. Le denier public utilisé pour acheter des négatifs, et le silence de témoins, ou pour rémunérer des fonctionnaires de sécurité, ils s’en trouvent pour trouver cela NORMAL !!
LIBR’ACTEURS recherche justice et équité et trouve très déplacée une démarche visant à mettre en accusation un Président, qui a eu un mérite (ils sont rares mais celui-ci est patent), donner plus de visibilité sur le budget et le train de vie de l’Elysée.
Ce comportement en forme d’injustice, et d’amnésie de beaucoup qui dès 1981 naviguaient dans les plis du pouvoir, nous ramène à notre leitmotiv : L’économie du denier public, commence par le juste emploi de toutes les indemnités et fonds d’actions, ceux de l’Elysée comme d’autres.
Cette économie trouvera une belle alliée dans la fin du cumul des mandats et de la longévité politique, comme dans la simplification des strates territoriales.
Il en est de l’utilisation des moyens publics à des fins privées, comme de l’abus de bien social.
C’est la vraie question à poser, par exemple, quant à l’utilisation faite de l’indemnité représentative de frais de mandats (IRFM).
Abus de bien social ici, ou Abus de position sociale, pour d’autres qui usurpent le titre d’avocat, pour trouver un abri lors d’un revers électoral.
Dans tous ces domaines, le citoyen doit être vigilant et se poser en lanceur d’alerte.
R HASSELMANN
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dimanche 14 octobre 2012
État d’urgence entrepreneurial ou de l’art de la récupération
Depuis quelques jours, un des grands sujets qui animent le microcosme est la révolte de jeunes entrepreneurs, les « Pigeons », qui partant d’une initiative bien ordonnée et relayée par les réseaux sociaux, a fait reculer le gouvernement au point de négocier avec les représentants de ce mouvement spontané sur la taxation des plus values de cession d’entreprise qui devraient s’ajuster sur le barème de l’impôt.
La démarche est exemplaire, performante, et dépasse les espérances de ses auteurs au point que « l’Establishment » commence à craindre que d’autres s’en inspirent et contestent à tout va la politique mise en place par le gouvernement.
Et c’est là que le jeu devient plus trouble, parce que lors d’une réunion organisée (on avait d’abord parlé d’un diner) au sein des locaux d’une des associations du collectif pour faire le point sur l’avancée des négociations, une invitée surprise est apparue en la personne de la Présidente du MEDEF Laurence PARISOT venant plaider « la convergence de lutte » au nom de toutes les organisations patronales suivie le lendemain d’un communiqué sur le site du syndicat qu’elle préside appelé État d’urgence entrepreneurial.
Deux questions se posent immédiatement : le MEDEF n’a-t-il pas supporté que plus petit que lui obtienne en aussi peu de temps un tel résultat ou au contraire entretient-il une connivence implicite avec le gouvernement pour défendre d’autres intérêts en radicalisant le discours et torpillant la démarche catégorielle de ces jeunes entrepreneurs ? Le ton du communiqué est tel que l’on voit mal le ministère des finances l’accepter sans se renier : Conscients de la gravité de la situation économique de notre pays, nous demandons solennellement aux pouvoirs publics de retirer le nouveau dispositif de taxation de ces plus-values.
C’est l’avis de la CGPME et de son président Jean-François ROUBAUD : « le communiqué « Etat d'Urgence Entrepreneurial » risque de ruiner nos efforts en braquant les parlementaires…. »
Chaque jour apporte son lot de révélations, un article de la Tribune intitulé Quand le MEDEF et l’UMP voulaient avaler les « pigeons » nous apprend qu’effectivement l’organisation patronale a été prise de vitesse et que ses adhérents lui ont fait savoir. L’UMP, en mal d’image après les déclarations extravagantes de son secrétaire général, a vu dans cette initiative une opportunité d’attaquer la politique fiscale du gouvernement AYRAULT en récupérant à son tour la fronde de ces jeunes entrepreneurs. Le collectif lui a opposé une fin de non-recevoir.
Quelle qu’en soit l’issue, l’initiative des « Pigeons » a introduit une nouvelle dimension dans les rapports sociaux grâce à une bonne utilisation des outils technologiques et des réseaux sociaux, elle ouvre la voie à d’autres revendications et d’autres actions et démontre que le plafond de verre entre la société et ses élites ou ses représentants est très mince et peut à tout moment céder. Elle montre également que le système est prêt à tout pour préserver ses positions dominantes et ses privilèges.
Bernard MALAGUTI
La démarche est exemplaire, performante, et dépasse les espérances de ses auteurs au point que « l’Establishment » commence à craindre que d’autres s’en inspirent et contestent à tout va la politique mise en place par le gouvernement.
Et c’est là que le jeu devient plus trouble, parce que lors d’une réunion organisée (on avait d’abord parlé d’un diner) au sein des locaux d’une des associations du collectif pour faire le point sur l’avancée des négociations, une invitée surprise est apparue en la personne de la Présidente du MEDEF Laurence PARISOT venant plaider « la convergence de lutte » au nom de toutes les organisations patronales suivie le lendemain d’un communiqué sur le site du syndicat qu’elle préside appelé État d’urgence entrepreneurial.
Deux questions se posent immédiatement : le MEDEF n’a-t-il pas supporté que plus petit que lui obtienne en aussi peu de temps un tel résultat ou au contraire entretient-il une connivence implicite avec le gouvernement pour défendre d’autres intérêts en radicalisant le discours et torpillant la démarche catégorielle de ces jeunes entrepreneurs ? Le ton du communiqué est tel que l’on voit mal le ministère des finances l’accepter sans se renier : Conscients de la gravité de la situation économique de notre pays, nous demandons solennellement aux pouvoirs publics de retirer le nouveau dispositif de taxation de ces plus-values.
C’est l’avis de la CGPME et de son président Jean-François ROUBAUD : « le communiqué « Etat d'Urgence Entrepreneurial » risque de ruiner nos efforts en braquant les parlementaires…. »
Chaque jour apporte son lot de révélations, un article de la Tribune intitulé Quand le MEDEF et l’UMP voulaient avaler les « pigeons » nous apprend qu’effectivement l’organisation patronale a été prise de vitesse et que ses adhérents lui ont fait savoir. L’UMP, en mal d’image après les déclarations extravagantes de son secrétaire général, a vu dans cette initiative une opportunité d’attaquer la politique fiscale du gouvernement AYRAULT en récupérant à son tour la fronde de ces jeunes entrepreneurs. Le collectif lui a opposé une fin de non-recevoir.
Quelle qu’en soit l’issue, l’initiative des « Pigeons » a introduit une nouvelle dimension dans les rapports sociaux grâce à une bonne utilisation des outils technologiques et des réseaux sociaux, elle ouvre la voie à d’autres revendications et d’autres actions et démontre que le plafond de verre entre la société et ses élites ou ses représentants est très mince et peut à tout moment céder. Elle montre également que le système est prêt à tout pour préserver ses positions dominantes et ses privilèges.
Bernard MALAGUTI
samedi 6 octobre 2012
« To be or not to be Qatar »
Pourquoi l’intervention du Qatar dans les banlieues crée t'elle autant de remous et de polémiques, alors que celles dans les entreprises du CAC 40 et dans l’acquisition immobilière passent inaperçues ?
L’intervention massive du Qatar fait partie d’une Stratégie de diversification économique et d’accroissement de son influence au sein des économies Occidentales. Ce phénomène est Global. En contrepartie les entreprises Françaises bénéficient du développement économique au Qatar même.
Comment les Qataris investissent ils en France ?
Par la prise de participations dans les grandes entreprises nationales, par le rachat d’immobilier de prestige (immeuble sur les Champs Elysées, Grand Hôtel, Palace, …), par l’acquisition d’emblèmes à forte visibilité (PSG, Grand prix de Diane, ….). Pour tout cela il n’ y a pas eu de réactions citoyennes, politiques, économiques.
Les Qataris interviennent désormais dans les Banlieues via des fonds d’investissements ou Capital Risque avec les règles habituelles (viabilité des projets, business plan, modalités d’entrée et de sortie, ….). Or il se trouve que dans nos Banlieues la population est principalement d’origine immigrée et de confession musulmane.
Ces interventions créent une tension car elles mettent en lumière les échecs de la politique d’intégration et l’impuissance des pouvoirs publics à trouver des solutions qui remettent en marche l’Ascenseur social dont beaucoup se gargarisent.
A bien y regarder, elles sont également une opportunité car elles mettent en valeur les talents de nos quartiers et cités en créant des entreprises et des emplois. Ces fonds sont des déclencheurs, qui viennent combler un vide et sans lesquels, rien ne se passerait.
Alors que pouvons faire ? Nous émouvoir ? Contester ? Monter sur nos Grands chevaux ? Gesticuler ? Il y a de toute évidence mieux a faire !
Développons des solutions pragmatiques.
Voici quelques pistes que nous pouvons mettre en œuvre sans tarder :
Voici quelques pistes que nous pouvons mettre en œuvre sans tarder :
- Accompagner les fonds qataris, dans des partenariats type fonds de concours.
- Créons un fonds dédié aux projets dans les banlieues et portons nous même les projets de nos concitoyens.
- Développons une vision et une culture de l’investissement.
Saisissons enfin, et peut être surtout, cette opportunité pour revoir notre politique d’intégration tant qu’il en est encore temps avant que tout n’échappe à nos décideurs et que nous ne soyons plus maîtres de notre destin.
Franck NOURMAMODE.
mercredi 26 septembre 2012
Le temps des promesses… qui n’engagent que ceux qui les reçoivent est toujours d’actualité
Le quinquennat, au bout de quatre petits mois, est déjà porteur d’inquiétudes et de promesses qui ne seront pas tenues, tout simplement parce qu’elles n’étaient pas tenables :« Renégocier le traité budgétaire européen » était une gageure parce que cela remettait en cause la parole de la France et nos alliés européens n’étaient pas décidés à l’accepter. C’était également freiner une plus grande intégration dans un processus unitaire pour faire de l’Union Européenne un État fédéral.
Ramener le déficit de nos finances publiques à 3 % fin 2013 est techniquement possible en augmentant les recettes, autrement dit l’effort des contribuables, et en diminuant les dépenses, mais à quel prix dans une période où la croissance sera proche de zéro ? Les conséquences sur le marché du travail dont le gouvernement entend faire sa priorité sont connues : pas d’investissement des entreprises donc pas de création d’emplois. Reste ce qu’avait fait le gouvernement de Monsieur Jospin : créer des emplois subventionnés… par quelles recettes ?
On peut faire la liste des chantiers urgents que doit engager la nouvelle équipe (éducation que l’O.C.D.E. pointe du doigt, logement dont les déclarations de Madame la Ministre ne provoquent pas l’enthousiasme, comptes sociaux dont la Cour des Comptes souligne la dérive inacceptable, suppression des niches fiscales…..), toutes ces réformes sont nécessaires, mais risquent, si elles sont mises en oeuvre, de bloquer tout le système et de décourager les seuls créateurs de richesses, à savoir les entreprises. On peut gloser sur la polémique suscitée par l’affaire Arnault après celle concernant Peugeot, elle souligne une fois de plus la difficulté qu’a notre pays à vivre avec ses entrepreneurs et l’incapacité de choisir entre une économie libérale raisonnée et une économie dirigée dans un contexte où la concurrence fiscale de nos voisins rend la France moins attractive. D’un côté, on reproche à la première fortune française de garantir son patrimoine et par tant la création de richesses ; de l’autre on reproche à l’un des fleurons de l’industrie automobile de n’avoir pas su faire comme ses concurrents et s’ouvrir davantage aux marchés émergents. Tout cela, c’est la face émergée de l’iceberg, le pain quotidien du journaliste d’opinion qui nous sert la soupe pour assurer la sienne et permettre à son actionnaire (Dassault, Bolloré, Lagardère, Bouygues) de continuer à prospérer….
Mais s’il y a un domaine dans lequel rien ne change malgré les promesses, c’est les pratiques de nos élus qui ne sont pas prêts à abandonner leurs privilèges, en premier lieu celui de cumuler les mandats . Comment peut-on faire confiance, pour engager les réformes qui peuvent et doivent l’être, à des gens qui ne sont pas capables de tenir des engagements personnels ?
Et nous revenons, parce que ce débat est fondamental, à ce qui nous motive depuis de nombreuses années : la réforme des institutions sans laquelle aucune autre réforme ne sera possible. Remplacer un capitaine d’industrie par un autre n’est pas si aisé, car il ne suffit pas d’avoir fréquenté telle ou telle grande école pour devenir un génial manager. Nos entreprises en ont fait la triste expérience (Thomson, Bull, Elf, Vivendi…), par contre il n’est plus tolérable de continuer à élire des gens comptables de nos suffrages qui ne tiennent pas des promesses faciles à tenir et qui ne font pas ce pourquoi ils ont été élus.
Certains invoquent les difficultés du moment et la proximité avec leurs concitoyens, d’autres se disent pragmatiques et attendent une éventuelle future loi pour changer. La commission Jospin va rendre ses conclusions dans quelques semaines, fera la énième proposition de moralisation de la vie publique et donnera bonne conscience au nouveau chef de l’État qui pourra se targuer d’avoir tenu une promesse qui n’engage que lui et ne le concerne plus.
Les Libr’acteurs
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mardi 24 juillet 2012
Le bal des faux culs !
Depuis plus de 10 ans, nous travaillons sur les voies de nature a régénérer la démocratie française, abîmée par une oligarchie partisane, une consanguinité socio professionnelle, et une solidarité objective avec certains médias et le syndicalisme a la française.
Nous nous efforçons de garder mesure et pondération, et participons ici ou là aux réflexions engagées ou colloques organisés.
Avec d’autres nous assistons au délitement du geste citoyen qui consiste a voter, et constatons que les élus, jusque et y compris le Président de la République, n’ont plus une réelle légitimité si l’on s’en tient aux suffrages obtenus en regard du corps électoral potentiel du pays.
Vous comprendrez dés lors, que pour nous la mascarade a assez duré, et ce n’est pas la commission JOSPIN qui nous rassure. Le cumul des mandats, la longévité politique, l’absence d’un statut de l’élu, comme la non prise en compte du vote blanc sont un cancer qui ronge notre démocratie, et sont lourds de menaces pour notre paix civile a moyen terme.
LIBR’ACTEURS, va s’attacher durant toute l’année 2013 et a partir de cet été, a mener des actions et informations, de manière a ce qu’en 2014 le citoyen refuse son suffrage à : TOUT CANDIDAT DE QUELQUE PARTI,QUI PORTE DEJA UN AUTRE MANDAT ET FAIT METIER DE LA POLITIQUE DEPUIS PLUS DE 12 ans !
Quand on voit les réactions des élus cumulards en place, et les arguments développés, on est en droit d’être très inquiets. Le mensonge le dispute au fallacieux !
La palme pour un député maire PS dont on taira le nom, qui s’écrie « C’est l’exécutif local qui permet d’être en responsabilité » SIC.
Quelle responsabilité, pour des ordonnateurs qui ne rendent pas de comptes, et refusent la responsabilité personnelle et pécuniaire supportée par les Comptables publics ?
LIBR’ACTEURS proposera prochainement a ses adhérents sympathisants et lecteurs, un site dédié exclusivement a cette question et a d’autres menues aberrations bien franchouillardes.
Dans l’instant nous vous conseillons :
http://www.cuml-info-serice.fr/ un vrai petit bijoux plein d’humour et de réalisme et aussi :
http://www.cepremap.ens.fr/ pour une étude exceptionnelle de L BACH (Ed : Rue d’ULM) « FAUT-IL ABOLIR LE CUMULS DES MANDATS ».Tout est dit, poser la question c’est y répondre.
Il suffit que le plus grand nombre s’en imprègne pour vulgariser et diffuser, et rendre ainsi le citoyen acteur de son choix car parfaitement informé !
Merci et bonnes vacances a tous et a toutes.
Richard HASSELMANN
Nous nous efforçons de garder mesure et pondération, et participons ici ou là aux réflexions engagées ou colloques organisés.
Avec d’autres nous assistons au délitement du geste citoyen qui consiste a voter, et constatons que les élus, jusque et y compris le Président de la République, n’ont plus une réelle légitimité si l’on s’en tient aux suffrages obtenus en regard du corps électoral potentiel du pays.
Vous comprendrez dés lors, que pour nous la mascarade a assez duré, et ce n’est pas la commission JOSPIN qui nous rassure. Le cumul des mandats, la longévité politique, l’absence d’un statut de l’élu, comme la non prise en compte du vote blanc sont un cancer qui ronge notre démocratie, et sont lourds de menaces pour notre paix civile a moyen terme.
LIBR’ACTEURS, va s’attacher durant toute l’année 2013 et a partir de cet été, a mener des actions et informations, de manière a ce qu’en 2014 le citoyen refuse son suffrage à : TOUT CANDIDAT DE QUELQUE PARTI,QUI PORTE DEJA UN AUTRE MANDAT ET FAIT METIER DE LA POLITIQUE DEPUIS PLUS DE 12 ans !
Quand on voit les réactions des élus cumulards en place, et les arguments développés, on est en droit d’être très inquiets. Le mensonge le dispute au fallacieux !
La palme pour un député maire PS dont on taira le nom, qui s’écrie « C’est l’exécutif local qui permet d’être en responsabilité » SIC.
Quelle responsabilité, pour des ordonnateurs qui ne rendent pas de comptes, et refusent la responsabilité personnelle et pécuniaire supportée par les Comptables publics ?
LIBR’ACTEURS proposera prochainement a ses adhérents sympathisants et lecteurs, un site dédié exclusivement a cette question et a d’autres menues aberrations bien franchouillardes.
Dans l’instant nous vous conseillons :
http://www.cuml-info-serice.fr/ un vrai petit bijoux plein d’humour et de réalisme et aussi :
http://www.cepremap.ens.fr/ pour une étude exceptionnelle de L BACH (Ed : Rue d’ULM) « FAUT-IL ABOLIR LE CUMULS DES MANDATS ».Tout est dit, poser la question c’est y répondre.
Il suffit que le plus grand nombre s’en imprègne pour vulgariser et diffuser, et rendre ainsi le citoyen acteur de son choix car parfaitement informé !
Merci et bonnes vacances a tous et a toutes.
Richard HASSELMANN
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mardi 3 juillet 2012
Et maintenant qu’allons-nous faire ?
À y bien réfléchir, s’est-il vraiment passé quelque chose d’important dans notre pays, en apparence non, les Français ont l’habitude de l’alternance tout en sachant que le nouveau pouvoir ne fera pas mieux que le précédent et que la facture va s’alourdir, car nos alliés européens viennent de nous rappeler le principe de réalité.
Tout individu normalement constitué devrait se dire qu’il vaut mieux faire le gros dos et partir en vacances en attendant une rentrée qui verra son lot habituel d’augmentations, le bronzage estival rendant moins amères les inévitables ponctions.
Et pourtant, il s’est passé quelque chose de grave : plus d’un citoyen sur trois est représenté par défaut ou pas du tout. Lorsqu’on consulte les chiffres donnés par le site du ministère de l’intérieur, on s’aperçoit que le nouveau président a recueilli 51,6% des suffrages exprimés, mais en réalité 39% des électeurs inscrits qui se sont prononcés pour beaucoup non par conviction qu’il est le meilleur, mais contre l’autre qui avait franchi la ligne du pire.
Plus évident encore, le PS a obtenu aux législatives « officiellement » 40,91% des exprimés, en réalité 21,79% des inscrits. Nous notons au passage que le corps électoral est passé en quelques semaines sur le même site de 46 082 104 inscrits à 43 233 648, soit une différence de 2 848 456, l’équivalent à quelques milliers près de la population de la Jamaïque, si le premier chiffre est exact, la représentativité du parti dominant est moindre et passe à 20,45%.
Curieuse arithmétique qui permet avec 41% des suffrages exprimés d’obtenir la majorité absolue des sièges, mais plus inquiétant, de gouverner sans contrôle et sans contre pouvoir avec seulement un quart du corps électoral. Jean-Charles dans la Foire aux cancres ne faisait pas mieux : « Principe d'Archimède : tout corps plongé dans un liquide, s'il n'est pas revenu à la surface au bout d'une demi-heure, doit être considéré comme perdu. »
En l’occurrence, c’est la démocratie qui est perdue si le citoyen ne réagit pas avant qu’il soit trop tard. Peut-on dans le pays des Droits de l’homme accepter que des candidats totalisant (Marine LE PEN, Jean-Luc MÉLENCHON, François BAYROU) 38,13% des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle n’aient que 14 députés sur 577 (2,4%) quand le parti écologiste dont la candidate recueille 2,31% des suffrages en compte 16 ?
Le scrutin majoritaire à deux tours a pour principe fondateur d’assurer au président élu une majorité pour gouverner, mais il génère des effets pervers qui recouvrent une autre vérité : confisquer le pouvoir du peuple et interdire à quatre électeurs sur dix d’avoir une représentation effective ou favoriser des alliances opportunistes. Le porte-parole du gouvernement ne s’est pas privé de le rappeler en s’adressant à ses alliés écologistes auxquels il concède du bout des lèvres « la liberté d’expression, mais pas la liberté de vote » !
Et maintenant qu’allons-nous faire ? C’est à vous lecteurs et à nous Libr’acteurs d’agir pour que soient entendus celles et ceux qui pensent depuis longtemps que la vérité n’est ni de gauche ni de droite et encore moins aux extrêmes.
À force d’arrogance et d’aveuglement, nos nouveaux élus qui rendront le non cumul des mandats effectif après les élections de 2014, contrairement aux promesses de campagne, n’ont pas compris que le plus sur moyen de faire prospérer les extrêmes est de les ostraciser, chaque scrutin voyant le nombre de leurs électeurs augmenter et nous nous réveillerons un jour avec une majorité bleu marine ou rouge qui représentera un Français sur cinq, mais aura tous les pouvoirs.
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mardi 26 juin 2012
RIO+20... Le sommet de trop !!!
Il est un moment ou il faut appeler un chat un chat, nous n’avons rien contre la malheureuse ministre de l’environnement, fusible choisi par le Président, pour ne pas donner plus de gages à EELV, après leur remarquable holdup démocratique.
Le remaniement qui vient d’intervenir témoigne si besoin est que la vraie écologie ne préoccupe pas grand monde.
Force est de constater que la conférence RIO+20, n’a pas eu les avocats que mérite, la croissance soutenable, l’économie verte, et plus généralement le développement durable.
Nous avions pourtant de nombreux et beaux arguments et nous aurions pu missionner d’autres avocats pour défendre notre vision prospective. L’argument principal, est celui de l’expérience et de l’antériorité en la matière.
Car, et on l’oublie trop souvent le développement durable, c’est une vision d’avenir qui vise a concilier un environnement ou cadre de vie favorable a l’homme, et le nécessaire développement économique.
On oublie aussi qu’en la matière à l’échelon mondial, la France est pionnière dès les années 1960, avec notre DATAR.
En collaboration avec les associations et les acteurs de la société civile lucides nous nous sommes attachés a réfléchir sur ce que doit être le devenir d’un territoire, en regard, des mutations démographiques, de la transition énergétique indispensable, et des limites d’une urbanisation envahissantes.
A RIO il eut été de bonne gestion de faire référence a cette antériorité dans la réflexion au moment ou l’on parle de l’éventuelle création d’une organisation mondiale de l’environnement, avec voix au chapitre, pour les acteurs de la société civile.
Nous n’avons pas la prétention de pouvoir peser au niveau mondial, mais nous pouvons a tout le moins faire œuvre utile au plan national.
Faire œuvre utile en soulignant qu’un territoire a des spécificités et une vocation, comme souligné par J-F GRAVIER (ESPACE VITAL 1984).
Le bouillonnement de la présidentielle retombé, les marchandages des législatives évacués, tournons nous vers le local et la proximité, pour expliquer par l’exemple que l’aménagement du territoire, est : un véritable art politique, celui de l’action concrète.
C’est le sens des initiatives que nous devons prendre, individuelles, associatives, ou politiques.
Richard HASSELMANN
lundi 28 mai 2012
Lucidité
Les membres de LIBR’ACTEURS, comme nos sympathisants et plus généralement tous ceux et celles qui visitent ce blog l’auront compris : La campagne présidentielle, son piètre niveau, cette connivence affichée des grands partis pour esquiver l’essentiel et la bataille de chiffonniers annoncées pour les législatives.6000 candidats pour 577 circonscriptions, avec la cohorte classique de cumulards, qui trouvent tous de bonnes excuses pour y aller.
Autant de facteurs réunis, pour confortée notre orientation plus affirmée pour l’avenir, et peser de manière visible pour 2014, échéance fondamentale pour tous ceux qui comme nous attendent une régénération de notre démocratie, une décentralisation aboutie pour que le local, la proximité et le citoyen dans toute sa diversité soit le moteur d’un changement sans le quel il y a du souci à se faire pour nos enfants, petits enfants et arrières petits enfants.
Dans cet objectif, nous allons désormais pointer les bonnes pratiques, les aberrations, les déclarations frappées au coin du bon sens, même si, elles émanent de certains qui analysent juste, mais restent dans l’incantation platonicienne.
Commençons par l’un des meilleurs esprits de son temps, avec le quel nous avons beaucoup échangé, et qui a soutenu sans ambigüité le nouveau président de la république, j’ai nommé Jacques ATTALI.
Dans une très récente chronique, l’ancien sherpa de François MITTERRAND écrit « En France des économies considérables sont possibles, en s’attaquant aux innombrables gaspillages de l’Etat, des collectivités locales, et des administrations sociales, sans pour autant remettre en cause la justice sociale ».
On ne peut mieux dire, et tout est dit, avant de chercher des recettes en alourdissant les prélèvements obligatoires qui pénalisent la compétitivité de nos PME et PMI. Commençons par éradiquer les doublons, publions les rapports commandés par la RGPP et laissés prudemment dans les tiroirs, sur injonction des lobbies syndicaux qui pilotent les fonctions publiques.
Mr ATTALI est mieux placé que personne, pour mener cette mission salvatrice, il est aussi bien introduit pour toucher du doigt l’incohérence de politiques angéliques ou dogmatiques.
LIBR’ACTEURS va s’attacher a débusquer, les exemples les plus flagrants, mais nous souhaitons que nos lecteurs y participent.
Un dernier mot lors d’une récente réunion de terrain, un petit entrepreneur me dit : « Sans un citoyen qui prend le risque d’entreprendre et de créer, il n’y a pas d’emplois. Aujourd’hui croyez vous qu’il reste de gens assez fous pour entreprendre, quand on nous montre du doigt et que l’on nous confond, avec les mercenaires du management qui pilotent les groupes du CAC 40 ? » !
Tout est lié, le constat de Mr ATTALI et le cri du cœur du patron de PME, cela doit servir de fil conducteur, bonnes réflexions et merci.
Richard HASSELMANN
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mercredi 2 mai 2012
Coincidences !
L’actualité politique et littéraire fournit des coïncidences, qui m’amène à préciser certains points et à apporter des réponses, à ceux et celles qui me demandent quelle suite je vois pour LIBR’ACTEURS.
L’actualité politique, est connue, dans cet entre deux tours et avant le cirque annoncé des législatives, nous savons tous que quel que soit le résultat du 6 Mai, le modèle démocratique est cassé, et il sera achevé avec les législatives.
J’ai participé de très prés à cette précampagne, aux côtés de Corinne LEPAGE, et conceptualisé avec d’autres le projet, qui malheureusement n’a pu être soumis aux suffrages le 22 avril. Ce projet est bâti autour de l’humain, de la proximité, et de la conviction que nous ne sommes pas en crise mais entrés dans un nouveau monde.
Nous avons donc privilégié, la proximité, et identifié les leviers dont disposent les citoyens, pour répondre au mieux aux besoins, dans des conditions économiques, environnementales et sociétales acceptables.
Ce faisant, nous nous sommes largement rangés aux vues de Jeremy RIFKIN, que nous suivons depuis de longues années, qui parle de « Troisième révolution industrielle » et auquel Les Echos de ce 21 AVRIL consacrent un grand angle .C’est là la première coïncidence.
Dans le même temps LIBR’ACTEURS, poursuit la croisade de Providentiel fondé après la liquidation d’ENERGIES DEMOCRATES, en prônant la régénération démocratique, mère de toutes les réformes, a partir d’une approche de systémique séquentielle.
Il se trouve que le « pape » de cette démarche Joel de ROSNAY, va publier en ce début mai, un nouvel ouvrage « SURFER LA VIE » qui mérite que l’on s’y arrête. L’auteur ne parle pas de crise mais de société qui change, fondée sur des rapports de flux et non plus des rapports de forces. Une société ou l’individualisme laisse la place aux solidarités. Une société ou les liens et interactions, sont plus importants que les ingrédients.
On retrouve ici la notion de société fluide, ou les rapports centralisés et jacobins sont rompus, au profit de la proximité, pour porter un regard neuf et une réponse adéquate aux grandes questions de santé, d’éducation, d’environnement et d’énergie.
Le lien avec RIFKIN est frappant, c’est une seconde coïncidence.
Il en est une troisième, LIBR’ACTEURS bien que mené par l’approche systémique séquentielle, n’est pas prisonnier de la méthode. La validation des étapes ne doit pas prendre le pas sur la liberté créative. Nous croyons donc, que la fin du cumul des mandats, est l’étape première, le verrou à tirer, mais qu’ensuite, il faut savoir écouter et regarder.
Regarder et se garder de raisonnements simplistes ou démagogiques, comme celui consistant à penser, que l’emploi industriel est la panacée. On ne peut en effet dans le même temps vanter l’excellence et le génie français, qui génèrent des avancées technologiques et des gains de productivités et défendre l’emploi industriel, tué par cette même productivité. Cela conduit a penser, que l’avenir est celui des emplois de services, et de proximité là ou l’humain est indispensable (santé, éducation, tourisme, services a la personne notamment).
La boucle est bouclée, cela nous ramène a René DUMONT le vrai père de l’écologie que nous avons suivi dés l’origine et qui nous disait un jour que 3 métiers sont essentiels : l’agriculteur, l’instituteur et le médecin. Ces 3 métiers sont les piliers de l’avenir, notre projet doit donc tendre à les remettre en lumière et au service du plus grand nombre.
Il s’agit là d’une sorte de fil conducteur, qui doit commander toutes les réformes, pour disposer de citoyens en bonne santé, bien nourris, au sens diététique, éduqués au sens large, pour y trouver les inventeurs, entrepreneurs et autres leaders dont toute société a besoin.
Cette grille de lecture permet de faire le tri entre l’essentiel et le secondaire. Cela débouche sur une autre hiérarchie des valeurs et des besoins. Pour avoir été l’un des porteurs de l’écologie des collaborateurs, transposable en écologie des citoyens, pour avoir suivi Bernard BRUNHES dans sa quête du management éthique, j’ai la conviction, que chacun comprendra que l’intérêt général est ce que l’on est prêt a partager. Si cela est admis, ce qui en relève s’identifie facilement, et permettra de reclasser ce qui est du service public et du bien public et ce qui ne l’est pas.
Sur le terrain, en région, dans les communes, c’est ce message que nous devons porter.
Nous devons aider à identifier le besoin, aider a sa formulation, et en établir le cahier des charges, pour confier à l’élu, issu du collectif, le soin de mettre en place les moyens, légaux et matériels pour y répondre.
L’importance du besoin, ses jonctions identifiées, commandent la pertinence de la strate collective qui devra y répondre, commune ici, région là, Etat ou Europe.
Permettez-moi de terminer par une dernière coïncidence, tirée de l’éditorial de Christophe BARBIER dans le dernier numéro de l’Express. Au moment ou entre les 2 postulants, la préconisation du vote blanc, ou de l’abstention revient, on lit
« Avant tout il faut mettre fin au cumul excessif des mandats…..chaque mandat ne peut être exercé plus de 10 ans……chaque élu doit accepter la transparence absolue sur son patrimoine… » et enfin « Si l’on ne veut plus que les politiques soient des pantins de l’ombre, nous devons en faire des poupées de verre, mieux les payer et mieux les surveiller ».
On ne peut mieux dire, c’est ce que nous martelons depuis longtemps, il est dommage que des voix plus porteuses, se réveillent si tard.
Richard HASSELMANN
Crédit photo
Pure People
L’actualité politique, est connue, dans cet entre deux tours et avant le cirque annoncé des législatives, nous savons tous que quel que soit le résultat du 6 Mai, le modèle démocratique est cassé, et il sera achevé avec les législatives.
J’ai participé de très prés à cette précampagne, aux côtés de Corinne LEPAGE, et conceptualisé avec d’autres le projet, qui malheureusement n’a pu être soumis aux suffrages le 22 avril. Ce projet est bâti autour de l’humain, de la proximité, et de la conviction que nous ne sommes pas en crise mais entrés dans un nouveau monde.
Nous avons donc privilégié, la proximité, et identifié les leviers dont disposent les citoyens, pour répondre au mieux aux besoins, dans des conditions économiques, environnementales et sociétales acceptables.
Ce faisant, nous nous sommes largement rangés aux vues de Jeremy RIFKIN, que nous suivons depuis de longues années, qui parle de « Troisième révolution industrielle » et auquel Les Echos de ce 21 AVRIL consacrent un grand angle .C’est là la première coïncidence.
Dans le même temps LIBR’ACTEURS, poursuit la croisade de Providentiel fondé après la liquidation d’ENERGIES DEMOCRATES, en prônant la régénération démocratique, mère de toutes les réformes, a partir d’une approche de systémique séquentielle.
Il se trouve que le « pape » de cette démarche Joel de ROSNAY, va publier en ce début mai, un nouvel ouvrage « SURFER LA VIE » qui mérite que l’on s’y arrête. L’auteur ne parle pas de crise mais de société qui change, fondée sur des rapports de flux et non plus des rapports de forces. Une société ou l’individualisme laisse la place aux solidarités. Une société ou les liens et interactions, sont plus importants que les ingrédients.
On retrouve ici la notion de société fluide, ou les rapports centralisés et jacobins sont rompus, au profit de la proximité, pour porter un regard neuf et une réponse adéquate aux grandes questions de santé, d’éducation, d’environnement et d’énergie.
Le lien avec RIFKIN est frappant, c’est une seconde coïncidence.
Il en est une troisième, LIBR’ACTEURS bien que mené par l’approche systémique séquentielle, n’est pas prisonnier de la méthode. La validation des étapes ne doit pas prendre le pas sur la liberté créative. Nous croyons donc, que la fin du cumul des mandats, est l’étape première, le verrou à tirer, mais qu’ensuite, il faut savoir écouter et regarder.
Regarder et se garder de raisonnements simplistes ou démagogiques, comme celui consistant à penser, que l’emploi industriel est la panacée. On ne peut en effet dans le même temps vanter l’excellence et le génie français, qui génèrent des avancées technologiques et des gains de productivités et défendre l’emploi industriel, tué par cette même productivité. Cela conduit a penser, que l’avenir est celui des emplois de services, et de proximité là ou l’humain est indispensable (santé, éducation, tourisme, services a la personne notamment).
La boucle est bouclée, cela nous ramène a René DUMONT le vrai père de l’écologie que nous avons suivi dés l’origine et qui nous disait un jour que 3 métiers sont essentiels : l’agriculteur, l’instituteur et le médecin. Ces 3 métiers sont les piliers de l’avenir, notre projet doit donc tendre à les remettre en lumière et au service du plus grand nombre.
Il s’agit là d’une sorte de fil conducteur, qui doit commander toutes les réformes, pour disposer de citoyens en bonne santé, bien nourris, au sens diététique, éduqués au sens large, pour y trouver les inventeurs, entrepreneurs et autres leaders dont toute société a besoin.
Cette grille de lecture permet de faire le tri entre l’essentiel et le secondaire. Cela débouche sur une autre hiérarchie des valeurs et des besoins. Pour avoir été l’un des porteurs de l’écologie des collaborateurs, transposable en écologie des citoyens, pour avoir suivi Bernard BRUNHES dans sa quête du management éthique, j’ai la conviction, que chacun comprendra que l’intérêt général est ce que l’on est prêt a partager. Si cela est admis, ce qui en relève s’identifie facilement, et permettra de reclasser ce qui est du service public et du bien public et ce qui ne l’est pas.
Sur le terrain, en région, dans les communes, c’est ce message que nous devons porter.
Nous devons aider à identifier le besoin, aider a sa formulation, et en établir le cahier des charges, pour confier à l’élu, issu du collectif, le soin de mettre en place les moyens, légaux et matériels pour y répondre.
L’importance du besoin, ses jonctions identifiées, commandent la pertinence de la strate collective qui devra y répondre, commune ici, région là, Etat ou Europe.
Permettez-moi de terminer par une dernière coïncidence, tirée de l’éditorial de Christophe BARBIER dans le dernier numéro de l’Express. Au moment ou entre les 2 postulants, la préconisation du vote blanc, ou de l’abstention revient, on lit
« Avant tout il faut mettre fin au cumul excessif des mandats…..chaque mandat ne peut être exercé plus de 10 ans……chaque élu doit accepter la transparence absolue sur son patrimoine… » et enfin « Si l’on ne veut plus que les politiques soient des pantins de l’ombre, nous devons en faire des poupées de verre, mieux les payer et mieux les surveiller ».
On ne peut mieux dire, c’est ce que nous martelons depuis longtemps, il est dommage que des voix plus porteuses, se réveillent si tard.
Richard HASSELMANN
Crédit photo
Pure People
lundi 30 avril 2012
La chute d’un autre mur
Mon billet « arrêtons de faire de la politique » a
fait débat. Car, pour citer l’un d’entre-nous, « ce n’est pas avec des
bisounours que l’on combat les puissances d’argent et leurs alliés politiques
et médiatiques ». Ce qui implique alors de faire de la politique de manière
quasi guerrière, stratégie inverse de celle que je suggérais.
Mais alors, avec un constat aussi redoutable, y a-t-il
antinomie ou complémentarité ?
Pour ma part, je pense qu’il y a complémentarité. Chaque stratégie
correspondant à des sensibilités
personnelles différentes.
En ce sens, quand je
souhaite que nous passions aux choses sérieuses, je nous invite à observer
l’histoire. Car de grandes mutations ont émergé alors qu’elles paraissaient
impossibles :
·
La chute de l’ancien régime en France, de la
Russie tsariste ou de l’empire soviétique, la chute du mur de Berlin ;
·
La disparition de l’esclavage de nos sociétés
occidentales, malgré les intérêts financiers en jeu ;
·
Le printemps arabe ;
·
La défaite des nazis…
Autant de situations définitives, dans l’instant ou la longue période, qui ne
laissaient pas de place à l’espoir ! Et pourtant…
Or il est frappant de voir que ces dynamiques ont quelque
chose en commun : une pensée naissante qui prend de l’ampleur pour déboucher
sur un combat collectif qui finit par s’imposer pour devenir un nouveau régime.
Mais il y a cependant quelque chose de différent :
notre pseudo démocratie hyper médiatisée. En d’autres termes, lorsque la conscience collective, donc
le grand nombre, rejettera les mensonges
et les mascarades qui font notre vie
politique et médiatique, alors nous verrons les politiques et les médias s’approprier cette nouvelle donne, comme
aujourd’hui nous voyons déjà les ralliements à François Hollande.
Voilà pourquoi il nous
faut tout autant des
« Autorités morales » en charge de Pédagogie que du harcèlement des
pouvoirs en place.
Ce qui exige à la fois le refus de toute connivence et une
attitude exemplaire afin qu’un jour la pertinence l’emporte sur les illusions
que l’on persiste à vouloir nous imposer.
Christian LIEBER
Crédit photo
mardi 24 avril 2012
Réflexions sur une campagne insignifiante

Viande halal, permis de conduire, lunettes vertes ou noires… Nombre de commentateurs s’effarent de l’inanité des sujets qui auront fait débat à l’occasion de cette campagne présidentielle « morne » et « insignifiante ». Ils en concluent volontiers que les Français, décidément, ne s’intéressent à rien et se comportent en « veaux », comme aurait dit notre dernier véritable homme d’Etat.
Et si c’était juste l’inverse ? Si les Français, par leur apparente indifférence, manifestaient en réalité un sens politique beaucoup plus profond qu’on ne le croit ?
Les Français, collectivement, ont la fibre politique. Je crois qu’ils ont parfaitement saisi et intégré quelques réalités très simples : qu’il faut s’attaquer à la dette nationale, que la France ne peut pas jouer perso dans une économie mondialisée et dans un système économique à acteurs multiples, qu’il est plus qu’urgent de réparer notre ascenseur social et de refonder notre pacte citoyen… Je crois qu’ils savent que, de gauche comme de droite, le président élu devra composer avec des forces multiples et naviguer entre les écueils. Je crois qu’ils se sont fait à l’idée que, bon gré mal gré, il n’y a guère qu’une seule route et que, d’où qu’il vienne, c’est cette route que le futur capitaine devra emprunter.
Je crois qu’ils savent que cette route ne se fera pas sur une mer étale. Qu’il y aura de la houle et du tangage. Et que là encore, bon gré mal gré, ils l’acceptent, attendant seulement du capitaine qu’il soit capable de limiter au maximum les inévitables dégâts.
D’où l’avalanche de sujets secondaires ou futiles, qui ne deviennent sujets de campagne que parce que les Français, sans le dire, sont d’ores et déjà d’accord sur l’essentiel et que celui-ci, du coup, ne fait plus débat. Il s’agit d’arbitrer non pas entre deux politiques, mais entre deux façons de faire la même politique, une politique à laquelle les Français donnent implicitement leur assentiment.
D’où le relatif échec d’un Bayrou qui, sans proposer de solutions concrètes, s’obstine à dénoncer à voix haute des réalités que les Français ont déjà admises et intégrées. Le patron du MoDem a suscité l’intérêt lorsque, avec son « produire français », il a semblé apporter une proposition nouvelle ; mais depuis qu’il est revenu à la seule dénonciation des problèmes, il n’intéresse plus grand monde. Car les réalités qu’il dénonce, la plupart des électeurs non seulement les connaissent, mais savent qu’elles s’imposeront au dirigeant élu et détermineront une certaine forme de rigueur.
Les Français sont résolus à l’effort. Ils le savent inévitable. Leur seule exigence est que cet effort, demain, soit collectif et réparti de façon équitable. D’où les succès relatifs des extrêmes. La montée du FN traduit l’exigence d’un effort collectif, sans passe-droits ni communautés qui chercheraient à se désolidariser du corps social. La montée du FDG traduit l’exigence d’un effort équitable, auquel les riches et les privilégiés contribueraient effectivement à hauteur de leurs moyens.
Ce que traduisent l’indigence de la campagne et le silence des électeurs, ce n’est pas de l’indifférence, de l’apathie ou de la stupidité. C’est au contraire la conscience d’une solidarité et d’un effort nécessaires. Une nécessité si évidente pour les Français qu’il ne trouvent même plus utile d’en parler, parce que ça va sans dire.
Christian CLAMECY
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1 jour une actu
Et si c’était juste l’inverse ? Si les Français, par leur apparente indifférence, manifestaient en réalité un sens politique beaucoup plus profond qu’on ne le croit ?
Les Français, collectivement, ont la fibre politique. Je crois qu’ils ont parfaitement saisi et intégré quelques réalités très simples : qu’il faut s’attaquer à la dette nationale, que la France ne peut pas jouer perso dans une économie mondialisée et dans un système économique à acteurs multiples, qu’il est plus qu’urgent de réparer notre ascenseur social et de refonder notre pacte citoyen… Je crois qu’ils savent que, de gauche comme de droite, le président élu devra composer avec des forces multiples et naviguer entre les écueils. Je crois qu’ils se sont fait à l’idée que, bon gré mal gré, il n’y a guère qu’une seule route et que, d’où qu’il vienne, c’est cette route que le futur capitaine devra emprunter.
Je crois qu’ils savent que cette route ne se fera pas sur une mer étale. Qu’il y aura de la houle et du tangage. Et que là encore, bon gré mal gré, ils l’acceptent, attendant seulement du capitaine qu’il soit capable de limiter au maximum les inévitables dégâts.
D’où l’avalanche de sujets secondaires ou futiles, qui ne deviennent sujets de campagne que parce que les Français, sans le dire, sont d’ores et déjà d’accord sur l’essentiel et que celui-ci, du coup, ne fait plus débat. Il s’agit d’arbitrer non pas entre deux politiques, mais entre deux façons de faire la même politique, une politique à laquelle les Français donnent implicitement leur assentiment.
D’où le relatif échec d’un Bayrou qui, sans proposer de solutions concrètes, s’obstine à dénoncer à voix haute des réalités que les Français ont déjà admises et intégrées. Le patron du MoDem a suscité l’intérêt lorsque, avec son « produire français », il a semblé apporter une proposition nouvelle ; mais depuis qu’il est revenu à la seule dénonciation des problèmes, il n’intéresse plus grand monde. Car les réalités qu’il dénonce, la plupart des électeurs non seulement les connaissent, mais savent qu’elles s’imposeront au dirigeant élu et détermineront une certaine forme de rigueur.
Les Français sont résolus à l’effort. Ils le savent inévitable. Leur seule exigence est que cet effort, demain, soit collectif et réparti de façon équitable. D’où les succès relatifs des extrêmes. La montée du FN traduit l’exigence d’un effort collectif, sans passe-droits ni communautés qui chercheraient à se désolidariser du corps social. La montée du FDG traduit l’exigence d’un effort équitable, auquel les riches et les privilégiés contribueraient effectivement à hauteur de leurs moyens.
Ce que traduisent l’indigence de la campagne et le silence des électeurs, ce n’est pas de l’indifférence, de l’apathie ou de la stupidité. C’est au contraire la conscience d’une solidarité et d’un effort nécessaires. Une nécessité si évidente pour les Français qu’il ne trouvent même plus utile d’en parler, parce que ça va sans dire.
Christian CLAMECY
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